ET LES AUTRES COMMUNES, MONSIEUR LE WALI

La lettre transmise au Maire de Jijel anonymement, par un élu, en dit long sur la crise larvée qui s’est installée au sein de l’administration de la commune chef lieu de la Wilaya. Le népotisme est devenu une pratique courante au su et au vu des autorités de tutelle, qui encouragent les détachements vers cette importante institution, dotée d’un organigramme plus qu’encourageant en matière de salaires. Le wali avait entamé, au lendemain de son investiture, il y’a cinq ans déjà, une grande opération de recrutements de cadres, destinés à pourvoir les communes sous encadrées et par la même, asseoir une nouvelle dynamique de management local.
Rien de concret n’a été fait, et c’est le contraire qui s’était produit, à savoir le déferlement de plusieurs fonctionnaires sur la ville de Jijel, en hypothéquant les communes concernées par l’opération pilote entamée par le wali. La conclusion est sans appel : Une gestion informelle et des nominations de complaisance ou à la tête du client, qui auraient eu cours jusqu’à une date récente, Ce n’est pas tout. La situation financière de la commune de jijel, exige une attention particulière. Car si beaucoup d’argent entre dans les caisses, il en sort également beaucoup au point que l’équilibre financier reste encore précaire. L’actuel président de l’APC a hérité d’une situation de « non gestion », léguée par l’ancienne équipe, assujettie pendant plus de trois années à des poursuites judiciaires, comme tout le monde le sait. Il devient inévitable voire nécessaire, qu’une commission d’enquête soit diligentée par le premier magistrat de la wilaya, pour faire la lumière sur la situation qui prévaut afin de situer les responsabilités sur les manquements qui auraient eu lieu, notamment en matière de recrutements et de nominations aux emplois supérieurs. La bonne gouvernance doit prévaloir dans la gestion des affaires de la cité, miroir de la wilaya.



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