Interview du Président du GPRA, M. Ferthat Abbas, par Sophie Vidal

mercredi 24 décembre 2008
par BENKAM

Si l’Histoire nous renvoie à plus de deux siècles avec le colloque sur l’Emir Abdelkader, la Mémoire est encore là, bien vivante, comme nous l’avons constaté tout au long du mois de novembre, à travers la presse. Elle nous rappelle, bien évidemment, certaines réalités et attitudes des acteurs de la Guerre d’Algérie. L’ouvrage de l’Uruguayenne Sophie Vidal de Magarinos, l’Algérie : le Martyre d’un peuple,1que nous avons présenté succinctement dans Le Quotiden d’Oran, tout dernièrement, présente par ailleurs, un témoignage important et révélateur, d’une entrevue que le Président du GPRA, M. Ferthat Abbas, lui avait accordée à Tunis.

Voici la traduction du texte intégral de cette entrevue : Avec ma visite à Tunis, se termine définitivement une étape. Commencée il n’y a pas longtemps, elle me paraissait pourtant très longue. Les endroits visités et les paroles entendues étaient nombreuses, diverses et les impressions reçues si intenses. Je pensais à tout cela pendant que j’attendais d’être reçue par le Président du Gouvernement Provisoire de la République d’Algérie, M. Ferhat Abbas, qui m’avait accordé une entrevue particulière dans sa résidence. J’ai beaucoup entendu parler de ce chef révolutionnaire, dont le nom est cité quotidiennement à travers le monde. Nombreuses et très diverses sont les opinions que j’avais entendues à son sujet dans les cercles français. Alors que certains le considéraient comme une personnalité modérée, c’est-à-dire « traitable », d’autres lui imputaient l’échec de toutes les négociations initiées jusqu’à présent. Il en est même qui l’accusaient ouvertement de livrer l’Algérie au communisme et quelques-uns l’appelaient le pantin de Moscou ou de Pékin, d’où précisément il venait d’arriver. J’ai eu l’occasion de connaître personnellement quelques chefs du FLN, entre autres, Maître Ahmed Boumendjel, qui traînait l’échec des négociations de Melun, et le ministre des Affaires extérieures, Krim Belkacem, dont la réputation de « cruauté et d’intransigeance », bien cultivée dans la presse, ne me paraissait pas justifiée à simple vue.

Au bout de quelques minutes d’attente dans la résidence, précédé par un serviteur porteur d’un plateau avec les inéluctables tasses de café — signe invariable de bienvenue dans tout foyer arabe —, je vis apparaître le président. Avec de cordiales paroles, il s’excusa du retard motivé par une réunion. Je savais qu’il était très occupé ces derniers jours depuis son retour, qu’il ne recevait aucune visite mais avec moi, il avait fait une remarquable exception pour laquelle je l’ai vivement remercié.

Le Président du GPRA est un homme de taille moyenne, je dirais vieilli un peu prématurément, dont le sourire affable et la parole reposée font qu’on se sent immédiatement à l’aise à son côté. Il dégage une authentique suggestion de sincérité et de conviction et, par moments, son regard croise quelque chose comme un scintillement de préoccupation, comme s’il reflétait le poids de la grande responsabilité qu’il supporte et qui est sans doute celle qui fait que ses épaules paraissent légèrement courbées.

A la suite de quelques chaleureuses paroles sur l’Uruguay, dont il avait visité la capitale, il y a quelques années, selon ses dires, il me demanda avec intérêt le motif de mon voyage et ce que je désirais savoir. Oubliant complètement les questions que j’avais préparées à l’avance qui, en ce moment, me parurent froides et impersonnelles, je me suis laissée aller à suivre simplement le fil d’une conversation qui devint vite passionnante.

