« Il est de l’intérêt de l’Algérie de trouver son Chavez, et vite », Une réponse à l’article de Jean Ziegler

dimanche 7 novembre 2010
par BENKAM

L’analyse de Jean Ziegler, même si elle est élaborée sur une expertise de renommée mondiale très sérieuse, semble être inadaptée à la situation actuelle de l’Algérie.

Il est vrai que les fondements de notre jeune République, sont de nature progressiste comme le rappelle Jean Ziegler, et il y va de même pour sa politique étrangère qui jusqu’à la fin de la dernière décennie, était axée sur la sauvegarde de son indépendance vis avis de pressions externes des puissances économiques et militaires, seulement, depuis l’arrivée de Monsieur Bouteflika, c’est à dire depuis à peu près que JZ n’a plus remis les pieds en Algérie, cette précieuse indépendance se voit de plus en plus compromise.

Par M. Gigelli

Les différentes postures Pro-Libérales, tel que l’adhésion à l’OMC, et autres initiatives encore plus Libérales, prises par l’ancien ministre de l’énergie pour miner une bonne fois pour toute cette indépendance, d’une part pour le Clan Bouteflika, et d’autre part, par les nouvelles alliances stratégiques douteuses et dangereuses des militaires, telles que leur collaboration avec les forces de l’Empire, qui s’emploi d’avantage, à user de tous les moyens d’infiltration, de corruption, et de censures, tel que l’a révélé l’affaire de la base US de Tamanrasset, et autres stations d’écoutes un peu partout sur le territoire, sous prétexte de coopération dans le cadre de la Guerre Contre le Terrorisme, (avec AQMI comme objectif commun), ajouter à cela toute une panoplie de moyens de déstabilisation, font que cette indépendance est plus que jamais sous menace de disparition.

Nul ne conteste l’existence de la lutte des Clans qui dirigent le pays, ni le fait qu’aucun de ses deux Clans n’est à l’abri des influences, pressions, et compromission de la part de ceux qui lui veulent du mal. Les langues se délient, les médias nationaux et internationaux parlent des faits, les commentent, les analysent, pour converger tous, sur l’idée que la destinée de l’indépendance de l’Algérie est entre les mains de ces deux clans.

Bouteflika, comme les Militaires qui le manipulent, se livrent à une lutte sans merci, pour le partage des richesses et le contrôle du pays, pendent que le peuple impuissant, las et humilié, confronte une vie quotidienne de plus en plus dure, se souciant peu de la gravité de la situation, se retrouve écarté de la partie de partage. C’est devant cette situation d’impasse, et dans cette courte période de transition, que l’avenir de l’Algérie se jouera.

L’optimisme de la situation du pays du temps où JZ s’y était intéressé de près, n’est plus d’actualité malheureusement.

Ceux qui espèrent s’en sortir en limitant les dégâts et se maintenir aux commandes en s’alliant à l’Empire, à l’instar de l’Egypte, le Maroc et les Royaumes du Golfe, non seulement se trompent, mais se voilent la face, car ils doivent bien savoir que ces alliances sont anciennes, et que ces pays là seront mieux traités logiquement, qu’une Algérie faisant déjà partie de l’axe du mal, et qui fait du pied à l’Empire pour être mieux considéré, tel une prostituée voulant se racheter auprès de son maquereau qu’elle a trompé.

Son traitement est déjà planifié, et connu d’avance, il est calqué sur celui des pays de la liste à conquérir économiquement et militairement, car les méthodes de sécurisation des installations d’exploitation des matières premières, nécessitent une présence militaire, c’est dans la logique de la politique de Washington, il n’y qu’à voir comment les choses se présentent au Moyen Orient.

L’Algérien, exclu du partage, y résistera sans aucun doute, c’est dans sa nature de s’insurger contre l’occupant, et qui dit présence militaire, dit résistance, guerre interminable, déchirement ethnique, violence et destruction totale du pays, tout comme l’Afghanistan et l’Iraq.

Les responsables d’une telle situation, ne pourront se défendre des accusations de haute trahison de tout un peuple, dont l’indépendance, a toujours été confisquée, et qui va devoir encore endurer des décennies du calvaire, de la violence, la mort, la pauvreté, et le sous développement.

L’après Bouteflika s’annonçant tumultueux, et très incertain, la question qui laisse un brun d’optimisme reste celle de savoir s’il existe parmi ces deux Clans un courageux patriote, un « Chavez Algérien », qui marquera l’histoire à jamais, en sauvant son pays de la « Nakba ».

À situation critique, le changement ne peut être que radical, car le Statuquo, ne fera que précipiter la descente aux enfers.

Quelques conditions sont pourtant réunies pour qu’un Chavez Algérien surgisse ;

Parmi les militaires qui détiennent le vrai pouvoir, il doit bien y avoir un visionnaire habile, et courageux patriote, pour rendre leur liberté aux Algériens de disposer de leurs propres richesses, de manière véritablement démocratique et solidaire, dans un état de droit tel que l’a fait Chavez.

Les deux pays sont convoités de la même façon et la même intensité, ils sont amis de longue date, ils ont partagé beaucoup d’initiative constructives pour le bien de leurs peuple et de tous les peuples, ils sont semblables sur une multitude de plans.

Chavez est notre ami, l’écouter à toujours été dans notre intérêt, comme il l’a fait récemment pour qu’on abandonne la loi Khelil sur les hydrocarbures qui prévoyait l’ouverture du marché de l’énergie à la prédation des Multinationales.

Bouteflika a fait preuve de sagesse pour une fois, en mettant de côté cette loi qui aurait signifié la fin de l’OPEP, et par la même celle de l’Algérie indépendante.

Oui Chavez nous aidera sans hésiter à surmonter cette crise, écoutons le, travaillons avec lui, il nous aidera à rejoindre nos semblables, les pays du Sud, qui résistent à ce Nouvel Ordre Mondial qui veut notre déroute. Il ne nous reste comme alternative de développement, et de paix que celle suivie par Chavez, Ahmadinedjad, et le reste des non alignés, si l’on veut éviter le pire, car s’accrocher à des alliances avec un Empire en déclin, ne présage aucun avenir.

M. Gigelli


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