2011 : l’année musulmane par excellence !

De mémoire musulmane, cette année 2011 n’a de comparable que celle de la prise de la Mecque et la destruction des idoles de la Kaaba. Et en bonne musulmane, 2011 nous quitte sur la pointe des pieds sans oublier de faire sa dernière profession : il n’a de Dieu que Dieu.
Quelle tristesse ! Elle nous quitte déjà. Cette bonne année de grâce 2011. Elle nous a bien marqués pourtant. Nous a enchantés, fait rêver, espérer et parfois aussi fait pleurer. Et dire que le destin de l’humanité y fut scellé et qu’elle y fut pour beaucoup.
Une année de vérité, de combat et de lutte. Une année qui, malgré ses soubresauts, honore l’humanité en général et les arabes en particulier. Une pieuse année, bonne musulmane, car les croyants y ont cessés de craindre leur semblable. Cessez surtout d’adorer les idoles. Une année d’Omar durant laquelle les hommes y cassèrent leurs chaines au cri de “Pourquoi nous asservissez-vous, alors que nos mères nous ont fait naitre libres“. C’est ainsi que de mémoire musulmane, cette année 2011 n’a de comparable que celle de la prise de la Mecque et la destruction des idoles de la Kaaba.
Bien évidement, loin s‘en faut, elle n’a pas tout résolue. Néanmoins elle a posée le socle d’un nouvel édifice qui, à ne pas en douter, sera la base des nouvelles sociétés libres et souveraines. En fait son principal mérite, c’est incontestablement celui d’avoir contribué à une juste inversion des rôles ; autrement dit, dans le monde arabe, voire au delà, la peur a changé de camps. La vérité est que, de par le monde, les despotes tremblent et partout ils lâchent du lest. Les brutaux mettent leurs mains de fer dans des gants de velours. Les sournois, eux, distribuent argent et récompense et promettent monts et merveilles.
Certes le but escompté n’est pas atteint, du moins pas encore. Cependant, le retrait de la vague obscurantiste a bel et bien commencé. Cette vague qui s’est abattue sur le monde musulman depuis des lustres. Depuis, en effet, que les Lettrés ont cessé de dire la Loi de Dieu par peur des puissants. Depuis, aussi, la perversion de l’islam par sa transformation en outil de répression, d’aliénation et pire que tout de soumission aux hommes au lieu de leur créateur. Depuis, enfin, que les hommes sans principe, sans culture et sans vision se sont trouvés propulsés aux commandes des peuples et des nations jadis glorieux et éclairés. Ces derniers sont, ma foi, plus dangereux que la peste car c’est bien connu : aux médiocres souverains, les médiocres peuples. Quoi qu’il en soit l’année 2011 a vaillamment porté son édifice pour surmonter tous ces handicapes. Une autre de même cru et le monde se remettra sur la bonne voie. Est-ce 2012 ? Nous l’espérons. En somme, s’il fallait sacraliser une période, l’année qui s’achève sera haut la main canonisée. Seulement, en bonne musulmane, 2011 nous quitte sur la pointe des pieds sans oublier de faire sa dernière profession de foi. On l’attend, en effet, fortement murmurer qu’il n’a de Dieu que Dieu.



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