Foot-Ball. Espérance sportive de Chekfa (Jijel)

Classée deuxième avec 19 points, sans aucune défaite après dix journées de compétition, l’équipe s’est fixé comme objectif la formation des jeunes.
Pour les fans de l’ES Chekfa, il est temps de redorer le blason de leur équipe au passé prestigieux, même si elle végète depuis des décennies dans les divisions inférieures. Dans la wilaya de Jijel, l’équipe phare de Chekfa est connue pour être un vivier de footballeurs de talent. Souvent, ces derniers vont monnayer leur savoir-faire avec les équipes de l’élite, où ils arrivent à s’imposer rapidement. « Actuellement nous avons beaucoup de joueurs qui évoluent en ligue professionnelle une. Ils sont partis d’ici, de chez nous », clame d’emblée un des dirigeants de cette équipe sans ressources ni soutien, et confrontée à un problème de stade.
En effet, sans domicile fixe, le club est contraint de jouer en déplacement dans les villages limitrophes d’El Kennar ou de Sidi Abdelaziz. « Nous avons souvent sollicité la contribution des autorités concernées pour l’aménagement du stade de la localité, mais nos préoccupations n’ont jamais été prises en considération », ajoute le même dirigeant, qui fait savoir, cependant, qu’une fiche technique a été présentée aux responsables locaux en 2009 et qu’une enveloppe de 1,80 MDA (millions) a été dégagée en 2010 pour l’aménagement du terrain et des tribunes. « Mais, jusqu’à présent, rien n’a été entrepris pour entamer ces aménagements », affirme-t-il. A noter que ces difficultés n’ont pas diminué de la volonté de l’équipe de partir en conquérant dans la division honneur de la wilaya de Jijel, où elle joue les premiers rôles.
Classée deuxième avec 19 points, sans aucune défaite après dix journées de compétition, l’ESC s’est fixé comme objectif la formation. L’encadrement technique et administratif de cette équipe s’est investie dans cette mission depuis quelques années, ce qui a permis aux jeunes, à savoir, les minimes, les cadets et les juniors d’être sacrés champions de la wilaya de Jijel en 2007 et 2008. Fondée en 1947, l’ES Chekfa a un prestige à défendre, soutient-on dans ce village, où on déplore l’insuffisance de la subvention de 300 000 DA octroyée. « Ça ne suffit même pas à couvrir les frais de la restauration ou à acheter des tenues pour les joueurs », précise-t-on.
Zouikri A.




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