English chikayates

jeudi 15 septembre 2011
par Chawki Amari
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Les révélations de WikiLeaks, qui nous ont plus ou moins appris ce que l’on savait déjà sur les élites politique, économique et médiatique, auront montré une autre facette de la dialectique USA-Algérie. En dehors des déclarations de (mauvaises) intentions et du rôle prédéfini de l’Amérique comme ennemi public mondial numéro 1, WikiLeaks est le révélateur de la propension des Algériens à se plaindre. Auprès des puissants, souvent, de leur propre impuissance par rapport à ceux qui les nomment et ceux avec qui ils travaillent. Si en externe, aucun cadre ou responsable ne trouve à redire publiquement sur la gestion du pays, ils abondent en interne, à l’ambassade, de révélations, d’opinions et d’interminables plaintes sur les méthodes du régime. A ce titre, les USA n’ont pas besoin de la CIA, d’enquêtes poussées ou de séances de torture à Guantanamo pour connaître la situation algérienne, le déballage se fait, naturellement, autour d’un bon dîner ou d’un verre, voire d’un buffet léger, pourvu que la serveuse parle anglais. Tout ce qu’ils ne peuvent pas dire à ceux qui les oppriment ou les surveillent est balancé au siège de l’ambassade, comme à un confident, un juge ou une grandmère. L’Algérien est-il doué pour la plainte ? Assurément oui, puisque même le président de la République se plaint régulièrement de ses ministres et walis, réussissant à faire oublier à l’opinion publique que c’est lui qui les maintient en place. Mais pourquoi l’Amérique ? Au-delà de la puissance de l’empire, il faut noter que les imprudentes digressions WikiLeaks ne concernent que les ambassades US, et si l’équivalent touchait l’ambassade de France, on en apprendrait peut-être beaucoup plus sur nos moeurs. L’Amérique, premier importateur mondial de plaintes ? Aux USA, on parle I-Pod, I-Phone ou I-Pad, en Algérie ce serait plutôt « aïe rassi, aïe qalbi, aïe kerchi ». Autre schéma technologique. Point Zéro/El-Watan


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Réactions

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jeudi 15 septembre 2011 à 19h16, par  SM

C’est de l’élite mal de reconnaissance à l’échine maniable qui faute de prosterner devant le bon Dieu il le font devant le Ku Klux Klan.

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