« Baba Merzoug » de retour vers l’Algerie en 2012

mercredi 12 octobre 2011
par BNIBRAS

Dans un article paru en date du 6 février 2011 sous le titre de : « Baba Merzoug », le redoutable canon de la baie d’Alger, nous évoquions l’exil et le sort réservé à cette pièce de canon extraordinaire qui défendait la baie d’Alger.

Grâce à M Babaci, Historien, son infatigable défenseur qui s’est entouré d’un comité de soutien constitué de part et d’autre de la Méditerranée, un accord a été conclu pour que « Baba Merzoug », devenu « la Consulaire » depuis, puisse retourner chez lui en 2012 à l’occasion du cinquantenaire de indépendance de l’Algérie. C’est ce que rapporte un bulletin l’agence officielle APS, daté du Vendredi 7 octobre dernier.

Gageons que ce geste amicale de autorités françaises conclu grâce à certaines personnalités connues, soit les prémices d’une authentique coopération entre deux pays en vu de la restitution de nombreuses pièces de notre patrimoine national historique ainsi que nos archives, particulièrement celles correspondant à de la période Ottomane pleine d’enseignements, qui ne souffre d’aucun empêchement et qui reste encore à explorer.

En attendant la déclassification de celles d’Aix-En-Provence se rapportant à la période de 1830 à 1962 ,inaccessibles en grande partie pour le moment du fait qu’elles soient encore couvertes par le sceau du secret et de la protection ,les gouvernants français de tous bords sont testés de cette volonté d’accès et de restitution pour examiner la possibilité d’établir réellement une coopération d’avenir, apaisée allant directement dans le sens de la repentance à laquelle le peuple algérien est toujours attentif.


L’histoire particulière d’un canon algérois "captif" en France

ALGER - Histoire épique que celle de ce canon algérois, tout en puissance avec ses sept mètres de long et tout en fonte, "captif" depuis 182 ans à Brest, dans la partie militaire de la ville française, pour avoir seulement "défendu" la ville d’Alger des envahisseurs, dont les Français.

Au 15é siècle, Alger était une citadelle imprenable, coquettement surnommée par ses habitants ’’El Mahroussa- La bien gardée". Cette situation a duré plusieurs siècles, en dépit des attaques de Charles Quint ou des Français, procurant paix et sérénité à ses habitants, jusqu’à la chute d’Alger, en 1830, et le début de l’invasion française en Algérie.

Pour la médina d’Alger, à cette époque de grands bouleversements politiques et militaires en Méditerranée, ce canon faisait office de puissant "protecteur".

Et ce dernier, n’est autre que Baba Merzoug, un formidable canon de 7 mètres, pouvant à lui seul dissuader toute velléité belliqueuse contre la ville d’Alger, cité des Rais Hassan et autre Korso, et très souvent envoyait par le fonds les navires de ceux qui voulaient soumettre El Djazair.

Il en est ainsi, par exemple, de l’invincible armada de Charles Quint, qui a été terrassée dans la baie d’Alger par Baba Merzoug et…les intempéries.

Avec la moitié de sa flotte détruite par le plus puissant des mille canons qui gardaient Alger, Charles Quint est reparti défait et dépité d’avoir échoué, après un siège de plusieurs mois, de faire tomber Alger pour se venger de la perte d’Oran.

Aussi, dès les premiers jours de la chute d’Alger, en juillet 1830, le baron Guy Duperré s’est-il empressé de se saisir de Baba Merzoug pour l’expédier immédiatement à Brest, où il gît jusqu’à nos jours sous une nouvelle identité, ’’La Consulaire’’, son appellation française.

Quel sort terrible pour Baba Merzoug, l’un des plus grands canons jamais construits par l’homme, que l’exil. Baba Merzoug est venu au jour à la fin des travaux de fortification de la ville d’Alger, en 1542. Fabriqué par un fondeur vénitien suite à la commande du pacha Hassan, qui avait succédé à Kheireddine, sa portée était exceptionnelle pour l’époque, 4.872 mètres, et un poids impressionnant, 12 tonnes.

C’est une superbe pièce dÆartillerie, unique en son genre, finement ciselée, qui va dorénavant défendre Alger, la rendant inviolable, absolument inattaquable par mer. Servi par quatre artilleurs, le canon est dirigé vers la Pointe Pescade (ouest d’Alger), interdisant dorénavant à tout navire de s’approcher d’Alger.

En 1671, l’histoire de ce canon terrible va basculer : il interdira à la flotte de l’amiral Duquesne, qui assiégeait Alger, de s’emparer de la ville. Un fait de guerre qui va lui valoir une animosité tenace de deux siècles, après une vengeance terrible des français.

Le consul de France et missionnaire auprès du Dey à Alger, le père LeVacher, accusé de traîtrise par un certain Meso Morto qui avait tué le dey et fomenté une révolte lors de négociations avec l’amiral Duquesne dont la flotte bombardait Alger, a été mis dans la bouche du canon et ’’tiré’’ avec un boulet vers le navire amiral français. Il sera appelé, dès lors, par la marine française ’’La Consulaire’’.

