El Milia : Les associations marginalisées

Le mouvement associatif est marginalisé dans la commune d’El Milia. C’est en résumé ce qu’on peut déduire de la rencontre organisée, ce mardi, à la salle de cinéma Afrique avec les associations locales, initiée dans le cadre d’une série de contacts établis avec le mouvement associatif.
Tous les intervenants ont été unanimes à dénoncer « le contexte de marginalisation » dans lequel ils activent dans la ville d’El Milia, en l’absence de contacts avec les responsables locaux. Le président d’une association de quartier a tiré à boulets rouges sur ces responsables, les accusant de ne pas écouter les doléances qu’il leur soumet, allant jusqu’à s’interroger sur l’utilité de son rôle en tant que président d’association. Il dira aussi qu’il risque d’être discrédité auprès des citoyens de son quartier. Un autre intervenant a fait part des mêmes soucis, non sans avoir fait un état des lieux critique de Beni Ferguene, la localité qu’il représente. Pour lui, les promesses de relogement des populations déplacées de cette localité n’ont jamais vu le jour. Tout au long des interventions, les critiques n’ont pas cessé de fuser de toutes parts sur le traitement réservé aux associations, victimes, semble-t-il, d’un ostracisme qui ne dit pas son nom. « On ne daigne même pas répondre à notre courrier », s’est indigné le président d’une association de parents d’élèves.
Encadrant une association sportive locale, un autre intervenant a critiqué le manque d’infrastructures destinées aux activités des jeunes. « On pratique le sport dans l’illégalité ; sur les trottoirs et dans les rues, faute d’espaces réservés à la pratique sportive, et on n’est même pas écoutés », a-t-il assené. Réduit à un simple rôle de figurant dans sa mission de servir de trait d’union entre l’administration et les citoyens, le mouvement associatif peine à se libérer des contraintes bureaucratiques qui lui sont imposées. Pire que cela, un représentant d’une association a soulevé les risques que lui fait courir le travail associatif. « On n’est pas protégés dans notre mission », a-t-il soutenu. Il cite à titre d’exemple, des poursuites judicaires engagées contre lui et son adjoint, en représailles, a-t-il souligné, sur l’opposition des citoyens de sa localité (Mechat) au dépôt des ordures à la décharge de Asserdoune.
Zouikri A.



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