Israël défie le monde, et le monde accepte l’humiliation « avec philosophie », En 24 H quatre Palestiniens assassinés en Cisjordanie

Un bref rappel historique - Par Chérif Boudelal – 22 mars 2010
La folie d’Israël continue au vu et au su du monde « civilisé » Se voyant intouchable, Israël intensifie l’expulsion des Palestiniens de leurs maisons en vue de judaïser Jérusalem ; il continue ses profanations des lieux saints des musulmans et projette la destruction d’Al-Aqsa (troisième lieux saint des musulmans) ; il poursuit ses assassinats contre les jeunes palestiniens de Cisjordanie qui défendent leurs biens et les lieux saints (en 24 les soldats israéliens ont abattu de sang froid quatre jeunes palestiniens).
Par ailleurs, il continue son blocus sur la bande de Gaza pour affamer ses habitants (un million et demi) et ses bombardements systématiques contre ses populations ; Il fait tout ça en défiant les institutions internationales, avec arrogance, y compris ses principaux financiers, livreurs d’armes et protecteurs : les Etats-Unis d’Amérique ! Les grandes puissances qui rabâchent leur « détermination à assurer la sécurité d’Israël », comme s’il était menacé ( !) ont oublié que cet Etat n’a aucune légitimité selon les résolutions de l’ONU. Ces résolutions sont claires. Sa reconnaissance dépendait de son respect des résolutions de l’ONU, et notamment la 194. L’Etat de l’entité sioniste n’a jamais appliqué aucune d’entre elles dont les trois les plus importantes (la 181, la 194 et la 242). Un rappel des contenues de ses résolutions.
La résolution 181 L’Etat d’Israël est né le 15 mai 1948 sur la Palestine par de gens venus d’Europe, légitimé par les grande puissances qui leur ont offert sur un plateau d’argent un pays qui n’est pas le leur, légitimé par une organisation, l’ONU, qui n’avait aucune légitimité sur les pays des peuples souverains. Le partage est donc fait contre la volonté du peuple palestinien. Des résolutions de ce partage ont été promulguées. La résolution 181 du plan de partage- de la Palestine est rédigée et approuvée par l’Assemblé générale de l’ONU, et « légalisée » par les membres du Conseil de « sécurité » de cette organisation 1947 à la fin du mandat britannique sur la Palestine). Le partage est fait comme suit : un Etat juif sur 56,47% de la Palestine du mandat (hors Jérusalem), avec 498.000 habitants juifs et 325.000 habitants arabes ; un Etat arabe sur 43,53% de la Palestine, avec 807.000 habitants arabes et 10.000 habitants juifs ; un régime de tutelle internationale pour Jérusalem, avec 100.000 habitants juifs et 105.000 habitants arabes. Le plan de partage prévoyait également : la garantie de droits des minorités et des droits religieux, y compris le libre accès aux Lieux saints et leur préservation ; la constitution d’une Union économique entre les deux Etats : union douanière, système monétaire commun, administration unique des principaux services, accès légal aux eaux et sources d’énergie. L’Assemblée prévoyait enfin : une période de transition de deux mois à compter du 1er août 1948, date ultime pour la fin du mandat et l’évacuation des troupes britanniques, une zone comprenant un port de mer sur le territoire de l’Etat juif devant être évacuée avant le 1er février ; une commission de cinq pays (Bolivie, Danemark, Panama, Philippines, Tchécoslovaquie) chargée d’administrer les régions évacuées par la Grande-Bretagne, de fixer précisément les frontières des deux Etats et d’établir, dans chacun, un Conseil provisoire de gouvernement ; la prise en charge progressive de l’administration de chaque Etat par ce conseil et l’organisation dans les deux mois d’élections démocratiques pour une Assemblée constituante. Adoptée par 33 votes favorables, 13 défavorables et 10 abstentions Position des pays de l’UE à l’égard du Plan de Partition en 1947 (*) (*) L’Autriche, l’Allemagne, la Finlande, l’Irlande, l’Italie, la Portugal et l’Espagne n’étaient pas encore membres des Nations Unies en 1947. Ont voté en faveur : A voté contre : Abstention : Belgique Grèce Royaume-Uni Danemark France Luxembourg Pays-Bas Suède
La résolution 194 ONU AG Résolution 194 (Droit de retour- Palestine) Adoptée le 11 décembre 1948 : Droit de retour ou des compensations pour les palestiniens. Cette résolution est importante à un double titre. Tout d’abord parce qu’elle prévoit pour les réfugiés palestiniens le droit au retour ou à des compensations. Ensuite parce que sa mise en œuvre avait été acceptée par Israël comme condition de son admission aux Nations Unies (voir Résolution 273). Le fait qu’Israël ne l’ait finalement pas appliquée a été l’argument des pays arabes qui ont a plusieurs reprises, sur cette base, demandé l’exclusion d’Israël.
L’Assemblée Générale, (…) Décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités responsables ; (…) Adoptée par 35 votes favorables, 15 défavorables et 8 abstentions. Tous les pays de l’UE membres des Nations Unies en 1948 (*) ont voté en faveur. (*) Belgique, Danemark, France, Grèce, Luxembourg, Pays-Bas, Suède et le Royaume-Uni.
La résolution 242
Conseil de sécurité des Nations unies 22 novembre 1967 demande le retrait d’Israël des territoires occupés Le Conseil de sécurité, Exprimant l’inquiétude que continue de lui causer la grave situation au Moyen-Orient. Soulignant l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre et la nécessité d’œuvrer pour une paix juste et durable permettant à chaque Etat de la région de vivre en sécurité. Soulignant en outre que tous les Etats membres, en acceptant la Charte des Nations unies, ont contracté l’engagement d’agir conformément à 1’article 2 de la Charte. 1. Affirme que l’accomplissement des principes de la Charte exige l’instauration d’une paix juste et durable au Moyen-Orient qui devrait comprendre l’application des deux principes suivants : (i) Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit ; (ii) Cessation de toutes assertions de belligérance ou de tous états de belligérance et respect et reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque État de la région et leur droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues à l’abri de menaces ou d’actes de force. 2. Affirme en outre la nécessité : (a) De garantir la liberté de navigation sur les voies d’eau internationales de la région ; (b) De réaliser un juste règlement du problème des réfugiés ; © De garantir l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique de chaque État de la région, par des mesures comprenant la création de zones démilitarisées. 3. Prie le secrétaire général de désigner un représentant spécial pour se rendre au Moyen-Orient afin d’y établir et d’y maintenir des rapports avec les États intéressés en vue de favoriser un accord et de seconder les efforts tendant à aboutir à un règlement pacifique et accepté, conformément aux dispositions et aux principes de la présente résolution. 4. Prie le secrétaire général de présenter aussitôt que possible au Conseil de sécurité un rapport d’activité sur les efforts du représentant spécial.
Or, Israël n’a jamais respecté aucune de ces résolutions. Donc, la reconnaissance d’Israël par l’ONU dépendait de l’application de la résolution 194 par Israël. Or, les dirigeants d’Israël disent haut et fort qu’ils ne veulent pas l’appliquer. Dans ce cas, Israël devrait être automatiquement exclus d l’ONU et sa « légitimité » devient automatiquement caduque. Ceux qui rappellent sans cesse leur détermination d’assurer la protection d’Israël devraient d’abord imposer à ce dernier de respecter les résolutions qu’ils ont fabriquées eux-mêmes avant d’imposer quoi que ce soit aux autres.



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