1 million d’emplois créés, 64 5000 logements livrés en 2011 : Qui dit que tout va mal en Algérie ?

mardi 9 août 2011
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Plus d’un million d’emploi créés, 64.500 logements réalisés, 28 milliards de dollars investis, tout cela au cours du 1er semestre 2011 les chiffres fournis lundi 8 août par le Premier ministère indiquent que tout va dans les meilleurs des mondes en Algérie. Ces chiffres en ne peut plus positifs contrastent pourtant avec la situation politique et sociale dans laquelle est plongé le pays depuis le début de l’année en cours. Emeutes, contestations sociales et politiques la vraie Algérie est décidément loin de ressembler à l’Algérie des officiels. Les Chiffres du Premier ministère. Un peu plus d’un million d’emplois créés 1.090.435 emplois d’emplois tous secteurs confondus ont été créés au cours du 1er semestre 2011, selon un bilan des réalisations économiques et sociales en Algérie, rendu public lundi par les services du Premier ministre. Le bilan fait état plus exactement de 1.090.435 emplois créés durant cette période de six mois, dont 723.121 emplois générés par les administrations publiques et les entreprises. Les 367.314 postes restants sont des « équivalents emplois permanents créés dans le cadre des chantiers de haute intensité de main-d’œuvre », selon des précisions de même source. L’état récapitulatif de ce bilan semestriel fait ressortir une nette prédominance (397.675 postes) des emplois créés dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP). Viennent ensuite les emplois générés par le dispositif du micro-crédit (ANSEJ-ANGEM-CNAC) avec un total de 92.280 embauches, de janvier à juin de l’année en cours. Le public créateur d’emplois Pour l’ensemble des entreprises publiques (EPE, EPIC et autres entreprises), ce sont 61.831 emplois qui ont été créés, durant la même période de référence, contre 41.215 postes de travail dans la Fonction publique (administrations et institutions publiques). Quant aux investissements agricoles, ils ont généré, selon le même bilan, 34.196 emplois, suivis du dispositif "prime d’insertion des diplômés", anciennement appelé « contrat pré emploi », (35.382 emplois), et des investissements dans l’artisanat avec 35.930 emplois créés. Les emplois créés dans le cadre des investissements financés par les banques (hors ANSEJ et hors agriculture) ferment la marche avec 24.612 postes. Officiellement le taux de chômage en Algérie a atteint 10 % alors que selon diverses estimations indépendantes il serait de plus de 30 %. Logement : 64 5000 unités construites Plus de 64.500 logements, tous types confondus, ont été réalisés à l’échelle nationale au cours du premier semestre de l’année 2011. Depuis le début de l’année, l’Algérie a construit 64.552 unités dont 20.710 logements publics locatifs (LPL), 9.031 logements sociaux participatifs (LSP), 25.418 logements ruraux, 861 logements de type location vente (AADL+CNEP), 3.698 logements promotionnel et 4.834 logements auto-construits, précise le document intitulé « Bilan des réalisations économiques et sociales du 1er semestre 2011 » transmis à l’APS. Devant la persistance de la crise du logement, les autorités algériennes avaient annoncé le 10 juillet dernier la construction de 500 000 logements supplémentaires à l’horizon 2014, qui s’ajoutent au programme de 2 millions de logements annoncé par le président Bouteflika lors de sa réélection à un troisième mandat en avril 2009. 28 ,8 milliards d’investissements La part belle au public. Les investissements réalisés en Algérie au premier semestre 2011 se sont chiffrés à 2.104,6 milliards (mds) de DA (28,8 mds de dollars), toujours selon le même bilan. L’essentiel de ces investissements, soit 1.595,1 mds de DA (21,8 mds de dollars), a été réalisé par des nationaux publics et privés, précise le gouvernement. Dans cette catégorie, les investissements financés par le budget de l’Etat ont atteint 1.190 mds de DA (16,3 mds de dollars) et ceux financés par le Fonds national d’investissement se sont établis à 176 mds de DA (2,4 mds de dollars). Toujours dans la catégorie des investissements nationaux, le secteur privé a investi 229,1 mds de DA (3,1 mds de dollars), dont 46,1 mds de DA représentant les investissements réalisés dans le cadre du micro crédit, 21,08 mds de DA les investissements dans le secteur de l’agriculture et 161,9 mds de DA les investissements financés par les banques, hors Ansej et hors agriculture. 6,9 milliards d’investissements étrangers De janvier à fin juin, les investissements étrangers réalisés en Algérie se sont établis 509,4 mds de DA (6,9 mds de dollars), dont 396,7 mds de DA (5,4 mds dollars) représentant des investissements étrangers directs et en partenariat réalisés dans le cadre de l’Agence nationale pour le développement des investissements (ANDI) et 112,6 mds de DA (1,5 md dollars) les investissements étrangers dans le secteur de l’énergie et des mines.

DNA avec APS


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Réactions

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mercredi 10 août 2011 à 06h38, par  ..

