A l’occasion du 1er Mai, Hérédité

Ils descendent toujours sublimes De ceux qui descendent dans l’abîme Du fond de l’océan et des mers Du fond des puits et de la terre De ceux qui ont défié la nature Pour l’homme et sa nourriture. Ils ont les figures, les doigts noirs Et hument souvent le désespoir Ils ont peur du froid et de la faim De bien tristes lendemains sans fin Ils ont peur du jour qui se lève Et de la nuit quand elle s’achève Ils ont peur des lois et du prêtre Ils ont peur de l’enfant qui va naître Leur soleil, partout sans lumière Leurs enfants jouent dans la poussière La chaleur et la joie au foyer
Quand ils s’acquittent de leur loyer Pourtant ils font ce qui est bon et beau La viande, le blé, le pain, l’eau Les routes, les autos, les châteaux Les trains, les avions, les bateaux Du fécond labeur, toujours l’éveil Le cœur plein de sang franc et loyal Qui fleurit partout sous les cieux Dans les bois, ces hôtes merveilleux En muguets blancs, fleurs bien aimées Clochettes d’espoir, le premier mai.
Par Salah Bousseloua



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