Capitaine BOUZERAA Ahcene

dimanche 26 juin 2011
par BENKAM
17 votes

JPEG - 24.5 ko
Photo de Si Ahcène ( debout à gauche) en compagnie du chahid Mohamed Kerouani ( debout au milieu) et deux autres moudjahidines

Grand merci à vous BENKAM et M.F.TOUMI pour cet aperçu sur un des valeureux moudjahidines de la région, en l’occurrence Si Ahcène : c’était ainsi que l’appelaient ses frères moudjahidines. Il est né le 10 septembre 1923 au douar Ouled yahia dans la baladia de khadrouche, daïra d’El Milia, wilaya de Jijel. Il n’avait pas eu la chance d’aller ni à l’école coranique, ni à l’école classique. C’était à l’âge d’enfant qu’il avait commencé à travailler pour aider son père à nourrir sa famille nombreuse. Sous le règne du colonialisme esclavagiste, les indigènes menaient une vie dure… Enrôlé de force dans les rangs de l’armée française, pour le service militaire en 1946 à Guelma, il avait vu de ses propres yeux les traces du génocide de mai 1945. C’était durant cette période et en contact avec des militants nationalistes algériens qu’il avait su qu’il fallait se préparer pour le jour J… Marié en 1949, il émigrait en France, comme pratiquement tous les jeunes de son douar. Deux ans après, il regagna son pays où il allait s’installé au Badsi, baladia de Hamala, wilaya de Mila où sa famille avait acheté quelques lopins de terre. Avec son cousin Messaoud (chahid), ils s’occupaient du travail de la terre… Au mois de juillet 1955, notre glorieuse révolution était à son huitième mois. Suite à une opération menée contre des gardes mobiles français dans la région par les moudjahidines de premières heures, Si Ahcène et beaucoup d’autres algériens allaient être arrêtés par l’armée française. Ils étaient accusés de « terrorisme »… Ainsi on les avait regroupés et alignés pour les faire descendre par balles. Un jeune homme, voyant qu’il n’allait rien perdre que de tenter de se fuir, les avait sauvés d’une mort sure parce que tout le Pelton de l’armée française s’était mis à sa poursuite. Non seulement, il avait sauvé sa vie mais celle de Si Achène et les autres. Un haut gradé français avait donné ordre de les interner dans la prison de Mila en attendant leur jugement. Il était dans la prison du Coudiat Constantine lorsque le chahid Mostefa Benboulaid et d’autres moudjahidines avaient pu s’évader. Jugé, Si Ahcène fut condamné à l’exile dans le camp d’internement du Djorf (Msila). Le mois de Janvier 1956 en compagnie du chahid Hihi Mekki et d’autres moudjahidines, ils avaient réussi à regagner le maquis … Ainsi commençait un long parcours de lutte armée contre la barbarie du colonialisme français. Grace à son sérieux, courage et dévouement à la révolution du peuple algérien, il avait vite escaladé les échelons de l’ALN pour finir chef de région III (Sétif) dans la zone I de la wilaya I. A l’indépendance, il avait continué à servir son pays dans les rangs de l’ANP jusqu’au jour de sa retraite en 1970. Depuis lors faisant de son mieux pour rester au service de sa patrie, il était membre de l’APW de Sétif pendant un mandat des années 70, avant de se consacrer aux actions associatives de bienfaisance, dans la région. Atteint d’une grave maladie (accident vasculo- cérébral) en 1999, il vit toujours au sein de sa famille à Ras El Oued wilaya de BBA. Dommage qu’il ne peut plus parler à cause de son aphasie suite à l’AVC, sinon Si Ahcène aurait été une référence pour l écriture de l’histoire de tous les événements de notre glorieuse révolution dans la région III, Zone I, wilaya I. Si Ahcène comme son frère Salah (chahid) avaient majestueusement servi leur patrie et leur peuple.

Par Salah

JPEG - 99.5 ko
JPEG - 87.7 ko

Noter cette article :
17 votes
bottom

Réactions

Logo de salah
mardi 12 juillet 2011 à 13h48, par  salah

Ci-dessous une lettre de la part du chahid Mohamed Kerouani à Si Ahcéne, l’invitant à prendre la direction de la R3 ZI WI ou la 113 comme aimaient bien l’appelaient les moudjahidines.
Parce qu’il était chargé pour une mission spéciale de la part du chef politico-militaire de la wilaya I, le chahid Mohamed Kerouani, chef de région, désignait Si Ahcéne, le responsable militaire de la 113, à prendre la direction politico-militaire de la dite région.

