Chidekh Omar Ei Aïdouni : « Le 20 Août 1955 à El Milia a eu un impact retentissant »

lundi 15 août 2011
par Zouikri A.
6 votes

Chidekh Omar Ei Aïdouni. Auteur du livre Le royaume des Fellaga « Le 20 Août 1955 à El Milia a eu un impact retentissant »

- D’abord, pourquoi ce livre ?

Des contrevérités historiques ont surgi et j’ai bien voulu les rétablir surtout en ce qui concerne notre région relevant de la wilaya historique II du nord constantinois. Le rôle primordial de Ouled Aïdoun à El Milia dans les attaques du 20 Août 1955, en particulier, et durant la guerre de Libération nationale d’une manière générale, a été occulté et nos héros sont restés anonymes. C’est donc de mon humble devoir de laisser des témoignages et des vérités à ceux qui veulent prendre connaissance de l’histoire de la région. A Ouled Aïdoun, il y a eu de grandes opérations le 20 Août 1955 et après. Des combats farouches se sont déroulés dans la région, faisant subir aux troupes coloniales françaises des pertes énormes. Les localités de Bordj Ali (anciennement Aragaud), Asserdoune (Mechat), ainsi que tout le territoire se trouvant entre El Milia et Zeggar, là où s’est déroulée une bataille héroïque sous les commandes du Chahid Bouzerdoum Saïd, ont été le théâtre d’opérations spectaculaires. Bentobal commandait la région et, Zighoud Youcef, impressionné par l’ampleur de ces attaques, avait confié à, Messsaoud Boulai, un de nos responsables à El Milia que le 20 Août 1955 a politiquement réussi à Skikda, mais à El Milia, il a eu un impact politico-militaire retentissant.

- Et les opérations du 9 mai 1955 que vous évoquez dans votre livre ?

Ces attaques se sont déroulées sous l’œil vigilant de Zighoud Youcef ; elles étaient le prélude, à mon sens, aux opérations du 20 Août 1955. Jaques Soustelle, le gouverneur général et un chef militaire, commandant le constantinois s’étaient déplacés sur les lieux pour s’enquérir de la situation après ces attaques. Ils se sont rendus compte qu’il était impossible de mater la révolution à Ouled Aïdoun. C’est du moins ce qu’avait déclaré Jacques Soustelle à son retour à Alger.

- Vous relatez le farouche combat livré à l’un des ultras de l’armée française, le colonel Trinquier, sous la conduite du chef Belhamlaoui

Trinquier a eu le combat et le sort qu’il méritait. Grâce à la vigilance et au courage de nos valeureux hommes, à leur tête le chef de la division quatre, le héros, Zouikri Mohamed, plus connu sous le nom de guerre de Belhamlaoui, tous ses plans ont été mis en échec. Ce criminel de guerre était venu avec pour seule mission de mater, selon le désir de son chef, le général Challe, la révolution à El Milia, à Ouled Aïdoun, donc. Hélas pour lui et pour sa soldatesque, le combat lui a été mené jusqu’à son départ, et d’une fort courageuse manière. Hormis ses crimes contre les civils et les femmes, il n’a jamais été possible pour lui de nous mettre en échec. Conscient de son échec, il avait tenté de nous faire admettre que la guerre s’était arrêtée ailleurs dans le reste du pays et que seule la région d’El Milia connaissait encore des combats. Il nous a fait transmettre une lettre, spécialement destinée, et c’est une vérité à dire, au chef Belhamlaoui, à travers laquelle il proposait la paix des grands, selon sa formule. Après concertation, une réponse lui a été adressée par courrier ; Belhamloui, que dieu ait son âme, l’a ridiculisé et lui a tout simplement fait savoir que « celui qui a dévêtu nos femmes et permis à ses soldats de les humilier ne mérite pas qu’on lui prête attention ». Il lui a fait comprendre que sa tête est la première à être recherchée, mais dommage qu’on l’a raté de peu lors d’une opération, à la sortie sud de la ville d’El Milia, au cours de la quelle, sachant bien qu’il était très suivi, il a changé sa voiture avant de se déplacer et c’est un de ses lieutenants qui a été tué.

