Assainissement de la ville d’El Milia : Le défi de l’association

mardi 1er novembre 2011
par Zouikri A.

El Manar la dégradation de l’environnement dans la ville d’El Milia et son impact négatif sur le cadre de vie a poussé une association, dénommée « El Manar », récemment agréée, de prendre l’initiative de s’attaquer à ce fléau.

A son actif déjà, la cité 100 logements des Martyrs, dans la proche banlieue de la ville, qui a subi un toilettage en règle, il y a tout juste quelques jours. L’effort salutaire a porté sur le nettoyage du quartier et de son aire de jeu des détritus et des ordures et surtout le ramassage des bouteilles et des sachets en plastique qui jonchaient le sol à chaque coin de la cité. « Malgré le fait qu’on vient de perdre un ami, membre de l’association, on s’est mobilisé pour ce devoir citoyen. Dommage que malgré les appels lancés à la mosquée, les gens ne se sont pas mobilisés pour cette action.

Hormis quelques volontaires et des agents dépêchés par le service de la voirie de l’APC, qui nous prêté main forte, l’essentiel du nettoyage a été fait par nos jeunes », soutient Guellil Sami, le président de l’association. Plus d’une cinquantaine de camions de déchets ont été ramassés et évacués de la cité, selon notre interlocuteur. « La prochaine fois, on va essayer de sensibiliser davantage les gens pour qu’il contribuent à cette effort collectif dans l’intérêt de tout le monde. On va surtout afficher des appels dans les cafés et, s’il le faut, on va faire du porte-à-porte pour rassembler plus de volontaires », ajoute notre interlocuteur. La cité du 5 Juillet est la prochaine cible de cette association.

Après ces deux premières actions, les membres de cette association, des diplômés universitaires en majorité, ne comptent pas en rester là. Ils affichent une volonté inébranlable d’aller de l’avant pour assainir tous les quartiers de la ville. « C’est notre défi », préviennent-il. L’ordre du jour établi porte sur un programme d’action chaque samedi. Ces volontaires estiment que face à l’absence sur le terrain des services d’hygiène, la responsabilité de rendre un certain éclat à la ville incombe à tous. « Ce n’est pas une corvée, c’est un devoir citoyen », assurent-ils. Zouikri A.


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