Document joint :  kerouani.jpg
Logo de salah
lundi 27 juin 2011 à 18h55, par  salah

La grandeur de la révolution 1954-1962 est qu’elle était une révolution nationale, au sens propre du mot, et c’était peut être l’une des raisons de sa réussite.
Il y avait eu beaucoup d’insurrections algériennes depuis 1830 jusqu’au 1954 …
On peut citer celles de l’Emir Abdelkader, Chérif Boubaghla, Lalla Fatma N’Soumer, Mohamed Mokrani et Hadj El Haddad, Cheikh Bouaamama , etc… Mais elles avaient toutes été matées par les forces colonialistes. L’une des raisons, peut être, est qu’elles étaient des insurrections régionales.
Dans une vidéo que j’avais eu la plaisir de voir, le moudjahid Si Achène disait qu’une fois évadé du centre d’internement du Djorf (Msila) et en contact avec les responsables de la Zone I, wilaya I, il leur avait demandé de regagner sa région natale pour y rejoindre l’ALN.
Les responsables l’avaient convaincu que l’ennemi était le même dans la wilaya II comme dans la wilaya I, et comme le destin l’avait amené à la wilaya I, c’était là qu’il devait le combattre…
Notre glorieuse révolution était, le moins qu’on puisse dire, noble. Les dignes moudjahidines étaient loin de tout régionalisme. D’ailleurs le chahid Amirouche chef de la wilaya III, dans sa tournée à la wilaya I avaient amené avec lui certains de ses cadres pour les affecter dans les Aurès, comme il avait, avec le consentement de la wilaya I, demandé à affecter dans la wilaya III, certains cadres combattant de la wilaya I. Le chahid Abd El Kader El Bariki était un des ces téméraires combattants.
C’est pour dire combien les chefs ALN étaient conscients de l’importance du brassage entre moudjahidines des différentes régions du pays.
Dommage que ce merveilleux élan révolutionnaire était, plus au moins freiné à l’indépendance…
Mais là est une autre histoire…

Logo de azuz
lundi 27 juin 2011 à 06h44, par  azuz

depuis 1962 le pouvoir a ignoré les régions qui ont donné bcp à la révolution à l’exemple de Benifoughal et El Milia qui on été durement touchés et vice versa

Logo de CONDJADOR
dimanche 26 juin 2011 à 21h37, par  CONDJADOR

VOU AVEZ OUBLIER LES PRISONIERS COMME SI LA RéVOLUTION A FIONCTIONER QUE AVEC CEUX DE LA MONTANGNE MOI MON PERE A PASSER ANNéE ALA PRISON DE EL KADIA COSTANTINE il s’appel benouamakh mouhamed de el foubour don cé temps la a vont d’abéter a village moussa est je suis son fils et je suis fiere MEME AVEC UN CERTIFICA DE PRéSENCE EN DéTENTION DéLéVRé PAR LE MINISTAIRE DES MOUDJAHIDINE JE N’EST PAS PUE AVOIRE UN EPONSSION POUR MA VIELLE MERE diabétique et nous qui survivont comme en peut de quel patriotisme vous nous parlez , qui arange quelleque perssonne et qui écrase le sacrifice de mon pere et de tous les autres nétait pas écoisteils lutait pour la la liberté pour tous
nadjib le condjador maintenent vous me conaisser

Site web : baraket
Logo de salah
vendredi 24 juin 2011 à 19h27, par  salah

Vous avez raison l’ami Lebsir de le dire !
Il ne faut pas oublier que tous les douars d’El Mila étaient déclarés « zone interdite ». L’armée française n’hésitait pas à tirer sur tout qui bougeait dans la région.
La souffrance que « les indigènes » avaient subi dans le camp de concentration d’El Milia était inimaginable…
Il est vrai qu’en principe, après tant de sacrifice et les 49 ans d’indépendance, la région devrait être nettement mieux …
Peut être que le mieux est à venir…Inchallah !

Logo de salah
vendredi 24 juin 2011 à 19h12, par  salah

Ci-dessous, une lettre adressée au moudjahid Si Ahcéne, le 29 aout 1958, alors qu’il était chef de la katiba III (R III- Z I-W I) de la part du colonel Hadj Lakhdar Abid, responsable des communications de la wilaya I et qui deviendra plus tard chef politico-militaire de la wilaya I.
C’était pour le nommer responsable militaire de la région III (Sétif) de la Zone I dans la wilaya I, et il ne tardera pas à devenir responsable politico-militaire de la région.

Document joint :  img222.jpg
Logo de Lebsir
vendredi 24 juin 2011 à 15h14, par  Lebsir

El-Milia, Allah ybarek a été parmi les régions qui ont donné le plus à la Révolution. Un secteur « pourri » comme disaient les militaires français. Et comme on voit dans ce témoignage, elle a meme exporté ces guerriers hors pair vers les autres région du pays. Malheureusement cette région souffre et beaucoup de villages, douars et dechras vivent dans les memes conditions que sous la colonisation.

Brèves

9 juin 2011 - كتاب : "كذبة بيع الفلسطينين لأرضهم" للحاج أمين الحسيني

كتاب : "كذبة
tonimage tonimage

Top Articles