Mais, au fait, d’où vient le nom de ce terrible canon qui atteste, jusqu’à aujourd’hui, 182 ans après l’invasion d’Alger, de sa terrifiante renommée ? Selon Belkacem Babaci, président de la fondation Casbah, ’’la puissance de ce canon, et la longue portée de ses boulets a fait que les gens d’Alger, très impressionnés, ont considéré qu’il était un don de Dieu (Rizk Allah) et apporte la fortune’’. Baba Merzoug (père fortuné) était né.

Après près de deux siècles d’exil, le retour ?

Ayant été l’une des toutes premières prises de guerre en 1830 lors de l’invasion d’Alger, l’amiral Guy Duperré le fait immédiatement expédier à Brest. Trois ans plus tard, il est exposé au public avec sur sa ’’bouche’’ un Coq, et gît sur son emplacement actuel depuis le 27 juillet 1833.

Selon Ahmed Babaci, auteur d’un livre sur Baba Merzoug et membre du comité pour son rapatriement, ce canon était la plus importante arme de défense dans tout le Bassin méditerranéen et sans rival pendant des siècles. Ce n’est que lors de la 1re Guerre mondiale que les Allemands construisent le fameux canon, alors baptisé ’’la grosse Bertha’’, et dont la longueur était de cinq mètres.

’’Baba Merzoug’’, c’est le protecteur bienveillant des algérois, il était devenu l’âme d’Alger et son farouche gardien, d’où le qualificatif d’ ’’El Mahroussa’’, à l’époque des courses et de la flibuste en Méditerranée.

Il avait en fait, de même qu’El Djazair avec laquelle il se confondait, un statut quasi ’’mystique’’, faisant la fierté de la ville et de ses habitants. En 1999, un comité pour la restitution du canon algérien est crée par plusieurs personnalités qui ont diversifié les contacts en France et en Algérie pour le retour de Baba Merzoug dans sa patrie. Un retour qui devrait intervenir, selon M. Babaci, en 2012 à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie.


Baba Merzoug : Un canon algérois « captif » en France

Dès les premiers jours de la chute d’Alger, en juillet 1830, le baron Guy Duperré s’est empressé de se saisir de « Baba Merzoug » pour l’expédier immédiatement à Brest, où il gît jusqu’à nos jours sous une nouvelle identité, La Consulaire, son appellation française.

Une pièce d’artillerie unique. Quel sort terrible pour Baba Merzoug, l’un des plus grands canons jamais construits par l’homme. Baba Merzoug a été construit à la fin des travaux de fortification de la ville d’Alger, en 1542. Fabriqué par un fondeur vénitien, suite à la commande du pacha Hassan, qui avait succédé à Kheireddine, sa portée était exceptionnelle pour l’époque, 4872 m, et un poids impressionnant de 12 tonnes. C’est une superbe pièce d’artillerie, unique en son genre, finement ciselée, qui allait dorénavant défendre Alger, la rendant inviolable, absolument inattaquable par mer. Servi par quatre artilleurs, le canon est dirigé vers la Pointe Pescade (ouest d’Alger), interdisant à tout navire de s’approcher d’Alger.

En 1671, l’histoire de ce canon terrible va basculer : il « interdira » à la flotte de l’amiral Duquesne, qui assiégeait Alger, de s’emparer de la ville. Un fait de guerre qui va lui valoir une animosité tenace de deux siècles, après une vengeance terrible des Français. Le consul de France et missionnaire auprès du dey à Alger, le père Le Vacher, accusé de traîtrise par un certain Meso Morto qui avait tué le dey et fomenté une révolte lors de négociations avec l’amiral Duquesne dont la flotte bombardait Alger, a été mis dans la bouche du canon et « tiré » avec un boulet vers le navire amiral français. Il sera appelé, dès lors, par la marine française « La Consulaire ». Mais au fait, d’où vient le nom de ce terrible canon qui atteste, jusqu’à aujourd’hui, 182 ans après l’invasion d’Alger, de sa terrifiante renommée ? Selon Belkacem Babaci, président de la Fondation Casbah, « la puissance de ce canon et la longue portée de ses boulets a fait que les gens d’Alger, très impressionnés, ont considéré qu’il était un don de Dieu (rizk Allah) et apporte la fortune ».

Baba Merzoug (père fortuné) était né. Après près de deux siècles d’exil, le retour ? Selon M. Babaci, auteur d’un livre sur Baba Merzoug et membre du comité pour son rapatriement, Baba Merzoug, c’est le protecteur bienveillant des Algérois, il était devenu l’âme d’Alger et son farouche gardien, d’où le qualificatif d’El Mahroussa, à l’époque des courses et de la flibuste en Méditerranée . En 1999, un comité pour la restitution du canon algérien est créé par plusieurs personnalités, qui ont diversifié les contacts en France et en Algérie pour le retour de Baba Merzoug dans sa patrie. Un retour qui devrait intervenir, selon M. Babaci, en 2012 à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. 

El-Watan-APS-Sétif-Info


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Réactions

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jeudi 13 octobre 2011 à 19h59, par  Vagabond

La grosse Bertha n’a qu’à bien se tenir !
Enfin,le gardien d’Alger retourne à son poste ! J’espère pas trop abîmé. J’espère qu’on saura l’entretenir.

jeudi 13 octobre 2011 à 11h46

Un premier pas pour récupérer les restes humains de nos résistant, des pièces archéologiques, des archives, … Bravo Baba Rezoug est une fierté algérienne.

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