Gilad Chalit va être libéré, la France est soulagée !

dimanche 16 octobre 2011
par Chérif Boudelal

« Deux Franco… » et deux poids deux mesures : l’un, Gilad Shalit, franco –israélien, et l’autre, Salah Hammouri, Franco-palestinien. Pour le premier les médias français sont mobilisés depuis cinq ans, et pour le second ils observent un silence de mort. Une déchéance de la profession du journalisme vue comme une vertu par les journalistes concernés.

« Une bonne nouvelle, Gilad Shalit va être libéré », lance fièrement David Pujadas de France2 dans son journal de 20H du mardi 11 octobre, en évoquant le soulagement de la famille du soldat israélien. Pujadas n’a même pas prononcé un petit mot pour les 8000 palestiniens qui moisissent dans les geôles de l’Etat sioniste qui occupe la Palestine. Certains d’entre eux ont plus de 30 ans en prison, des centaines d’autres ont plus 20 ans dans les geôles israéliennes. D’autres encore sont condamnés à vie dont certains d’entre eux comptent parmi ceux qui vont être libérés (si Israël respecte sa promesse). Pas un petit mot pour leurs familles qui attendent la libération des leurs depuis plusieurs dizaines d’années pour beaucoup d’entre eux. De ceux-là, Pujadas n’en a jamais entendu parler. Inutile de dire que tous les autres médias ont suivi le mot d’ordre donné par leur organisation centrale ; tous sans exception font de Shalit la cause française du siècle, sans gêne ni honte.

Bien que Shalit ait été capturé arme à la main par la résistance palestinienne, les médias de l’Hexagone le présentent aux Français comme une victime « du terrorisme palestinien » ! Alors que Salah Hamouri, « le franco-palestinien », qui n’a jamais pris une arme de sa vie, est aussi Français (par sa mère) que Shalit, et passe sa septième année dans les prisons israéliennes sans aucune preuve, a été oublié par les journalistes de ces médias orientés qui reçoivent à tour de rôle les dirigeants israéliens avec le tapis rouge et bouquets de fleurs. On a du mal parfois à distinguer entre ces médias français et les médias officiels israéliens. Ces israélo d’abord et français après, qui vivent pourtant dans le confort et en paix en France, loin de tout conflit qui pourrait mettre leur vie en danger, sont plus sionistes que beaucoup d’israéliens : ils servent de porte-voix de l’Etat raciste d’Israël, et ce au nom de la France et de son peuple.

Cette politique de deux poids deux mesures adoptée par la majorité des médias français, mais aussi des politiques -« gauche-droite » confondues-, non seulement ne rend pas service aux israéliens, mais elle d’eux l’obstacle à la paix. En plus de cela, ils sont décrédibilisés aux yeux de leurs concitoyens français qui ne sont pas aussi dupes qui le pensent. Pour se moquer de leurs victimes, certains israéliens de France vont même à dire, avec cynisme et arrogance, qu’un israélien vaut plus de 1.000 Palestiniens ! D’autres encore s’opposent carrément à la libération des prisonniers palestiniens, car selon eux « ils ont du sang israélien sur leurs mains » !

Ces sionistes ne voient pas le sang palestinien qui coule tous les jours sous les balles et les bombes des armées israéliennes. Un exemple pour évaluer la différence entre les victimes palestiniennes et les morts israéliens pendant la même période selon des sources israéliennes. En effet, l’association de défense des droits de l’homme « B’Tselem » annonce que depuis le début de la deuxième intifada du 29 septembre 2000 jusqu’au 30 novembre2008, il y aurait pour la seule Bande de Gaza 2.994 Palestiniens tués par les Israéliens, contre 136 Israéliens tués par la résistance palestinienne qui lance des missiles artisanaux contre les colonies juives pour réagir contre les bombardements systématiques que subissent les populations de gaza tous les jours. Et lors de l’offensive israélienne de 2008-2009, il y avait eu près de 1500 morts et 6.000 blessés Palestiniens dont plus de la moitié des civiles, contre 3 civils et 10 soldats israéliens morts, 113 soldats et 84 civils blessés.

