Hommage à Madame ABBAS Née Marcelle STOETZEL

Alsaciens, ses aïeuls sont arrivés dans notre pays au début de la colonisation en provenance de Strasbourg (France). Par contre, ses parents et elle ont vu le jour en Algérie. En effet, Marcelle STOETZEL est née le 24 Janvier 1909 à Bouinan (BLIDA/ALGERIE) dans une famille aux conditions modestes au sein de laquelle elle a grandi. C’est sans état d’âme qu’elle a rompu avec son milieu pour lier sa vie à celle de Ferhat (Ferhat-Mekki) ABBAS qu’elle a connu en 1941 à Sétif.
En raison de ses relations avec le susnommé, elle fut arrêtée après les événements du 08 mai 1945, et emprisonnée à El-Harrach (ALGER) avec des condamnées de droit commun, puis envoyée au camp d’Akbou (BEJAIA), une caserne désaffectée où étaient détenues des européennes notamment d’origine Italienne et Allemande. Dès 1946, ce lieu fut fermé d’où son placement en résidence surveillée à Relizane alors que cette mesure avait été abrogée par la levée de l’état d’urgence. Elle ne retrouva donc sa liberté qu’à la faveur de la loi d’amnestie votée le 02 mars 1946.
Peaufinée par Cheikh Mohammed-Bachir Ibrahimi, la cérémonie d’union conjugale religieuse (la fatiha) eut lieu le 25 mars 1946 à Kouba (ALGER) en présence de Ahmed Francis. Quant au mariage civil sans contrat il fut déclaré le 18 Septembre 1947 à la mairie du 1er arrondissement de la ville de Paris/France. Depuis, elle fut toujours aux côtés de son mari qui vécut des déboires post-indépendance sous le règne succéssif de Ahmed Benbella et Houari Boumediène. Elle saura surmonter toutes ces épreuves. Certainement dit, cette dame de tempérament , et de courage a connu des joies et des déconvenues avec Ferhat ABBAS pendant leur quarante (40) ans de mariage. Naturalisée, Marcelle STOETZEL est restée à Kouba (Alger) après la mort de son conjoint. Cependant, l’apparition du terrorisme l’oblige à rejoindre son fils adoptif (Abdelhalim ABBAS) en France où elle décéde loin de ce territoire où elle est venue au monde il y à un (1) siècle (1909-2009), privée de cette terre et ce peuple qu’elle a autant chéris que sa moitié
M.F.TOUMI.



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