Claude l’hélaouet. Auteur de secrets d’enfance : « Je suis un enfant du bled »

lundi 21 juin 2010
par BENKAM

Émouvant, plein d’émotions, le livre Secrets d’enfance », édité par les éditions du Losange, France, est un récit autobiographique d’une enfance, celle d’un homme qui se décrit comme un enfant du bled. Claude L’Hélaouet, car c’est de lui qu’il s’agit, âgé aujourd’hui de 69 ans, est un Français d’Algérie. En visite depuis quelques jours à El Milia, il a bien voulu se confier à El Watan. Son enfance, son adolescence et ses premiers pas d’homme, comme il aime à le dire, il les a vécus à El Milia, son village adoptif. Arrivé avec sa famille au mois de mai 1951 dans cette ville, son père était directeur de l’hôpital civil. En 1962, il quitte l’Algérie dans les conditions que tout le monde connaît. Claude L’Hélaouet décrit ce village, où il reste très connu, comme étant ancré dans son âme. En 2000, il commence le récit de son livre dans lequel il jette un regard sur les autres régions qu’il a connues, entraînant son lecteur à Constantine, Bellaâ, à Sétif, en passant par Mezloug, Kherrata, Djidjeli et Bougie (Béjaïa).

D’abord, comment l’idée d’écrire un tel livre vous est-elle venue ?

Dans ce livre, je voulais parler de mon pays, l’Algérie, bien évidemment. Je voulais aussi laisser pour héritage à mes enfants les souvenirs de ma vie en Algérie. Et puis, il y a des gens qui ont lu les premiers récits et qui ont trouvé que cela devrait plaire à beaucoup de monde si je les faisais éditer.

Vous vous décrivez comme un enfant du bled…

Oui, mon enfance je l’ai vécue en Algérie. Mes premiers pas d’homme je les ai faits essentiellement en Algérie, que cela paraît évident de me décrire comme un enfant du bled. Je ne me pose même pas de questions sur ce sujet, je suis Algérien, et d’ailleurs je ne vois pas de raisons pour qu’on ne me donne pas les papiers pour obtenir la nationalité algérienne.

Vous l’avez demandée, cette nationalité ?

C’est vrai que je n’ai pas demandé la nationalité, mais j’envisage d’engager des démarches dans ce sens. Et puis, au fond, l’attachement à un pays ne se limite pas à un papier, c’est le cœur, c’est l’imprégnation qu’on a de ce pays qui comptent le plus. Je suis très imprégné de la vie de mes frères, de ma patrie. Dans toutes les régions où j’ai vécues, j’ai des amis qui me témoignent les mêmes sentiments de fraternité.

Comment avez-vous retrouvé votre village ?

El Milia ? Mon village a beaucoup changé. Il y a des gens qui sont venus de l’extérieur pour des raisons qu’ont peut comprendre et qui ont fait d’El Milia pratiquement une ville. Avant, El Milia était un village, maintenant la surface habitée et habitable a augmenté, elle a été multipliée par cinq ou six fois depuis l’Indépendance. Mais les structures de certaines commodités laissent un peu à désirer, je suis par moment choqué. Cela dit, je suis ému par l’accueil et l’hospitalité qui m’ont été réservés à El Milia. Le cœur et la fraternité des gens qui m’ont accueilli chez eux sont le témoignage de l’esprit hospitalier des gens de mon village. Une hospitalité qu’on ne trouve pas en France.

Ce qui vous a le plus attiré dans cette ville ?

Je suis vraiment déçu par ces chantiers non terminés et les constructions inachevées. L’architecture engagée dans la ville laisse aussi à désirer. Je peux comprendre les difficultés, mais je pense qu’avec un peu d’effort on peut améliorer la situation. Je suis par contre, je tiens à le répéter, ému par l’accueil des gens d’El Milia. Quand je suis salué avec un : « Bienvenu chez toi ! », ceci n’a pas de prix.

Par Zouikri A.


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Réactions

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dimanche 21 novembre 2010 à 23h40, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 21/06/2010 13:54 Mis à jour : 21/06/2010 13:59
Re : Claude l’hélaouet. Auteur de secrets d’enfance : « Je…
On parle toujours d’eux, ils ne parlent jamais de nous. Je vous défie de trouver un seul article dans la presse française parlant d’une publication algérienne.
On parle de leurs écrivains, de leurs historiens, de leurs ingénieurs, de leurs peintres…de leur équipe de football et de leurs hommes politiques, et eux jamais NE PARLENT DES ALGERIENS. Quand ils parlent de nous c’est pour nous descendre plus bas que terre, exemple l’article du journal libération sur l’équipe nationale de football.RAS-LE-BOL

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invité(e) Posté le : 21/06/2010 19:39 Mis à jour : 21/06/2010 20:38
Re : Claude l’hélaouet. Auteur de secrets d’enfance : « Je…
ET a votre avis pourquoi les livres des auteurs algériens se vendent en France ? Pourquoi Fellag ou l’Orchestre National de Barbès font-ils salle comble ?
Ecrivez donc quelquechose de vendable Monsieur l’invité

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invité(e) Posté le : 23/06/2010 05:33 Mis à jour : 23/06/2010 10:18
Re : Claude l’hélaouet. Auteur de secrets d’enfance : « Je…
excuses moi cher ami ce mr Claude il est né en algérie tu veux où pas c’est son lieu d’enfance on ne peut jamais effacer la nostalgie où on est né et surtout si on a grandit la`….Mr Claude sent ce qui lui a manqué..donc moi je ne le considére comme moi algérien….j’espère qu’il aura sa citoyenneté….la guerre est passée et je pense mieux que la France est resté que de vivre dans ces conditions au moins j’aurai ma liberté de voyager et voir le monde…merci cher ami je ne te reproche rien mais c’est la réalité.. ;- El-Hamdou Lilah

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invité(e) Posté le : 21/06/2010 17:48 Mis à jour : 21/06/2010 18:13
Re : Claude l’hélaouet. Auteur de secrets d’enfance : « Je…
S’ils écrivent intelligemment pourquoi pas ? Le problème est en nous, on fait rien, on n’écrit pas donc personne ne parle de nous, on fait comme nos ancetres qui répètent leur histoire oralement sans les écrire jusqu’à que tout se transforme en vent. Les gens transmettent des choses concretes à leur petits enfants, quant à nous on transmet seulement des "critiques" subjectives malheureusement !

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invité(e) Posté le : 21/06/2010 18:57 Mis à jour : 21/06/2010 19:09
Re : Claude l’hélaouet. Auteur de secrets d’enfance : « Je…
je suis tout à fait d’accord avec vous. Les écrits restent et les paroles s’envolent ou se transforment en se dénaturant souvent, une personne qui écrit ses souvenirs traduit sa pensée, on peut-être d’accord ou pas, mais on peut s’appuyer sur les écrits pour faire une critique positive ou négative, au moins cette trace restera pour les autres.

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