Ceci montre que la différence est très grande entre les deux partie du fait qu’Israël utilise les armes les plus sophistiquées et met en action ses trois armées (terre, air et mer), alors que les Palestiniens n’ont que des armes légères et des missiles artisanaux lancés au hasard, manière de montrer à l’ennemi qu’ils ne se soumettront jamais. Mais les médias « sionisants » français ne voient que la souffrance des parents israéliens qui perdent un enfant et jamais celle des parents palestiniens, parce qu’ils estiment que la vie d’un israélien « car fait partie du « peuple élu » a plus de valeur que celle d’un Palestinien car « sans élection ». Ils ne voient pas que la barbarie de « l’armée la plus morale du monde » ne diffère pas de celle d’Hitler qui voulait « purifier » l’Allemagne du « sang non arien », puisqu’elle fait la même chose contre les Palestiniens au nom du « peuple élu ». Comparaison « antisémite » ? Non, elle montre tout simplement la nature du sionisme et de son enfant né du génocide nazi qui se venge contre un peuple innocent au nom des victimes du nazisme, qu’il utilise par ailleurs comme un fonds de commerce dont il souille la mémoire.

Tout le monde sait très bien que la détention de Shalit et celle des milliers de Palestiniens ne sont pas comparables. Car le premier est un militaire qui a été capturé en pleine action, extrait du char qui bombardait à longueur de journée les habitants de Gaza. Quant aux seconds, les prisonniers palestiniens, sont des civils que l’armée israélienne enlève à sa guise, en faisant irruption dans les quartiers à toute heure de la nuit et de la journée pour extraire des jeunes, des militants et des élus palestiniens, non armés, de chez eux. Et si l’on veut porter un jugement de valeur des deux parties, on constate que l’armée israélienne, en étant en position de force, commet des pratiques lâches contre les plus faibles, car non armés. Quant à ses victimes, elles affrontent leurs ennemis avec bravoure et détermination : elles préfèrent se laisser conduire en prison que de reconnaître la légitimité de leurs occupants.

Certes il n’ya pas de four crématoire en Palestine occupée mais…

L‘armée israélienne bombarde tous les jours la bande de Gaza, effectue des arrestations en Cisjordanie et détruit des maisons des Palestiniens, y compris dans les territoires sous contrôle israélien depuis 1948. De leur côté, les colons armés tuent et agressent les Palestiniens, brûlent leurs mosquées, arrachent leurs oliviers, et ce sous la protection de armée israélienne ; ceci dit ils sont protégés par l’Etat qui leur permet de commettre tous les crimes qu’ils veulent contre les Palestiniens impunément.

De tout cela on n’entend pas parler les médias français ; mais dès qu’il s’agit d’un israélien tué par des Palestiniens, ils en font un tollé. Ils diffusent à outrance la désinformation que leur transmet l’armée israélienne ; car en Palestine occupée, contrairement à ce que les médias font croire aux Français, l’Etat d’Israël « le plus démocratique de la région Moyen-Orientale, est un Etat militaire. Oui, Israël est un Etat militaire qui pratique la terreur 24heures/24, 7jours/7 et 12 mois par an sur les Palestinien ; tous les prisonniers palestinien ont jugés les tribunaux militaire (il n’y a pas un palestinien adulte sur deux qui n’a pas connue, au moins une fois, la prison israélienne dans sa vie, et beaucoup de femmes et d’enfants l’ont connue aussi).

Mais les médias du « pays des droits de l’Homme » et de la « liberté d’expression » font un silence de morts sur tout ce que fait Israël commet comme crimes contre l’humanité, et par conséquent sont des complices. Le silence en lui-même est une forme de complicité, alors qu’eux participent à cacher, voire à déformer la réalité au profit d’Israël, et de ce fait ils ne sont pas moins responsables que les israéliens dans l’injustice et la souffrance de tout genre qui frappent les Palestiniens. Autrefois on appelait les complices des nazis « les collabos » ; ils ont-été traqués et jugés après la seconde guerre mondiale partout à travers le monde. Quel nom doit-on donner aux complices de l’Etat d’Israël ? Un jour seront-ils jugés à leur tour ? L’avenir nous le dira ; mais d’ores et déjà nous savons que rien ne restera éternel, et que l’Etat d’Israël et ses complices ne feront pas l’exception.

