Capitaine BOUZERAA Ahcene


- Photo de Si Ahcène ( debout à gauche) en compagnie du chahid Mohamed Kerouani ( debout au milieu) et deux autres moudjahidines
Grand merci à vous BENKAM et M.F.TOUMI pour cet aperçu sur un des valeureux moudjahidines de la région, en l’occurrence Si Ahcène : c’était ainsi que l’appelaient ses frères moudjahidines. Il est né le 10 septembre 1923 au douar Ouled yahia dans la baladia de khadrouche, daïra d’El Milia, wilaya de Jijel. Il n’avait pas eu la chance d’aller ni à l’école coranique, ni à l’école classique. C’était à l’âge d’enfant qu’il avait commencé à travailler pour aider son père à nourrir sa famille nombreuse. Sous le règne du colonialisme esclavagiste, les indigènes menaient une vie dure… Enrôlé de force dans les rangs de l’armée française, pour le service militaire en 1946 à Guelma, il avait vu de ses propres yeux les traces du génocide de mai 1945. C’était durant cette période et en contact avec des militants nationalistes algériens qu’il avait su qu’il fallait se préparer pour le jour J… Marié en 1949, il émigrait en France, comme pratiquement tous les jeunes de son douar. Deux ans après, il regagna son pays où il allait s’installé au Badsi, baladia de Hamala, wilaya de Mila où sa famille avait acheté quelques lopins de terre. Avec son cousin Messaoud (chahid), ils s’occupaient du travail de la terre… Au mois de juillet 1955, notre glorieuse révolution était à son huitième mois. Suite à une opération menée contre des gardes mobiles français dans la région par les moudjahidines de premières heures, Si Ahcène et beaucoup d’autres algériens allaient être arrêtés par l’armée française. Ils étaient accusés de « terrorisme »… Ainsi on les avait regroupés et alignés pour les faire descendre par balles. Un jeune homme, voyant qu’il n’allait rien perdre que de tenter de se fuir, les avait sauvés d’une mort sure parce que tout le Pelton de l’armée française s’était mis à sa poursuite. Non seulement, il avait sauvé sa vie mais celle de Si Achène et les autres. Un haut gradé français avait donné ordre de les interner dans la prison de Mila en attendant leur jugement. Il était dans la prison du Coudiat Constantine lorsque le chahid Mostefa Benboulaid et d’autres moudjahidines avaient pu s’évader. Jugé, Si Ahcène fut condamné à l’exile dans le camp d’internement du Djorf (Msila). Le mois de Janvier 1956 en compagnie du chahid Hihi Mekki et d’autres moudjahidines, ils avaient réussi à regagner le maquis … Ainsi commençait un long parcours de lutte armée contre la barbarie du colonialisme français. Grace à son sérieux, courage et dévouement à la révolution du peuple algérien, il avait vite escaladé les échelons de l’ALN pour finir chef de région III (Sétif) dans la zone I de la wilaya I. A l’indépendance, il avait continué à servir son pays dans les rangs de l’ANP jusqu’au jour de sa retraite en 1970. Depuis lors faisant de son mieux pour rester au service de sa patrie, il était membre de l’APW de Sétif pendant un mandat des années 70, avant de se consacrer aux actions associatives de bienfaisance, dans la région. Atteint d’une grave maladie (accident vasculo- cérébral) en 1999, il vit toujours au sein de sa famille à Ras El Oued wilaya de BBA. Dommage qu’il ne peut plus parler à cause de son aphasie suite à l’AVC, sinon Si Ahcène aurait été une référence pour l écriture de l’histoire de tous les événements de notre glorieuse révolution dans la région III, Zone I, wilaya I. Si Ahcène comme son frère Salah (chahid) avaient majestueusement servi leur patrie et leur peuple.
Par Salah





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