150 000 collaborateurs irakiens abandonnés par les troupes américaines

mercredi 28 décembre 2011
par Gilles Munier

Les derniers GI’s ayant quitté l’Irak pourront passer Noël en famille, mais 150 000 Irakiens engagés par l’armée d’occupation sont en danger de mort. Parmi eux beaucoup de chrétiens.

Ils - ou elles - étaient pour la plupart employés à tout faire, mais aussi secrétaires, interprètes ou espions. Certains, cagoulés participaient aux interrogatoires et aux séances de torture. Considérés comme des traîtres par la population, ils se sentaient plus ou moins protégés tant que les Américains étaient présents massivement. Tous rêvaient de partir avec les occupants, d’émigrer aux Etats-Unis. Comme le font généralement les envahisseurs se retirant d’un pays occupé et martyrisé, les Américains ont abandonnés leurs collaborateurs à leur triste sort. Le bruit court même à Bagdad que des GI’s auraient vendu des listings d’employés à des « insurgés ».

La résistance aurait tué au moins 300 d’entre eux depuis 2003. Les plus menacés ont émigré depuis longtemps en Jordanie ou en Syrie. Mais, ils n’y dorment pas sur leurs deux oreilles. Ils sont rapidement démasqués par leurs compatriotes nationalistes, réfugiés dans ces pays depuis 2003.

Une loi américaine, votée en 2008, a créé le Special Immigrant Visas (SIV) qui facilite l’entrée aux Etats-Unis des Irakiens qui travaillaient dans leurs bases et qui sont menacés de mort ou d’enlèvement. Mais, en quatre ans, seules 25 000 demandes ont été acceptées, 7000 visas délivrés. L’ordre donné aux fonctionnaires de l’immigration, par Barack Obama, de bien vérifier les dossiers qui leur sont présentés - de crainte que des militants d’Al-Qaïda pénètrent aux Etats-Unis - a ralenti le processus mis en place par une administration déjà peu encline à les accueillir. Le temps moyen d’étude d’une demande est passé à 9 mois… 30 000 seraient en attente. Les 150 000 collaborateurs abandonnés en Irak sont dans de beaux draps. C’était prévisible.

France Irak Actualité


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Réactions

jeudi 29 décembre 2011 à 13h33

Au sens strict du terme, les CNT - de Lybie , d’Irak ou d’ailleurs, et dont Nouri Maliki fait partie - sont des collaborateurs au meme titre qu’un interprete , un secretaire, un espion à la solde de l’ennemi occupant : un traitre à la nation doit mourir par pendaison ou brulé vif !
Je parle bien sur du traitre pris la main dans le sac, et au sujet duquel il a été PROUVÉ qu’il travaillait pour le compte de l’ennemi.

Les âmes et esprits traitres sont ainsi ; déjà pour ce qui est des musulmans traitres, ils savent que l’islam condamne la trahison par le chatiment du plus haut degré ; et par rapports aux mortels , ils croient toujours qu’ils échapperont à la vigilance des leurs compatriotes et corelégionnaires ; mieux, ils croyent qu’ils comptent et ont de l’estime aux yeux de l’ennemi qu’ils ont servi. Depuis Adam et Noe, depuis bien avant Alexandre le Grand, le sort des traitres à leur groupe ou à leur pays a été toujours on ne peut plus clair. on sait pourtant que l’ennemi ne respecte que son adversaire et qu’il vomit et méprise le traitre qui pourtant travaille pour lui.

Voyez le sort et l’état d’esprit des harkis en France ; d’ailleurs un grand bachagha harki vivant en france et decédé moins de cinq ans plus tot avait avoué avoir regretté AMÈREMENT d’avoir abandonné les siens et d’avoir servi la france coloniale. Il a imploré Allah de lui pardonner et a dit que si c’était à refaire , il ferait tout le contraire et qu’il bataillerait pour la liberation de l’Algérie musulmane et indépendante !!

Je vis à l’étranger et j’ai déja rencontré de ces collaborateurs irakiens qui ont réussi à avoir des visas. Parmis eux , des femmes de 52 ans , seules, sans aucune famille !! Imaginez-vous donc !! ça commence bien !!

Aux gens qu’ils rencontrent, comme moi, Ils essaient de cacher leur collaboration aux occupants US, britishs et autres, mais cela ne sert à rien : Que peut bien venir faire une femme ’arabe’’, seule, à 53 ans en Amérique du Nord !!
On n’émigre pas seul (e) à cet age-là, à moins de courrir un risque de mort dans son pays d’origine.

Il ne parlent pas de leur pays du tout meme si tu leur tends la perche. C’est criard que tu as fais qq chose de tres tres méchant dans ton pays pour etre venu aux States comme un damné, un fuyard, un naufragé , traversant des oéans,et ne parlant que le dialecte irakien !!

Pour beacoup d’entre eux , ils ne parlent meme pas l’arabe scolaire, académique !! ils ne parlent que leurs dialectes locaux, régionaux. Il n’y a aucune chance d’apprendre la langue américaine à plus de 50 ans et initialement analphabéte !

Wach eddek !! qu’est-ce qui t’a pris à trahir ton pays , tu ne pouvais pas rester tranquille comme tout le monde !!?? , Ah la graine des traitres^ !! c’est dans le gênes !

wa essalem,

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