Abou Laïd Doudou

jeudi 10 juin 2010
par BENKAM

Né le 31 janvier 1934 au douar de Tamenjer, commune d’El-Ancer dans la wilaya de Jijel, Abou Laïd Doudou était, à l’époque, le seul parmi ses frères à avoir la chance d’étudier. Il rejoint l’école coranique qu’il quitte à la mort de son père pour subvenir aux besoins de sa famille qui vivait dans la misère à l’instar de toutes les familles algériennes de cette époque.

Il sera pris en charge par son oncle, le martyr Doudou Ahmed, qui l’inscrit à l’école de Cheikh Mohamed Ez-Zahi. En 1947, il est inscrit à l’institut Ben Badis où il rencontre les Ahmed Hammani, Abderrahmane chibane et autres Cheikh Yajouri. En 1951, il part pour la Tunisie où il étudie au renommé Djamaâ Ez-zeitouna. L’année suivante, il part pour l’Irak où il étudie la langue arabe dans un institut de la ville des mille et une nuits ; Baghdad. Il obtient une licence en littérature arabe et se rend l’année même en Autriche où il s’inscrit au département des sciences orientales.

Il étudie la littérature arabo-persane, les sciences islamiques, la psychologie, la philosophie et les langues anciennes, notamment le latin. Il obtient son doctorat avec une thèse sur l’historien syrien Ibn Nadif El-Hammaoui. Thèse qui sera par la suite traduite en langue allemande. Il rejoint l’institut Kehl qui le sollicite pour enseigner la langue arabe à l’institut oriental pendant trois années. Il retourne en Autriche où il enseigne la langue arabe et édite plusieurs livres sur la littérature algérienne en langue allemande.

En 1969, il rejoint l’université d’Alger où il enseigne la littérature comparée jusqu’à sa maladie puis sa mort. Abou Laïd Doudou a laissé des œuvres qui le garderont certainement dans la mémoire de tous ceux qui respectent la science et les hommes de science et de savoir de son envergure. Il a tout le temps été oublié même des siens. Il n’est même pas connu des gens de sa région. Comment pourraient-ils le connaître ces homo-brutus qui ne connaissent que les noms des footballeurs, des acteurs, des chanteurs de raï et des boukerches auxquels ils font les lèches-bottes.

Qui connaît M’bark el-Mili, cet éminent savant qui est originaire d’El-Milia ? Qui connaît Aziz El-Haddad, le chef de la révolte d’El Mokrani dans la région de Jijel en 1871 ? Qui connaît Ferhat Abbas ? Qui connaît Mohamed Seddik Benyahia ? Le proverbe algérien dit « kikane hay chaoukouh ett’mar, ouki mate âalkoulou el âarjoun » (quand il était vivant on l’a privé de datte, après sa mort on lui a accroché toute une grappe).

M. Oudina.


Noter cette article :
bottom

Réactions

Logo de BENKAM
dimanche 21 novembre 2010 à 21h19, par  BENKAM

Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 10/06/2010 22:55 Mis à jour : 10/06/2010 22:58
Re : Abou Laïd Doudou
Merci pour cette article…il’ya beau coups de personnalités originaire de chez nous(région)qui ne sont plus cité dans nos ouvrages ou s’ils sont cité en oublié volontairement de parler de leurs origine c’est le cas de cheikh ahmed hemani qui est né dans la région d’el milia(beni fergane) …est ce notre région dérange au temps ?
moh france

Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 10/06/2010 23:10 Mis à jour : 11/06/2010 00:13
Re : Abou Laïd Doudou
S’il est né en 1934, c’est qu’il doit s’appeler Boulaïd et non Abou Laïd.
C’est incroyable ! On est dans un pays qui parle d’un de ses enfants comme d’un héros mais qui déforme son prénom, par honte ou par souci de faire plus arabe que l’arabe.

Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 22/07/2010 13:00 Mis à jour : 22/07/2010 13:12
Re : Abou Laïd Doudou
voila j ai voulu connaitre ce ecrivain mai dommage car la mort á la prendre.

Brèves

9 juin 2011 - كتاب : "كذبة بيع الفلسطينين لأرضهم" للحاج أمين الحسيني

كتاب : "كذبة
tonimage tonimage

Top Articles