Sophie Vidal : Je connais très peu M. le Président, lui dis-je, au sujet des causes qui conduisirent à la Révolution. Nous n’avons pas dans mon pays beaucoup de sources d’information de toutes les provenances…

Ferhat Abbas : Ce n’est pas facile, répondit-il, de vous l’expliquer en quelques mots. La meilleure définition est peut-être celle que formule Alain Savary dans un livre que je vous recommande de lire : « Nationalisme Algérien et grandeur française », qui dit plus ou moins ceci : « Une insurrection ne peut être considérée comme un phénomène sans relation avec le milieu, uniquement provoquée par l’inconduite de quelques hommes, dont la seule préoccupation est tout simplement celle de causer du mal à son prochain par méchanceté ou fanatisme. Elle ne peut également être causée par une agitation diffusée et exploitée par une propagande étrangère aux buts impérialistes au sein des populations dépourvues de maturité politique… C’est plus profond que tout cela et ses racines sont toujours économiques, sociales et politiques ».

S.V. : Cela est facilement compréhensible, mais quelles furent les causes concrètes qui déterminèrent le soulèvement final ?

F.A. : Le comportement des Français en Algérie et, sur le plan politique, le constant échec de toutes les tentatives d’évolution de la part des musulmans.

S.V. : Vous vous référez aux colons ou aux Français en général ?

F.A. : Aux Français en général, mais principalement aux colons. Ceux-là ont toujours peur que toute tentative d’amélioration ou d’évolution des musulmans apportera tôt ou tard une remise en question de leurs droits et privilèges, base de leurs fortunes, et aussi de leur influence politique très puissante dans certains cas.

S.V. : C’est pour cette raison qu’ils se sont toujours opposés à toute mesure tendant à atténuer les dures conditions dans laquelle vivait la population ?

F.A. : Oui. Malheureusement, ceux qu’on appelle aujourd’hui les « ultras » ont toujours existé. Pour eux, ils considéraient comme d’une importance vitale leur lutte pour empêcher la compétence musulmane dans toutes ses formes ; et cela ne pouvait que continuer à nous maintenir dans un état de totale sujétion.

S.V. : Je crois pourtant que le Gouvernement français a essayé de sanctionner quelques lois plus ou moins progressistes, surtout après la Libération. Est-ce exact ?

F.A. : Oui, admit le Président d’un léger haussement d’épaule, mais ils ont toujours échoué, ils ne sont jamais passés à de véritables projets. Savez-vous quel fut l’argument que les colons ont donné à l’Assemblée française lorsque, en 1894, on a parlé d’augmenter l’enseignement dans les milieux musulmans ? : « Il n’y a pas de besoin d’écoles pour montrer notre force et la générosité est inutile dans un pays qui ignore la reconnaissance. » (Il cite un Français, C.H. Favrod). Et ainsi, les projets de loi n’étaient pas approuvés, les statuts ne s’étaient pas accomplis et les élections étaient forgées.

Par contre, il ajouta :

Toute manifestation de protestation de la population était réprimée brutalement. Parfois, de façon tragique, comme à Sétif, en 1945, quand moi-même je fus incarcéré. Contre cent deux morts européens, on a parlé de quinze mille musulmans victimes de la répression menée par l’Armée. Vous croyez que cela s’oublie facilement ?

Pendant que moi je l’écoutais sans perdre un mot, il continua :

et malgré tout, pendant longtemps, nos revendications consistaient seulement à demander l’intégration à la France, pas l’indépendance. Si un jour, on écrit avec impartialité l’histoire de ces faits, on pourrait l’intituler : « Histoire des occasions perdues ». Après avoir combattu au côté de la France dans plusieurs guerres, nous croyons avoir le droit, pour le moins, d’obtenir la nationalité française, la suppression de l’indigénat, la diminution des pouvoirs disciplinaires des administrations, une grande représentation à l’Assemblée, l’accès aux fonctions publiques, le développement de l’enseignement, la liberté du culte…

S.V. : Et l’avez-vous obtenu, au moins partiellement ?

F.A. : Jamais. Tout fut systématiquement rejeté depuis toujours.

S.V. : La passionnante conversation menaçait de trop se prolonger et il me restait encore beaucoup de questions à poser. Moi, je voulais savoir quelle serait la situation des colons européens une fois l’Algérie libérée, point fondamental chaleureusement discuté. Pour toute réponse, le Président m’a remis une brochure intitulée : « Appel aux Européens d’Algérie », datée du 17 février 1960.

