FMI et Banque mondiale vont veiller sur le "printemps arabe"

dimanche 17 avril 2011
par BENKAM

Alors que le mouvement pro-démocratie marque le pas dans le monde arabe, et que les appels à une aide financière occidentale se multiplient, les institutions financières internationales veulent marquer leur soutien. "Bien sûr nous nous tenons prêts à aider", affirme Dominique Strauss-Kahn.

Le mouvement de révolte sans précédent dans le monde arabe traverse une période difficile, en Tunisie comme en Egypte, faute d’une aide internationale suffisante, et alors que certains pays tel la Syrie sont engagés ailleurs dans la "contre-révolution". Ce constat alarmiste a été fait ce week-end par plusieurs experts et acteurs de ces révolutions, réunis à Paris pour un colloque sur Le printemps arabe à l’initiative du ministère français des Affaires étrangères. Sans parler de la Libye où l’enlisement guette, plusieurs pays "commencent à déchanter", a résumé Farhad Khosrokhavar, professeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. "L’Occident doit les aider économiquement pour qu’ils surmontent cette phase de transition", a-t-il demandé.

En liant ainsi politique et économique, il se retrouve sur la même longueur d’onde que le patron de la Banque mondiale, Robert Zoellick. "Nous ne devons pas oublier que la révolution tunisienne a commencé par le suicide d’un marchand de fruits harcelé par les autorités", a-t-il plaidé cette semaine à l’ouverture de la réunion semestrielle de la Banque mondiale, promettant d’aider la Tunisie à "restreindre l’application arbitraire des réglementations et des formalités administratives". Samedi à Washington, il a renchéri devant le Comité monétaire et financier international (CMFI), instance de 24 pays chargée de définir les grandes orientations politiques du Fonds monétaire international : "Une aggravation des conditions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pourrait faire dérailler la croissance mondiale".

"Une attention particulière"

Selon la Banque mondiale, les révolutions en Tunisie et en Egypte ont amputé la croissance de ces deux pays d’environ trois points en 2011, par rapport à ce qui était prévu il y a trois mois. Le FMI, qui a aussi planché sur la question, a sorti des prévisions guère optimistes : d’après ses projections, les pays arabes importateurs de pétrole devraient afficher en 2011 une croissance autour de 2%, très insuffisante par rapport à leur croissance démographique, dans un contexte de prix de l’énergie et de l’alimentation élevés.

Des inquiétudes exprimées au plus haut niveau qui expliquent pourquoi les 187 Etats membres du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale ont chargé samedi les deux institutions de Washington de veiller sur les pays arabes, qui souffrent aujourd’hui des retombées économiques des révoltes populaires. Le CMFI a ainsi recommandé "une attention particulière", pendant que le Comité de développement, qui conseille le FMI et la Banque mondiale, demandait lui aussi à la Banque "de renforcer son appui au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord".

"Aujourd’hui, le changement en cours au Moyen-Orient appelle à repenser et réorienter l’engagement de la communauté internationale. Ces transitions concernent au final les gens : accroître leurs chances et leur liberté", a estimé le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner dans sa déclaration au CMFI. "Bien sûr nous nous tenons prêts à aider, sur le versant de l’assistance technique, et sur le versant du financement", a affirmé pour sa part le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d’une conférence de presse après la réunion de Washington. Il a insisté sur ce qui est devenu un de ses thèmes favoris des dernières semaines, la nécessité de partager plus équitablement les fruits de la croissance économique. "L’exemple du Moyen-Orient a mis en lumière cette question : le fait que vous pouvez avoir de bons chiffres au niveau de la croissance sans viabilité".

Par TF1 News (d’après agence)


Noter cette article :
bottom

Réactions

Brèves

22 mai - Salon des arts plastiques de Jijel Une vitrine pour encourager et promouvoir les plasticiens locaux

Ces derniè

22 mai - TEXENNA (JIJEL) 67 millions de dinars pour l’assainissement

Une envelo

22 mai - TAHER : 8,44 MILLIONS DE DINARS POUR L’ÉTUDE DU RÉSEAU DE DISTRIBUTION D’EAU

Une étude

19 mai - EL MILIA PROLIFÉRATION DES RATS

La ville

19 mai - RAHIMA NEMER. Elue députée sur la liste de l’UFDS

Ademi-mot,
tonimage tonimage

Top Articles