Dates à retenir

Xe Siècle avant J.C. Occupation d’Igilgili par les Carthaginois, descendants des Phéniciens. Ils y fondèrent des comptoirs commerciaux fortifiés ; leur nécropole aux sépultures taillées dans le roc, subsiste à Rabta, ex-Pointe Noire- aux abords de la mer jusqu’au cimetière chrétien. 146, avant J.C. Destruction de Carthage par les Romains : « Dalenda Carthagos ! » (Mort à Carthage !), avait clamé sans cesse, devant le Sénat, Ciceron orateur et homme politique romain. 105, avant J.C. Igilgili devenue romaine est élevée au rang de Colonia Romana, après la défaite de Jugurtha et la fin du royaume numide fondé par Massinissa.
429, Igilgili du temps de Saint Augustin, évêque de Tagaste (Souk Ahras) est détruite par les Vandales, peuples germaniques venus d’Espagne, après avoir ravagé ce pays et la Gaule romaine. Fondation du Royaume Berbéro-Vandale.
533, Conquête d’Igilgili par les Byzantins, peuple gréco-oriental, héritier de l’Empire romain sous Bélisaire.
695, Conquête arabe. Jijel s’ouvre à la religion nouvelle : l’Islam.
913, la tribu des Kotama porte au pouvoir la dynastie fatimide qui fonde le Caire.
973, Jijel passe sous le gouvernement de Kairouan après l’installation définitive des Fatimides en Egypte.
1007, Sous celui des rois hamadites de Béjaïa.
1065, Arrivée du sud de l’Egypte des Banou Hilal, envoyés par le calife du Caire contre les gouverneurs berbères dissidents. Jijel et Béjaïa contournées.
1120, Après une certaine confusion, Jijel renoue ses liens avec Béjaïa sous l’égide des Almohades (Almouahidines)
1145, Occupation de Jijel par les Vikings (les Moubarquines) de Roger le Normand, venus de Sicile conquise sur les Arabes.
1155, Les Vikings sont vaincus par Caïd, un prestigieux chef de guerre local.
Du XIIIè au XVIè siècle, Jijel commerce avec ses voisins du nord de la Méditerranée, notamment les trois grandes républiques de la péninsule italienne : Venise, Pise, Gêne. Les Génois supplantent les Vénitiens et les Pisans ; ils s’y installent à demeures tendis que Béjaïa tombe au mains des Espagnols.
1514, Arrivée à Jijel des frères Barberousse (Barbarossa) : Arroudj et Khireddine, en vue de libérer Béjaïa, envoyés par les rois Hafsides de Tunis. Ils chassent les Génois et font de Jijel leur première capitale, avant Alger.
1515, Libération de Béjaïa.
1518, Mort de Baba Arroudj au combat (de retour de Tlemcen).
1546, Mort de Khireddine à Istanbul.
1550, Description de l’Afrique par le géographe Leon l’Africain : il parle de Jijel qui fait prés de cinq cents feux ; les maisons en sont très belles et les hommes vaillants (page 361).
1664, Occupation de Jijel par les troupes de Louis XIV, se traduisant par un désastreux échec. Construction du fort des Français (Bordj Echetti), dont un pan du mur de clôture subsiste au bord de la mer prés de l’emplacement de l’ancien abattoir).
1725, Jijel est liée administrativement au beylik de Constantine.
1800, affaiblissement de la présence turque et avènement de Mouley Chekfa, Mohamed Ben Harche ; il souleva au nom de la religion toutes les tribus montagnardes, surnommées El-H’raïk et entreprit le siège de Constantine. Repoussé par le bey Otmane le Borgne, il fut tué dans une embuscade aux environ d’El-Milia, et serait enterré au sommet d’une colline au sud de Jijel ; sanctifié sous le nom de Sidi El-Bsir (Le Borgne). Une légende locale révèle que le sanctuaire de ce saint, s’affaisse mystérieusement dés qu’on le reconstruit.
1837, occupation de Constantine par les troupes françaises. Rupture des liens économiques et administratifs avec Jijel.
1839, occupation de Jijel par un bataillon de la Légion Etrangère, envoyé de Skikda après le saccage par les riverains d’un bateau de commerce français, échoué sur la plage de Oued Djendjen ; construction du Fort Duquesne sur l’emplacement du mausolée de Sidi Amor, et des forts Sain- Ferdinand et Sainte-Eugénie, sur les hauteurs de Djebel Aïouf.
1841, première révolte de Jijel et sa région, réprimée par le général Picaulau qui a donné son nom à la pointe de Mers Echara. (Anse des Beni-Caïd).
1842-1845-1851, nouvelles révoltes sous l’impulsion d’un envoyé de l’Emir Abdelkader. Féroce répression du général de Saint-Arnaud, dont les célèbres enfumages des populations civiles, réfugiées dans des grottes.
1856, Août. Tremblement de terre et raz-de-marée. Destruction totale de l’ancienne ville. Construction de la citadelle sur son emplacement, et premier tracé de la ville nouvelle par concession de lots à bâtir accordés aux anciens habitants.
1870, capitulation de Napoléon III devant le chancelier prussien Bismarck. Perte par la France de l’Alsace-Lorraine. Décrets Crémieux du 24 Octobre, octroyant la qualité de citoyens français au Juifs d’Algérie.
1871, insurrection d’El-Moukrani et Cheikh El-Heddad en Petite et Grande Kabylie. Défaite des insurgés. Déportations aux bagnes de Calédonie et de Cayenne. Eparpillement contraint des familles à travers toute l’Algérie ; séquestre et expropriations forcées de leurs terres, au profit des Alsaciens Lorrains, réfugiés en France. A Jijel, le village de Strasbourg ainsi baptisé et l’église -réplique réduite de la Cathédrale de Strasbourg- symbolisent ces expropriations.
1913, le service militaire est imposé aux jeunes Algériens par les autorités françaises. Tout conscrit peut s’acheter un remplaçant.
1914, première Guerre Mondiale. Les Algériens appelés sous les drapeaux avaient également la possibilité de se faire remplacer par quelqu’un d’autre qu’ils payaient.
1939, déclaration de la deuxième Guerre Mondiale. Participation des soldats algériens à la libération de la France et de l’Europe sous le joug de l’Allemagne nazie.
1942, débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Les troupes allemandes occupent la Tunisie.
A Jijel, vaste concentration sur son littoral d’importantes forces navales et terrestres alliées, en vue du débarquement en Italie. La ville constamment bombardée par des escadrilles Italo-allemandes, décollant de Tunisie. Exode des populations civiles vers les compagnes environnantes ; retour en ville, deux années plus tard.
1945, 8 Mai, fin de la deuxième Guerre Mondiale. Manifestations pacifiques et exhibitions pour la première fois du drapeau algérien. Revendications des Autochtones du droit de disposer librement d’eux-mêmes, proclamé solennellement par les Alliés dans les conférences de Postdam et Yalta. Répression colonialiste : 45.000 morts, seulement à Guelma ; également des centaines de morts à Sétif, Kherrata et les montagnes de Jijel jouxtant Sétif. Lourdes condamnations des citadins de toutes les villes de l’Est algérien par le tribunal militaire de Constantine.
1954, Déclenchement de la guerre d’Indépendance. L’Algérie sacrifie plus du dixième de sa population.
1962, 5 juillet. Proclamation officielle de l’Indépendance de l’Algérie.
Salah Bousseloua salah.bousseloua@gmail.com



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