F.A. : Permettez-moi de mentionner quelque chose de plus sur ce que j’ai dit ici : je peux vous assurer que ce ne sont pas des paroles vaines. Par ailleurs, n’avez-vous pas rencontré par hasard des Français résidant au Maroc, ou ici même à Tunis ? N’avez-vous pas parlé avec eux ? Se sentent-ils malheureux ? Il y a des années que les Français d’Algérie se disent Algériens. Personne ne leur dispute cette appartenance. L’Algérie appartient à tous, quelle que soit leur origine, leur langue ou leur religion. Aujourd’hui, les colons ont peur de l’indépendance et pourtant, c’est la seule chose qui nous unira et nous réconciliera tous, en nous libérant enfin de la servitude, de la peur et de la haine. Dans l’Algérie de demain, il y aura place et travail pour tous et toutes les valeurs et intérêts légitimes seront respectés.

S.V. : La sérénité avec laquelle Ferhat Abbas m’avait parlé jusqu’à maintenant changea brusquement lorsque j’ai fait remarquer :

J’ai lu plusieurs fois que le GPRA est en train de compromettre l’Algérie avec le communisme, en acceptant l’armement et l’aide chinoise et soviétique, ce qui signifie un danger pour la paix…

F.A. : Et que prétendent-ils que nous faisions ?

Censuriez-vous un homme qui est sur le point de se noyer si, pour ne pas mourir, il saisit la première planche qui flotte à son côté ? Nous avons en vain tenté d’attirer l’attention du monde sur la justesse de notre lutte, nous avons fait appel chaque année aux Nations unies, en nous soumettant au préalable à leur arbitrage pour qu’on nous accorde le droit à l’autodétermination… Je sais que l’Occident se demande quel a été le résultat de nos conversations avec Pékin et que, probablement, cela aura la vertu de susciter leur intérêt envers nous. Plusieurs pays nous ont fait la faveur de nous avertir « amicalement » contre les dangers de l’aide chinoise. Selon eux, il est préférable de se laisser tuer par les armes occidentales que de se défendre avec les armes orientales… Cela vous paraît juste ?

S.V. : Non, mais le communisme !…

F.A. : Le communisme ! (Il m’interrompit de nouveau), ce n’est qu’un épouvantail traditionnel destiné à tromper et effrayer les pays d’Occident. Il ne menace pas l’Algérie sauf dans la mesure où le colonialisme et ses méthodes inhumaines lui ouvriront les portes. C’est à Paris où les rares communistes algériens reçoivent des ordres, pas dans notre pays où la masse de la population le méconnaît complètement. C’est pour cette raison que le Parti Communiste Algérien (PCA) a disparu presque totalement, à cause de la prépondérance des éléments européens qui n’ont jamais su comprendre le véritable caractère national de la guerre de libération que soutient l’Algérie. J’ajouterai ceci pour vous le démontrer : Savez-vous qui, avec grande véhémence, était à la tête de la répression du soulèvement de Sétif dont nous avons parlé il y a un moment et qui a coûté tellement de vies ? Des dirigeants français du PCA… ! Ne croyez pas que nous l’avons oublié.

S.V. : Pourquoi l’ont-ils fait ?

F.A. : Simplement parce qu’ils ont cru à l’impossibilité de la libération nationale sans le triomphe de la révolution prolétaire en France et ils se sont toujours opposés avec ténacité à la rébellion armée, parce qu’ils refusaient le caractère révolutionnaire du mouvement et prétendaient défendre ainsi la classe ouvrière algérienne contre le « danger de tomber entre les mains d’une bourgeoisie arabe réactionnaire » ; parce qu’une révolution nationale qui n’obéit pas à sa direction ne les intéresse pas ; parce que le commandement communiste, bureaucratique, sans contact avec le peuple, tourne le dos à la réalité ; finalement, parce qu’il est étranger à nos convictions et à nos aspirations. Regardez autour de vous, quel pays arabe s’est laissé influencer par les doctrines communistes ?