Statistiques de l’exécutif
Salah Mouhoubi exprime ses doutes
Par : Badreddine Khris
Certains observateurs, au fait de l’actualité économique du pays, se sont exprimés sur les chiffres avancés lundi par le gouvernement dans son bilan du 1er semestre.

Si pour certains, les statistiques sont peu crédibles d’autres les ont plutôt relativisées. Les statistiques en matière de création d’emplois semblent ne pas convaincre ces experts. Parmi eux, l’économiste Salah Mouhoubi, qui a apporté des observations somme toutes logiques. Pour ses réalisations économiques et sociales en Algérie, l’Exécutif a annoncé la création de 1,09 million d’emplois durant les six premiers mois de l’année 2011.
M. Mouhoubi nuance ce chiffre. Car, pour lui, il s’agit d’un cumul de postes d’emploi créés pendant plusieurs années et non en 6 mois seulement. “Il me paraît difficile pour un pays comme l’Algérie qui ne dispose pas d’une économie créatrice de richesses, de créer autant de postes d’emploi en une période aussi courte”, souligne-t-il. Les seuls emplois créés sont, selon lui, le fait des secteurs du BTPH et les services et à un degré moindre l’agriculture et l’industrie. Deux années après le lancement du plan quinquennal 2010-2014, l’on peut concevoir dès à présent, affirme ce spécialiste, que le million d’emplois créés correspond aux objectifs du gouvernement de garantir un total de 3 millions d’ici à 5 ans. Salah Mouhoubi aurait aimé que les pouvoirs publics donnent plus de précisions sur ce chiffre notamment la structure de ces emplois. “Il faut quand-même indiquer que créer un million d’emplois dans un pays comme l’Algérie est une prouesse alors que le chômage est un problème majeur, y compris dans les pays les plus développés”, reconnaît l’économiste.
C’est dire que la création des postes de travail et par la même, la réduction du taux de chômage n’est désormais plus une chose aisée de par le monde. Créer 1 million d’emplois en 6 mois équivaut à environ 170 000 postes/mois. Rares sont les économies capables d’une telle performance. Ce n’est surtout pas celle de notre pays qui peut réaliser un tel exploit…
Par ailleurs, les résultats de l’enquête menée par l’Office national des statistiques (ONS) en janvier 2010, révélaient que le taux de chômage était de 10,2%, soit 1,072 million de chômeurs sur une population active de 10,5 millions de personnes. Ce chiffre a été validé en janvier dernier par le FMI. Si l’on compare les déclarations chiffrées de ces deux institutions au nombre d’emplois créés confirmé par le gouvernement durant le premier semestre, l’on peut déduire que le problème du chômage est définitivement réglé en Algérie… Ce qui est loin d’être le cas actuellement dans notre pays.

Taux de chômage et emploi : qui a raison l’ONS
ou le gouvernement ?
Ces contradictions flagrantes dans les chiffres, pourtant officiels, montrent clairement le manque de fiabilité des statistiques dans notre pays. Compte tenu de toutes ces divergences dans les statistiques, l’on est tenté de dire que d’une manière ou d’une autre, l’un de ces trois acteurs à savoir, l’ONS, le FMI ou le gouvernement a menti.
Sur un autre registre, le montant des 28,8 milliards de dollars d’investissements réalisés durant la même période prouve, affirme Salah Mouhoubi, que le plan quinquennal du président évalué à 286 milliards de dollars, se réalise apparemment sans problèmes majeurs. Ce chiffre avancé par l’exécutif est, d’après Mouhoubi à relativiser. “Grosso-modo, l’on prévoit, dans ce plan qui s’étalera jusqu’à 2014, des investissements de l’ordre de 70 milliards de dollars/an. Le chiffre des 28 milliards de dollars paraît à mon avis fondé puisqu’il est conforme aux prévisions”, relève l’expert. à présent, la problématique à laquelle fera face l’Algérie, c’est de savoir, dit-il, si l’état aura toutes les capacités nécessaires pour pouvoir poursuivre cet effort de développement dans un contexte mondial caractérisé par une crise boursière qui frise le krach.
La crise de la zone euro et les perspectives sombres de l’économie américaine sont appréhendées par tous les observateurs. Une telle éventualité aurait, évidemment un impact négatif sur la demande énergétique mondiale. Ce qui va engendrer des conséquences néfastes sur les revenus des pays producteurs de pétrole. Et l’Algérie, bien entendu, ne sera pas épargnée par cette probable récession mondiale. En 2009, notre pays a connu, rappelle Salah Mouhoubi, une situation pareille où à cause de la récession, ses revenus ont enregistré une baisse de moitié par rapport à 2008. L’Algérie demeure toujours un pays vulnérable aux chocs extérieurs du fait de sa grande dépendance des hydrocarbures. “Notre pays doit impérativement construire une économie densifiée, diversifiée en dehors des hydrocarbures”, suggère le Dr Mouhoubi.
Outre l’amélioration des capacités productives, il faut aboutir, propose-t-il, dans les plus brefs délais, à une “économie sans subventions”. Ce sont autant d’éléments à résumer en une feuille de route à intégrer dans le projet de réformes économiques et politiques qui sera soumis au pays prochainement.

