Hommage aux anciens joueurs et dirigeants de la JSD (années 60)

Ah, qu’elle était belle la grande équipe de la JSD des années 60 ! Elle était la passion et la fierté de notre ville. Je me souviens encore, alors que je n’avais que 10 ans, des séances d’entraînement du jeudi après midi et surtout des matchs du dimanche que je ne ratais pour rien au monde. Avec leurs personnalités et leurs caractères souvent antagoniques, ces joueurs aux talents multiples, étaient arrivés avec un naturel déconcertant à former une équipe homogène et spectaculaire. Chacun de ces joueurs avait son propre tempérament et sa propre technique de jeu qu’il mettait au service de l’équipe. D’abord le regretté Lyes Hadji, l’artiste, le magicien, celui qui faisait rire tout le monde (même les joueurs adverses) par ses dribles déroutants.
C’était le Garincha algérien ! Mort très jeune dans un dramatique accident d’avion. Allah yarahmou. Mourad Lehtihet était le bolide de l’équipe. Rapide et efficace, ses débordements sur l’aile finissaient presque toujours par un but.
Abdelkader Boudergui dit « Piki » c’était la finesse et la classe sur le terrain. Il impressionnait avec sa silhouette particulière à l’époque. Da Mouloud Kihal , Allah yarahmou, était l’infatigable demi et le spécialiste des penalties. Il n’en ratait jamais. Hadji Boualem, le buteur incontestable, « le canonnier » et « l’exécuteur des gardiens adverses » était le maître de la ligne d’attaque de la JSD. Ayad Abdelmalek était certainement le joueur le plus doué de sa génération. Avec la finesse de son jeu et son intelligence, c’était le Beckenbauer algérien, la classe à l’état pur ! Souvent dans le rôle de demi défensif, Moussaoui Abderahmane était un joueur calme et méthodique. Da Mohamed Moussaoui, était un grand Monsieur sur les terrains de foot. Sa forte personnalité inspirait le respect à tout le monde. Rachid Moussaoui était un défenseur accrocheur et teigneux. Il défendait son couloir avec acharnement. Bachir Boukebous, défenseur également, était un joueur vif, alerte et rapide. Il excellait dans le jeu aérien. Messaoud Himeur, qu’on appelait affectueusement Monichon, était un gardien très courageux, et même parfois téméraire. On disait de lui qu’il était prêt à défendre sa cage au prix de sa vie. Enfin, Da Bachir Lehtihet, le joueur complet, le meneur d’hommes, le père, le frère et l’ami de tous ! Sa présence sur le terrain était la garantie du fair- play, du beau jeu et surtout de la discipline. Sa forte personnalité est restée légendaire dans l’histoire de la JSD. N’oublions pas que cette équipe de la JSD était encadrée et dirigée par des hommes à la morale et à la réputation irréprochables tels que les regrettés M. Abdelkader Aberkane, M. Lamri Salah, M. Khellaf M., M. Fergani M. et pardonnez-moi si j’en oublie d’autres. Ce commentaire est peut-être un peu subjectif mais je tiens à dire qu’il n’engage que moi.
BAHI.M.



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