Ferhat Abbas resta un moment silencieux, il continua :

Il y a des moments où la cécité de l’Occident me remplit de stupeur. Croyez-vous que la France aurait pu supporter seule le poids de cette guerre colonialiste et les énormes dépenses qu’elle lui occasionne (6 000 millions de francs quotidiens), à moins que ce soit par les crédits américains et l’aide militaire des pays du Pacte de l’Atlantique, c’est-à-dire de l’OTAN ? Cependant, lorsque le Président Truman parla au Congrès des EE.UU sur le Pacte projeté, le 29 janvier 1949, il déclara à la fin de son discours : « Nos alliés sont les millions d’êtres qui ont faim et soif de justice ». Faudra-t-il croire que ce n’est que pure propagande ! ?

S.V. : Quelle est, concrètement, l’aide militaire et financière accordée à la France dans le cadre de OTAN ?

Le président se leva et, au bout d’un instant, revint avec un dossier qu’il commença à regarder :

F.A. : Voici le texte d’un « mémorandum » que nous avons distribué à tous les membres de la délégation aux Nations unies expliquant les raisons qui ont fait que nous dénoncions le Pacte. En vertu de celui-ci, la France s’est compromise à mettre à la disposition de l’ OTAN en Europe trois Divisions : deux à l’Est et une à l’Ouest. Ce sont des Divisions de l’infanterie motorisée et une Division Mécanisée Rapide. Les trois, totalement équipées par l’OTAN, et même le matériel sanitaire se trouvent aujourd’hui en Algérie. Quant à l’armement, jetez vous-même un regard sur cette liste (me dit-il en me la remettant). Tout cela a été fourni à la France par les Etats-Unis et leurs alliés.

S.V. : La liste était impressionnante et comprenait des armes, des hélicoptères et des avions de tous types et des bateaux de guerre, soit un total de près de cent mille tonnes ; presque le quart de la Marine française. Toutes les unités mises à la disposition de la France l’étaient avec une dotation complète de munitions et bombes, incluant celles de « napalm » de fabrication nord-américaine.

F. A. : En 1957 et 58 (continua Ferhat Abbas en regardant le « mémorandum »), les achats en armement de la France aux Etats-Unis s’évaluaient à 500 millions de dollars et les crédits qui lui furent accordés cette même année par les Etats-Unis et quelques pays de l’OTAN, le 30 janvier 1958, s’élevaient à 655 millions de dollars destinés à la poursuite de la guerre en Algérie. Il reste seulement à rajouter que la France utilise, depuis voilà six années, ses bases au Maroc et en Tunisie, principalement à Bizerte, pour survoler la frontière des deux côtés. Il est certain que les deux pays réclament incessamment l’évacuation de ces bases. Ne pourrait-on pas dire, en conséquence, avec justice, que c’est l’Occident qui nous fait la guerre ?

S. V. : J’ai évité la réponse qui me faisait mal et j’ai demandé :

Quel coût a-t-elle eu la guerre en vies humaines ?

F. A. : Plus d’un million de morts algériens, m’a-t-il répondu sans vaciller. Et il ajouta : croyez-vous que dans les pays sud-américains, ils ont une idée claire de ces faits ?

S. V. : Je ne le crois pas. Bien au contraire, presque tout le monde les ignore et si nos peuples sympathisent profondément avec votre cause, ils le font instinctivement, c’est-à-dire sans connaître à fond les réalités qui la justifient. Vous devriez les divulguer, en intensifiant la propagande.

F. A. : C’est difficile et c’est cher. Nos moyens sont limités. Comment rivaliser avec la parfaite organisation et les moyens dont dispose la France ?