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mercredi 10 août 2011 à 06h13, par  .

Mensonges d’Etat Par Ali Bahmane

Un million d’emplois ont été créés au cours du
premier semestre 2011 et plus de 28 milliards
de dollars ont été investis dans le pays durant
la même période. Ce n’est pas une blague
ramadhanesque mais bel et bien un bilan officiel
publié il y a deux jours par le Premier ministère. En six
mois donc, selon Ouyahia et ses services, l’Algérie a
résorbé presque tout le chômage du pays et fait preuve
également d’une remarquable « attractivité » pour les
investisseurs nationaux et étrangers. Le pays a été donc
en pleine croissance économique, damant le pion aux
grands Etats industrialisés dans le monde englués, eux,
dans la crise et la récession. Le détail des « prouesses »
de l’économie algérienne est laissé aux ministres à la
faveur de leur audition par le président de la République,
lequel, de son côté, assure l’emballage politique en
glorifiant le régime qu’il a mis en place depuis 1999 et
qui est à l’origine de l’embellie. Certes, le recours à la
manipulation des chiffres et aux discours
d’autosatisfaction n’est pas un procédé nouveau, mais
il revêt, aujourd’hui, une importance particulière :
l’Exécutif ne serait-il pas en train de se mettre en ordre
de bataille pour orienter les réformes annoncées ? En
d’autres termes, il ne s’agit plus de changer de système
mais de le reconduire tel quel puisqu’il est « performant »,
capable de résorber en quelques mois le chômage et
d’attirer un grand nombre d’investisseurs. Pourquoi
donc changer un régime qui gagne ? La manipulation
des données et les mensonges d’Etat ne sont pas
seulement des réflexes naturels, ils ont une visée
politique. C’était au demeurant attendu car la volonté
de réformer en profondeur le pays n’a réellement
jamais existé au plus haut lieu. Dans l’affolement suite
aux émeutes de décembre 2010 et au vent de révolte
secouant la Tunisie, l’Egypte et le Yémen, le chef de
l’Etat avait promis du renouveau, mais il se serait
ravisé depuis. Les manifestations pacifiques pour le
renouveau ont été durement réprimées dans le pays,
notamment à Alger, et le recueil des propositions pour
le changement auprès des partis et de la société civile
a été confié à des commis de l’Etat dans le but évident
de les filtrer. Rien n’a transpiré depuis du contenu du
rapport de la commission Bensalah. Quant aux
pratiques du régime, elles n’ont pas changé d’un iota :
les libertés sont toujours malmenées, les médias lourds
encore propagandistes et fermés et les agissements des
puissants n’ont subi aucun arrêt, comme en témoigne
l’affaire du Bois des Pins, à Hydra. Les partis de
l’Alliance présidentielle redoublent de morgue,
n’envisageant pas l’avenir du pays sans eux. Aucune
ambiance de pré-changement politique n’est perceptible
dans le pays sur lequel, de surcroît, plane le spectre
d’une sérieuse crise économique du fait de la chute du
prix du pétrole et de l’incertitude entourant ses
placements en bons du Trésor américain. Cette crise
annoncée, le pouvoir ne manquera pas de l’exploiter
pour jeter définitivement dans le tiroir le dossier des
réformes.

mardi 9 août 2011 à 17h36

Ceux qui nous gouvernent considère cette populace comme des indigènes et des sous humains dénués d’intélligence. Je ne connais personne dans mon village qui a trouvé un emploi en 2001, tous les jeunes hittistes depuis une décennie ou plus sot demeurés hittistes. On doit exiger la liste de bénificiaires de ce million d’emplois.

Logo de SM
mardi 9 août 2011 à 16h00, par  SM

Les seules statistiques auxquelles je crois sont celles que j’ai falsifié moi-même - Winston Churchil

Logo de Sonac
mardi 9 août 2011 à 14h15, par  Sonac

Y compris ceux qui sont installés sur les trottoirs et ceux qui ont été réintégrés (gardes comunaux)

Logo de Tahirien
mardi 9 août 2011 à 13h12, par  Tahirien

Les Statistiques est une autre science de manipulation des gouvernements et notamment dans les pays disant en voie de développement. Tout le monde en rigole, l’algérien lambda bien sûr mais aussi Ouyahia comme un Jaques Chirac des guignols.

Brèves

22 mai - Salon des arts plastiques de Jijel Une vitrine pour encourager et promouvoir les plasticiens locaux

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22 mai - TEXENNA (JIJEL) 67 millions de dinars pour l’assainissement

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22 mai - TAHER : 8,44 MILLIONS DE DINARS POUR L’ÉTUDE DU RÉSEAU DE DISTRIBUTION D’EAU

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19 mai - EL MILIA PROLIFÉRATION DES RATS

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19 mai - RAHIMA NEMER. Elue députée sur la liste de l’UFDS

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