Fergani Boudjemâa dit Bachir (1875-1933) / L’Exil forcé en Turquie et une lignée de magistrats musulmans

Issu d’une très vieille famille honorablement connue de Jijel. Il appartient à une lignée de magistrats musulmans aux traditions séculaires qui, de surcroît, ont rendu d’innombrables services à la population. Adel en 1909, puis admis aux examens d’Oukil Judiciaire, il exerce à Jijel. De plus, il est pourvu du diplômé de l’Ecole Supérieure de Lettres d’Alger. Il remplace son père en 1902 à la commune mixte de Tababort. Cofondateur du journal Le Rachidi avec ses amis, il met sa double culture à la disposition de l’hebdomadaire et rédige de nombreux articles sous un pseudonyme. Il est membre de l’association des Oukils Judiciaires d’Algérie (1912). C’est à cause de ses écrits qu’il a été mis fin à ses fonctions.
« Il y eu cependant en 1912 des poursuites intentées contre des fonctionnaires musulmans qui furent révoqués et condamnés, tel cet Oukil Judiciaire de Djidjelli, fergani Boudjemâa, attendu qu’il est bailleur de fonds du journal Le Rachidi et fait partie du comité de rédaction de ce journal qui propage une agitation malsaine au sein des populations musulmanes… » A la suite de cette révocation et pour éviter les problèmes, il doit quitter l’Algérie pour la Turquie et la Série où il vécut plusieurs années. De retour de Turquie après la première guerre mondiale, il est emprisonné par les autorités coloniales. Il meurt à Jijel le 14 Septembre 1933.
Source : A. Sekfali, Biographie de personnalités du journal Rachidi (1911-1914) Al-Majalla al-Tārīkhīya al-Maghāribīya, mars/mai 1997.



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