Enfin, l’APS qualifie l’ancien pouvoir tunisien de despotique !

Par Fodil Boumala
Ainsi,je pense !
Un évènement remarquable..Une révolution qui fera date : Le correspondant de notre agence officielle d’information, la prestigieuse Algérie Presse Service (APS) à Tunis est parvenu aujourd’hui à "désobstruer le fil de sa tutelle" et à "délivrer" sa langue du chat. A l’instar de ses collègues tunisiens, il vient de se libérer en qualifiant sans ambages de "despotique" le pouvoir de Ben Ali et sa smala, déchu il y a deux semaines par la force de la vox populi. Un miracle !!!
Il l’a écrit de là-bas et on le lui a publié ici à Alger. Quel courage !!Quelle liberté d’expression et surtout quelle ouverture de la part d’un pouvoir "victime" de son peuple et qui n’arrive pas à comprendre pourquoi est-il tant haï ??!! Qu’y a t-il de plus modique que celui qui « se rassasie d’épines avec la bouche d’autrui » ?Qu’y a t-il de plus schizophrénique que de condamner la dictature sous d’autres cieux et la musser sous de fausses apparences et la taire chez soi ??
Le pouvoir d’Alger défend la démocratie en Côte d’Ivoire mais la confisque chez lui. Le pouvoir d’Alger défend les Droits de l’Homme en Afghanistan mais les brime chez lui. Le pouvoir d’Alger condamne la violation de la Constitution en Mauritanie mais la piétine chez lui. Le pouvoir d’Alger chante l’auto-détermination pour le peuple Sahraoui mais, chez lui, il applique à ses »sujets » son code de l’indigénat et du deuxième collège.
Ce constat me rappelle une anecdote datant de l’époque de Brejnev. Un Anglais dit à un ancien camarade du Pravda, militant de naissance du Parti Communiste de l’Union Soviétique (PCUS) :
Comment arrivez-vous à vivre sans liberté ?
Mais Sir, nous sommes plus libres que vous, répond le russe.
Ah bon, dit l’Anglais, vous pouvez critiquer le premier secrétaire, le KGB ou le Kremlin ?
Eh bein oui. Nous pouvons à tous moments nous rassembler devant le Kremlin sans restrictions aucunes.
Et que dites-vous, que revendiquez ou défendez-vous ? dit l’Anglais.
De toutes nos forces, nous scandons, crions et détonnons d’une seule voix : A bas l’impérialisme..A bas les Etats-Unis.
A dire vrai, soit nous ne sommes pas nés pour être gouvernés par ce pouvoir, soit ce dernier n’est pas chez lui en Algérie.
Le jour ou l’APS comme les autres médias lourds, pour schématiser, diront de X ou Y en Algérie ce qu’ils disent aujourd’hui, à titre posthume bien sûr du régime de Ben Ali, l’Algérie aura recouvert une deuxième indépendance et les Algériens seront réellement devenus des Hommes Libres.
FB



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