Si les nazis ont dépassé les sionistes par les fours crématoires et les chambres à gaz, ces derniers ont dépassé les premiers par la punition collective des populations et le dépouillement des organes de leurs victimes. En effet ses soldats tuent les Palestiniens pour prélever leurs organes à des fins commerciales ; voir le rapport du journaliste suédois en cliquant sur ce lien : Donald Boström : Criminel de guerre jusque dans les tripes ,vous pouvez y lire l’article de ce journaliste qui a mené une enquête pendant plusieurs années sur place, en Palestine. Ou encore le réseau de trafiquants d’organes démantelé à New York, plus de 60 personnes arrêtées dont 40 élus du peuples américain US, tous lié à Israël - voir la vidéo : Rabbins Arrêtées pour Trafic d’Organes - YouTube,

Tous ces crimes contre l’humanité commis par l’Etat d’Israël contre les Palestiniens restent impunis, pourquoi ? Parce qu’il est protégé par ses représentants qui détiennent des postes clés au sein des institutions occidentales et internationales qui ont les pouvoirs de décisions ; et donc il se conduit comme un Etat voyou qui se situe au-dessus de toutes les lois ; autrement dit un Etat hors la loi tout en étant protégé par ceux qui fabriquent les lois internationales pour punir les plus faibles parmi les pays du tiers monde.

Les sionistes utilisent l’arme de « l’antisémitisme » pour faire pression sur les chefs d’Etats et de gouvernements pour atteindre leurs objectifs, tout en les corrompant à travers les financements de leurs campagnes électorales, entre autres. Ceci montre clairement la puissance du lobby sioniste mondial qui met à genou les plus puissants de ce monde en humiliant les peuples à travers leurs dirigeants qui acceptent d’être trainés dans la boue pour se maintenir au pouvoir. C’est le cas de tous les présidents des USA depuis Kennedy - qu’ils ont fait assassiner parce qu’il ne voulait pas se soumettre à leur dictat - jusqu’à Obama qui a accepté d’être leur « esclave noir à la maison blanche ». Ce dernier, à plusieurs reprises tenté de montrer son indépendance en critiquant la poursuite des colonies en Palestine, en promettant un Etat Palestinien dès sa première année de président des USA, entre autres promesses, mais dès qu’Israël lui ordonne, à travers ses représentant qui l’entour, il est revenu sur ses déclaration, en réaffirmant son soutien inconditionnel à Israël, non pas de la « maison blanche », mais du siège de l’AIPAC. C’est ce qu’on appel l’esclavage moderne que subit Obama, « petit fils » éhonté de Martin Luther King.

Ainsi, tout candidat à la présidence aux USA doit signer un engagement avec l’AIPAC (le représentant officieux d’Israël dans ce pays) selon lequel il doit soutenir Israël, sur tous les plans (politique, militaire et financier - 3 millions de dollars US, de l’argent des contribuables américain donnés à Israël tous les ans !), et sans aucune condition. Dans le reste des pays occidentaux, les lobbies sionistes en font de même pour mettre au pas les dirigeants politiques. Jusqu’à quand cette humiliation des gouvernants de ce monde durera-t-elle dans ces pays dits « de liberté » ? Elle durera certainement aussi longtemps que les peuples la supporteront. Le jour où ils décideront de se libérer du joug sioniste qui pèse lourd sur eux, bâillonne et prend en otage leurs dirigeants, ils se réapproprieront leur dignité. Ce n’est qu’à ce moment-là que ces peuples connaîtront la vraie indépendance et la vraie liberté chez eux. Par Chérif BOUDELAL – le 15 octobre 2001- contact : immigrationstorys@yahoo.fr


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