« Bab Essour » : La porte des remparts

Cette muraille entourait et protégeait au Sud, l’ancienne ville, faisant obstacle à tout débarquement ennemi, sur quelque point de l’anse des Béni Caïd et d’attaques par l’arrière. Entourée d’un fossé, elle s’étendait de Djebel Korn jouxtant l’ancien cimetière, bordait la mer jusqu’à l’embouchure de l’oued Kantara et continuait sous forme de grosses chaînes immergées (Snassel), obstruant le littoral aux vaisseaux agresseurs. Une seule porte (Bab Essour) gardée ouverte le matin pour communiquer avec la banlieue, fermée le soir. Au-delà, les transactions s’effectuaient par voie maritime.
Par Salah Bousseloua
Alexandre Dumas dans « Le vicomte de Bragelonne » (Page -592) a fait mention de l’existence de cette muraille (Sour) lors de l’attaque de Jijel en 1664 par le Duc de Beaufort. En voici quelques extraits : « Les grenadiers des deux régiments arrivèrent près des fossés et des retranchements pour y lancer leurs grenades qui firent peu d’effet. Cependant M. d’Estrées qui commandait la flotte… comprit qu’il fallait tirer sans ordres et ouvrit le feu. Alors les Arabes, se voyant frappés par les boulets de la flotte et par les ruines et les éclats de leurs mauvaises murailles (Sour), poussèrent des cris effrayants leurs cavaliers descendirent de la montagne (Mezghitane) au galop, couchés sur leurs selles et se lancèrent à fond de train sur les colonnes d’infanterie, qui croisant les piques, arrêtèrent cet élan fougueux …… Je me répète pour que personne n’oublie. « C’était en 1664, Jijel avait été attaquée sans succès par les troupes de Louis XIV et, aujourd’hui Bab Essour (La porte des remparts », ne garde que son nom »
Salah Bousseloua



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