jeudi 24 février 2011
à 07h48, par NINAS EL MADAURI
Il ne faut pas oublier que Stora est historien et,à ce titre,il jouit de la plus grande considération,ici ,en Algérie,et ailleurs s’agissant de la qualité et de la persévérante objectivité qu’il déploie ,pour ce qui concerne, aussi bien, ses recherches que ses écrits.
Ceci dit ,l’analyse à laquelle il s’est livrée, au cours de l’ émission évoquée,peut être aisément relue à l’aune d’un défaut d’argumentation sérieuse ,et de légitimité scientifique.Lorsque ,par exemple,reprenant un poncif éculé qui circule dans certaines lignes éditoriales ,peu scrupuleuses et mal achalandées,il s’évertue à évoquer" l’épuisement" du peuple algérien ,suite à la grande guerre de libération et à l’insurrection islamiste des années 90.Pourtant ,tout ce qu’il écrit,en tant qu’historien,est là pour réfuter cette thèse ,pour le moins farfelue.(quel est ce nouveau concept que l’on veut introniser ,sur la vigueur ou l’épuisement des peuples ?)Le peuple algérien qui n’a pas été épuisé par 132 ans de colonisation féroce,par des siècles de présence turque débilitante,par l’épisode ,castrateur,fatimide,par l’invasion subite de bédouins du Néguev ,du Sinaï et d’outre Jourdain…J’arrête là…Serait à présent "épuisé ?Non ! Comme on dit chez nous cette affirmation" est fille de l’oreille "de B.Stora.
On n’en veut cependant pas à Stora qui a pris le soin de rectifier à quelques encablures de cette affirmation péremptoire.Nous continuons à lui faire confiance ;mais pour ce qui concerne,essentiellement,le versant historique de son activité.
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