- Votre livre peut soulever des polémiques

Oui j’en suis conscient, mais ce que j’ai voulu dire ce n’est surtout pas de diminuer de la valeur et du rôle des autres régions. Les combattants de l’ALN étaient partout et chacun s’est sacrifié pour une seule cause : l’indépendance du pays. Le livre a été écrit juste pour rétablir certains faits et mettre l’accent sur le rôle de Ouled Aïdoun dans le combat libérateur. El-Watan


Noter cette article :
6 votes
bottom

Réactions

Logo de Zamane Zamane
lundi 15 août 2011 à 21h51, par  Zamane Zamane

……………….(¯`v´¯)
……………….(¯` ✿´¯)
……………✿..(_.^._)
…………..✿.√,•*´✿
…(¯`v´¯) •./¸✿
(¯` ✿..¯))✿/¸.•*✿
…(_.^._)√•*´¨¯(¯`v´¯).
…✿•*´)//*´¯`*(¯` ✿ .¯)
…..✿´)//¯`*(¸.•´(_.^._)
— El Majd wa el khouloud li CHOUHADA ina el abrar !!!
— Gloire à nos MARTYRS !!!

Logo de Amine
lundi 15 août 2011 à 21h40, par  Amine

╔══╗
╚╗╔╝
╔╝(¯`v´¯)
╚══`.¸.´ Chouhada, et les vrais moudjahidines. Allah yarham chouhada, Et merci à nos madjahidines les vrais, pas ceux qui ont débarqué le 18 mars 1962, les vrais maîtres de l’Algérie de nos jours.

Logo de Zamane Zamane
lundi 15 août 2011 à 21h20, par  Zamane Zamane

Hommage au Million et Demi de Martyrs.
Pleurez mes yeux
nos valeureux martyrs
qui ont choisi de partir
sans espoir de revenir
mais pour combattre et puis mourir.

Pleurez mes yeux
ceux qui ont tout laissé
femmes, enfants et fiancées
pour le rêve tant caressé
d’une Algérie sans les Français.

Pleurez mes yeux
la pauvre mère
qui a vu partir ses enfants
et qui n’a rien pu faire
pour leur trouver un empêchement.

Pleurez mes yeux
l’innocent qui, le matin
était allé chercher son pain
qu’on a retrouvé le lendemain
gisant au fond d’un ravin.

Pleurez mes yeux
tous les prisonniers
qui, arrêtés et torturés
pour ne pas avoir parlé
condamnés et guillotinés.

Pleurez mes yeux
ceux qui ont soigné et nourri
les Djounouds dans le maquis
et qui ont perdu la vie
sous les bombes de l’ennemi.

Pleurez mes yeux
ceux qui ont pris les armes
pour le combat, dans les hauteurs
en héros, ils ont rendu l’âme
ils sont tout prés de leur Seigneur.
A eux Gloire éternelle
A nous l’Algérie si belle.
Ne pleurez plus mes yeux.
Poéme/Bedj Farida

Logo de salah
lundi 15 août 2011 à 17h32, par  salah

Il est grand temps d’appeler les choses par leurs noms…

Dans un témoignage vidéo, j’ai entendu le moudjahid Si Achène dire :

« …Début de l’année 1955, j’étais avec mon cousin Madjid au douar Beniharoun, travaillant sur des lopins de terre que nos parents avaient achetés. Les responsables de la révolution dans ce douar étaient Ali Belabed et Messaoud Bensameh. Deux soldats algériens avaient déserté l’armée française, je me rappelle toujours de leurs prénoms : Si Abdallah et Si Brahim. J’étais leur premier contact et c’était moi qui les avais amenés chez les responsables Messaoud Bensameh et Ali Belabed. Entre temps, j’étais arrêté par l’armée française avec quinze autres compatriotes et mis en prison à Mila. Un accrochage avait eu lieu au Hama Beniharoun le 20 Août 1955. On avait su que Si Brahim était tombé au champ d’honneur. »

Rahima Allah El Chouhada.

Voilà, c’était juste pour dire, les combattants, les vrais, ils avaient désertés l’armée française en 1955 et pas en 1961 ou 1962. Oua el fahem yafhem.

Tahia El Djazair.

lundi 15 août 2011 à 16h05

De tels témoignages , s’ils s’avèrent vrais, crédibles et justes, méritent grandement d’etre sus , connus du grand public, consignés , surtout pour écrire l’histoire relative à la guerre d’Algérie et la participation des differentes régions d’Algérie dans cette de libération et surtout de savoir, avec assurance et détails, les grands faits des valeureux acteurs algériens qui y ont participé.

Il est grand temps de reécrire la vraie histoire de la guerre d’Algérie et de mettre à la poubelle l’histoire officielle à laquelle on voudrait nous faire croire dans laquelle on nous fait passer des traîtes pour des braves. Ces traites qui ont volé la vedette aux vrais combattants patriotes .

Gloire, mérite et honneur à nos matyres( Chahids) morts en libérant l’Algérie.

Brèves

9 juin 2011 - كتاب : "كذبة بيع الفلسطينين لأرضهم" للحاج أمين الحسيني

كتاب : "كذبة
tonimage tonimage

Top Articles