Etre matelot au port de Djen Djen, est-ce une affaire de régionalisme ou de compétence ?

RADIO MARSA une nouvelle façon de faire abstraction à nos comportements hérités et qui nous collent à la peau. Le jijelien du centre de nature a une grande faculté d’analyse et d’observation et ses caractères engendrent la critique, qui reste cependant confinée dans les cafés et choukat. Avec Radio Marsa - J.E- j’essaye de la faire entendre à toutes les parties. La diversité des points de vue est essentielle pour enrichir le débat et comprendre le comment du pourquoi afin de ne pas user son esprit à cause des à priori et donner ainsi des réponses à des questions qui touchent notre vie de tous les jours.
Ce matin, un ami, marin de son état, qui a fait les pieds et les mains pour décrocher un poste au port de Djen Djen, (puisque le port de Sidi Ammer est devenu un camps de concentration de chômeurs pour la plus part du temps), s’est montré très choqué du constat qu’il a fait, selon lequel beaucoup de recrues travaillant sur les remorqueurs au port de Djen djen sont des matelots des wilayas de l’intérieure. J’ai lui signalé que beaucoup d’entre eux sont en fait des autres communes de Jijel. Pour ce jeune, il suffit de naitre à Jijel-ville, fréquenter la plage depuis son plus jeune age, recevoir une falaqa par ses parents après 10 heures d’absence à la plage, lui suffira d’etre marin ou matelot même sans qualification, c’est comme par exemple demander des qualifications de natation a une personne née et grandit à beau marché, il te dira c’est une injure ! Pour notre jeune c’est une injure de donner les travaux en rapport avec la mer à des gens des autres wilayas ou des autres communes de Jijel. Mais est-ce là un problème local ? Apparemment non, avec une vision plus large, cette mentalité est typiquement algérienne, tout se transmet de père en fils, le métier, l’art, la guitare, le pouvoir et ça au nom de la légitimité musicale, corporelle, artisanale, révolutionnaire, historique… Un vrai problème.



Réactions