Des taxes contre la pollution

Des unités industrielles continuent d’être frappées de la taxe complémentaire sur la pollution atmosphérique, à Jijel, dans le cadre de la protection de l’Environnement, a indiqué mardi, le directeur de wilaya de l’Environnement. Il s’agit de l’unité de production de l’Entreprise nationale des lièges (ENL), sanctionnée pour la troisième année consécutive, pour ses rejets gazeux dans l’atmosphère, a indiqué M. Alkama Derradji Belloum, rappelant que ces mesures s’inscrivent en application de la loi de Finances 2002 et du décret exécutif du 29 septembre 2009. Cette entreprise, spécialisée dans la production de panneaux de liège pour l’isolation et l’étanchéité, s’est vue infliger des amendes de 270.000 DA par an depuis 2009 à ce jour, selon ce responsable qui a ajouté que ces sanctions « cesseront le jour où l’entreprise incriminée procèdera à l’installation de filtres », à même de réduire la pollution atmosphérique. Lors de visites de contrôle, les spécialistes locaux de l’Environnement ont enregistré un coefficient de charge polluante, dans les rejets atmosphériques, estimé à 3, sur une échelle graduée de 1 à 6, a-t-on affirmé de même source. D’autres mesures « plus coercitives » seront appliquées en cas de non respect des prescriptions édictées, a rappelé le directeur de l’Environnement. Une autre unité industrielle, l’une des plus anciennes en activité à Jijel, en l’occurrence la tannerie-mégisserie, est également sanctionnée pour les mêmes motifs, ont indiqué les responsables locaux de l’Environnement. Eaux usées, stockage de déchets spéciaux et rejets liquides sont les principaux griefs reprochés à cette unité industrielle, a-t-on affirmé. Ces deux unités industrielles, situées dans le tissu urbain, sont considérées, par les responsables de l’Environnement, comme étant des « points noirs » dans la pollution de l’environnement et de la dégradation du cadre de vie. Par ailleurs, 33 carrières d’extraction d’agrégats font également l’objet de taxes dans le cadre de la réglementation en vigueur. Ces taxes sont une façon de lutter contre la pollution et sont à même d’inciter les gestionnaires à trouver les solutions idoines pour préserver l’environnement, a indiqué M. Alkama Derradji Belloum. Il a fait part de la « détermination » de ses services à mettre à exécution le principe selon lequel « les pollueurs seront les payeurs ».
Le Quotidien d’Oran



Réactions