Beni Ahmed, Ouled Belafou et Beni Maamar (1845)

samedi 4 juin 2011
par BENKAM

les Beni Ahmed de Djidjelli, en 1845

Les fractions des Beni Ahmed sont au nombre de 12. Les Bel hadj, cheikh Ben el Melaïd, le grand chef de la tribu. Les Ben Barèche, sous la dépendance du même. Les Beni Djebéa, également. Les El Bouk’hedenna, Ameur ben Messaoud, le cheikh Les Bel Laabed, cheikh Mohamed ben Ahmed Les El Ariche, cheikh Mohamed ben Larichi Mohamed ben el z’ini Ouled Ali ben Yakhia, cheikh Ali ben Yakia El Djebra, Abd-allah ben Saïd Ouled Marabet Moussa, Abd-allah ben Lameri El Belaada, Mohamed ben Saïd Les Beni K’etite (à confirmer), Ali ben Bourida Ouled Medini, Ali ben Nekoul Bornés à l’ouest par les Beni Hassen et les Harratin, fraction des Beni Amran, ainsi que les Chemachma et les Ouled Moussa, au sud par les Ouled Ahmed de cette même tribu, les Kedada des Beni Four’al, à l’ouest les Ouled Ali ben Ahmed (Beni Four’al), les Ouled Thebane, les Ouled Saad, au sud les Beni Kaïd et les Ouled Boubeker. C’est un pays accidenté et n’offrant des plateaux que dans la partie est du côté des Ouled xxxx et des Ouled Marabout Moussa. Entre les Beni Ahmed et les Beni Four’al passe l’Oued K’icir, l’oued K’outra passe chez eux d’où il prend sa souce ; au Djebel Djebra, il sort des Ouled Medini pour couler chez les Beni Hassen et se jeter dans la mer. Les Beni Ahmed sont presque tous cultivateurs. On trouve des ruines romaines aux lieux-dits Kolaa et Gueddan. La mosquée des Ouled Marabout Moussa est bâtie en pierres et recouverte de tuiles. Les Ouled Marabout Moussa qui formet une bonne partie de cette tribu ne (portent) que le nom de marabout, sans en avoir rien du caractère, ni des habitudes, ni de la vie ; un seul d’entre eux sait lire, les autres sont tellement ignorants qu’ils ignorent même leurs prières. Les Ouled Marabout Moussa de l’est comptent 8 gourbis payant un impôt annuel de 88 francs pour avoir l’entrée de notre marché. Les Ouled Medini qui ont payé cette année 165 francs, moitié de l’impôt dû, fréquentent depuis cette époque notre marché, le cheikh n’a pas encoré été nommé par le Général. C’est encore une de ces tribus riches en grain, elle fréquente le tlita des Beni Amran, la zberia, marché des Beni Hassen, ils ont eux-mêmes un marché qui se tient le mercredi où descendent les Beni Four’al, les Ouled Belafou et les Beni Amran. "

Les Ouled Belafou de Djidjelli, en 1845

" Les Ouled Belafou se subdivisent ainsi qu’il suit : les Enhanma, cheikh Moh’amed ben el Kalifi et Djaballah ben Sasi ; ce sont les deux cheikh qui ont exigé et touché une rançon de 4000 francs pour les prisonniers qu’ils ont fait au mois de janvier de l’année courante. Le cheikh Bel Kacem bel Zerouan des Ouled Ali (Beni Amran) a participé également à cet acte. La fraction la plus forte est celle des Naamna, représentée par Ben Khelifi. Le Kadi de la tribu, Ben Si Tahar est un savant très distingué qui a étudié la zaouia Chellata. Bornés à ‘louest par les beni amran, à l’est par les Beni Maameur et une partie des Beni Salah du côté de la mer, au sud par les Beni Siar, au nord par la mer. C’est un pays entièrement plat situé en entier dans la vallée de l’oued -en-nil renommé pour sa fertilité ; cette plaine des Ouled Belafou est arrosée par trois rivières qui viennent se rencontrer au lieu dit Sdaqia distant d’une demi lieue de la mer, l’oued Bou Oueraa sortant des Beni Siar, l’oued en-nil portant le nom de Boutenache et Moudjaze dans les Beni Ider d’où il vient au Djebel Taria, et à l’ouest l’Oued Chefka qui prend sa source dans une petite montagne située près de l’habitation du Chérif au Nord ouest des Beni Ider ; L’oued-en-nil n’est jamais à sec, même par les fortes chaleurs. Il y a trois marais, dont un est appelé Mah’anche, au dessus des Balaïn, fraction des Ouled Belafou, ne se sèche pas en été, dans la saison des pluies le centre des Ouled Belafou est un espèce de grand lac jusqu’aux Touajena. Les abords des trois rivières sont très marécageux, aussi les habitants placés sous l’influence méphitique* des émanations des eaux dormantes sont-ils d’une constitution scrofuleuse** et rachitique. Il y a deux mosquées construites en pierres et couvertes en tuiles, l’une est aux Naamna porte le nom d’el malh’ana et l’autre Djemaa sidi Yahhia. C’est une tribu considérée comme marchant en première ligne dans le cercle, c’est une proportion gardée la plus riche. Ils ont un marché le samedi aux Beni Aïssa auprès de l’emplacement auquel se trouve des ruines romaines ; ce marché n’est pas bien fréquenté, à cause des hostilités qui règnent depuis 6 ans entr’eux et le chérif Moulé Chekfa ; l’origine de cette guerre remonte à la délivrance des prisonniers europées faits par les Beni Maameur, les Ouled Belafou, et rendus aux français par le Chérif contre la volonté de ces derniers. Trop faibles pour soutenir la lutte contre le cherif, ils ont demandé l’appui des Beni Amran, et c’est ainsi qu’ils ont pu prolonger, souvent avec avantage, la guerre contre leurs voisins. "

