Dégradation du cadre de vie dans les localités de Jijel

La population investit la rue pour exprimer son désarroi
samedi 3 septembre 2011
par Zouikri A.

● En raison de l’état déplorable de la route, les habitants peinent à se déplacer et éprouvent les pires difficultés à évacuer leurs malades.

Face à la dégradation des conditions de vie de la population et les retards enregistrés dans la réalisation des projets de développement, les habitants de plusieurs localités ont laissé éclater leur colère en investissant la rue ou le siége de leur commune pour attirer l’attention des responsables concernés. Ainsi, après les citoyens de la localité de Briri, dans la commune de Chekfa, qui ont fermé, il y a quelques jours, les portes de l’APC, et ceux du quartier populaire de Tanefdour, près de la ville d’El Milia, c’est au tour des résidents de la bourgade de Grayou, à Ouled Rabah, de sortir dans la rue pour crier le ras-le-bol de leur isolement. À deux reprises, et en l’espace de 72 heures, ces derniers ont bloqué la RN27 à Sidi Marouf, jeudi et dimanche derniers. Selon le maire, la population est dans son droit le plus absolu d’appeler à la prise en charge des problèmes qu’elle ne cesse de soulever. « La revendication d’un centre de soins et d’une route pour mettre fin à l’isolement de la localité est légitime », a-t-il affirmé. Il a appelé le wali à inscrire, dans le cadre d’un plan sectoriel, la réalisation de la route revendiquée. « Les moyens de la commune ne peuvent prendre en charge un tel projet », a-t-il fait savoir. La localité de Grayou, connue pour son relief accidenté et ses dures conditions de vie, été comme d’hiver, est plongée dans un isolement presque total. RETARD ACCUMULÉ Les gens, de condition sociale précaire peinent à se déplacer et éprouvent les pires difficultés à évacuer leurs malades chez le médecin ou dans un établissement de santé. La scolarisation des enfants est aléatoire dans cette bourgade, remarque-t-on. Face à ces contraintes, signalées aux responsables locaux, les habitants n’ont trouvé d’autres choix que de sortir dans la rue pour exprimer leur désarroi. Le maire a, quant à lui, affiché sa compréhension face à ces doléances dont il est au courant, selon ses propos, sans pour autant parvenir à les dissuader de libérer la rue. A El Milia, se sont les habitants de localité de Tanefdour qui ont barré la route à l’entrée sud de leur quartier, la semaine passée, pour dénoncer le retard accumulé dans l’aménagement de la route. Certes, les travaux ont débuté depuis quelques mois, mais les habitants semblent s’impatienter pour en finir avec la misère qu’ils endurent. Leurs doléances portent également sur la réalisation d’une route de contournement de leur cité. Un projet, inscrit mais qui peine à être lancé. Les citoyens de la localité de Briri, à Chekfa, ont pratiquement soulevé les mêmes préoccupations  : la route et l’amélioration des conditions de vie. El-Watan


Noter cette article :
bottom

Réactions

dimanche 4 septembre 2011 à 02h02

la desolation est partout ya amar rien qua voir ce qui est advenue du cadre de vie de la ville d el milia je retiens mon soufle pour toutel Algerie.
l argent ne fait pas defaut les projets sont lancé mais la tricheet les en dessous de bureau sont toujours present
alors n attend pas c est du mal au pire adieu les annees de bonheur
si tu trouve meilleur ,déménage a el milia il reste rien et c est pas pour demain.A/malek

Brèves

22 mai - Salon des arts plastiques de Jijel Une vitrine pour encourager et promouvoir les plasticiens locaux

Ces derniè

22 mai - TEXENNA (JIJEL) 67 millions de dinars pour l’assainissement

Une envelo

22 mai - TAHER : 8,44 MILLIONS DE DINARS POUR L’ÉTUDE DU RÉSEAU DE DISTRIBUTION D’EAU

Une étude

19 mai - EL MILIA PROLIFÉRATION DES RATS

La ville

19 mai - RAHIMA NEMER. Elue députée sur la liste de l’UFDS

Ademi-mot,
tonimage tonimage

Top Articles