S. V. : Je voudrais vous demander quelque chose de plus : la France a toujours proclamé qu’elle ira négocier seulement avec toutes les parties, refusant au FLN le droit de parler au nom de tout le peuple algérien…

F. A. : Il y a toujours ceux qui prétendent tirer profit des circonstances, répondit-il vivement, puis, sans me laisser terminer la phrase :

Mais dans une révolution, ont le droit d’être écoutés seulement ceux qui combattent et non pas ceux qui se limitent à parler. Sinon, quelle autre raison a invoqué le général De Gaulle lorsqu’il s’est octroyé le droit d’être le chef de la France Libre ? Et en France, il existait alors d’autres « tendances » et même un Gouvernement constitué et reconnu… Il est moins admissible encore de prétendre écouter, ou mieux faire parler des groupes ou des personnes supposément révolutionnaires, mais qui, en réalité, se sont rabaissées jusqu’à se prêter au jeu des oppresseurs. Personnes, qui, dans le meilleur des cas, n’ont pas lutté ni vécu en Algérie, mais qui résident confortablement en France même. Voulez-vous la preuve ? dit-il vivement.

S.V. : Il chercha entre ses papiers et ajouta en me montrant un :

F. A. : M. Soustelle a dit, textuellement en novembre 1955, au professeur Massignon : « Messali est ma dernière carte »… Non, croyez-moi, le futur de l’Algérie appartient aux jeunes. Eux sont du FLN. Aucun autre accord ne sera ratifié par la génération montante…

S.V. : Il faisait presque nuit. Ma visite avait duré beaucoup plus que je ne l’avais imaginé. Un peu confuse, je me levai pour faire les adieux. En s’inclinant devant moi, le Président ajouta ces quelques paroles :

F.A. : Dites, lorsque vous retournerez dans votre pays, que nous faisons confiance à la sympathie et à l’adhésion des peuples latino-américains et qu’ils ne devront pas oublier que leur lutte pour l’indépendance et la liberté fut très semblable à la nôtre.

S. V. : Cependant, je me sentais obligée de lui dire :

Tous ne l’ont pas montré ainsi aux Nations unies !…

F. A. : Je le sais déjà. Mais c’est que les gouvernements n’expriment pas toujours l’authentique sentiment de leurs peuples. Il y a malheureusement trop d’intérêts au milieu des compromis économiques, politiques… Mais viendra le jour où ils ne pourront pas continuer à les ignorer. J’ai foi que cela ne tardera pas trop, ajouta-t-il en souriant.

Je descendis les escaliers qui conduisent au jardin. Avant de monter dans l’automobile, je me suis retournée pour saluer une dernière fois cet homme qu’attendaient encore des moments très difficiles. Le Président leva lentement sa main droite et la ramena à son front en disant : « Que la paix soit avec vous… »

S. V. : Quand vont-ils l’atteindre eux !…

*- Enseignant/Chercheur


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dimanche 17 octobre 2010 à 13h41, par  BENKAM

Auteur Conversation
Justice Posté le : 24/12/2008 15:26 Mis à jour : 24/12/2008 15:52
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Inscrit le : 23/05/2008
De :
Envois : 536 Re : Interview du Président du GPRA, M. Ferthat Abbas, par…
Bonjour ,

Tout le monde sait que les révolutionnaires ainsi que les chouhadas ont été trahis par les membres du gouvernement et par une grande majorité du peuple .
Inutile de revenir sur les assassinats politiques à l’exemple de l’exécution de Monsieur Krim Belkacem et de bien d’autres dont le dernier en date est le défun Président Mohammed Boudiaf .

Pourquoi certains médias essayent sans cesse à travers différents articles de nous faire replonger dans un passé au détriment d’un présent chahotique ?

L’Algérien est rassasié d’histoires révolutionnaires à authenticités douteuses .

Le peuple algérien doit être informé du présent pour préparer son futur

Pourquoi rester accroché à un passé que beaucoup veulent oublier ?

Pourquoi ressusciter des traditions moyenâgeuses sous prétexte de sunna ?

Pour conclure et en ce qui me concerne je ne vois aucun intêret à travers ce genre d’articles .

Je m’interresse au présent en réfléchissant au futur .

MERCI.

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كتاب : "كذبة
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