* méphitique : dont l’exhalaison est malfaisante, toxique, parfois puante, désagréable ** scrofuleuse : Qui est affecté de scrofules. ’Les habitants des pays marécageux sont presque tous scrofuleux’. (définition du mot scrofule dans le dictionnaire Littré : Maladie, dite vulgairement ’écrouelles’, humeurs froides, qui consiste en un gonflement, avec ou sans tuberculisation, des ganglions lymphatiques superficiels, et particulièrement de ceux du cou, et altération des fluides qui les pénètrent.)

les Beni Maameur de Djidjelli, en 1845

Voici le texte relatif aux Beni Maameur, puis vous trouverez plus bas la photo du document original : (la photo de cette page est assez floue, j’ai eu du mal à déchiffre beaucoup de mots. Contactez-moi svp si vous arrivez à en retrouver certains…) " Les Beni Maameur se subdivisent en quatre grandes fractions, les Beni xxx, cheikh Messaoud ben Naceur ; les Beni Istali, cheikh Ali ben bou Istil ; el Faouzria, Messaoud Ben Bou Chemal, ; les Beni Bouifnouss, Ahmed ben xxx. Le premier est le plus important de tous. Bornés à l’ouest par les Ouled Belafou, au sud les Beni Ider et le Djebel xxx, à l’est les Beni Salah, pays très accessible aux piétons ou aux mulets et dans beaucoup d’endroits à la cavalerie. Les Djebel xxx est la seule montagne remarquable, elle est située entre les Beni Mazzouz, les Beni Salah et les Beni Habibi qu’elle sépare des Beni Maameur. L’oued xxx venant de cette montagne, traverse cette tribu dans toute sa longueur et se jette dans la mer chez les Beni Salah, c’est une très petite rivière à sec en été. L’oued-en-nil les sépare au sud des Ouled Belafou, l’oued Cheffa sortant des Beni Ider arrode une partie du territoire des Fouazris. Un marais de 800 mètres de longueur, sur 400 de largeur, au dessus de xxxx, petit plateau du hamza, est le seul existant dans le pays, il ne se dessèche pas en été, on y rencontre des canards sauvages et des poules d’eau en grande quantité. Les abords de ce marais appelés xxxx hamza sont couverts d’arbres de haute futaie. Cette tribu est très importante, les Kabyles qui l’habitent sont très guerriers, ils sont sous la dépendance de Moulé Chekfa ; depuis 20 ans ils lui paient tribut. La richesse de cette tribu consiste en bœufs, vaches, ils n’ont presque pas d’oliviers, mais les arbres fruitiers y abondent, ils n’ont pas de marché, ils fréquentent celui du Chérif qui se tient le jeudi. Ils y trouvent tout ce dont ils pensent avoir besoin, c’est le marché le plus approvisionné en bestiaux, en chevaux, en denrées de toute nature. Leurs habitations sont des maisons couvertes de tuiles. Le village le plus fort est dans les Bouinoun, on y compte 50 maisons. "

Source Jijel Echo et benifoughal.com, voire espace tribal


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Réactions

lundi 6 juin 2011 à 00h50

oui je me reconnais dans la tribu de beni ahmed mais ils n’ont pas cite tous le monde…

Brèves

9 juin 2011 - كتاب : "كذبة بيع الفلسطينين لأرضهم" للحاج أمين الحسيني

كتاب : "كذبة
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