Israel recrute des mercenaires pour Kadafi au Sénégal

Une société israélienne, Global CST, recrute des mercenaires pour aider Mouammar Kadhafi à écraser le soulèvement contre son régime. Selon la presse israélienne qui donne l’information, le Sénégal fait partie de ces pays d’Afrique dans lesquels se font ses recrutements.
Une réunion qu’aurait présidée le Premier ministre Israélien a approuvé une demande du général Yisrael Ziv (le directeur du conseil de sécurité Global T CSI, qui est active dans de nombreux pays africains), de mettre à la disposition de l’officier du renseignement libyen, Abdullah Sanusi, des mercenaires paramilitaires de la Guinée, du Nigeria, du Tchad, de la République centrafricaine, du Mali, du Sénégal et les éléments des mouvements rebelles du Darfour, ainsi que ceux du Sud-Soudan. L’ancien ambassadeur d’Israël à Paris, Nassim Zueli, qui se trouve au Sénégal, a participé à une rencontre qui s’est déroulée dans une base militaire dans la capitale tchadienne, N’Djamena.
Le colonel, Mouammar Kadhafi, et son système n’ont pas dit leur dernier mot sur la crise qui secoue la Libye depuis plusieurs semaines. Le Guide de la Révolution est déterminé à en finir avec les insurgés qui ont fortement secoué son système à partir de Benghazi qui reste encore entre les mains des révolutionnaires.
En effet, selon la presse israélienne, une société israélienne, Global CST, est chargée de recruter des mercenaires pour l’aider à écraser le soulèvement contre son régime. Citant des sources égyptiennes, le site en langue hébraïque, Inyan Merkazi (News Israel), indique que la société est dirigée par des officiers en retraite de l’armée israélienne. Le Jerusalem Post donne les mêmes infos et écrit que "Global CST envisage de recruter et d’acheminer jusqu’à 50 000 mercenaires, ce qui paraît fort ambitieux".
Ces sites d’ajouter : « une source israélienne a révélé des informations selon lesquelles une institution de sécurité israélienne (et avec l’autorisation du gouvernement israélien) est derrière le stationnement et l’envoi des groupes de mercenaires africains en Libye pour attaquer les révolutionnaires qui contrôlent la plupart des régions du pays, il y a deux semaines, et qui exigent la fin du système du colonel Mouammar Kadhafi. L’article affirme que de nombreux ex-officiers hauts gradés israéliens ont vendu illégalement des armes à plusieurs nations africaines, et qu’ils ont été soumis à des interrogatoires sur leurs activités passées ».
Le site indique aussi que le premier dirigeant de la société a récemment rencontré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef des Renseignements, Aviv Cokhavi, et que ces officiels israéliens ont tous approuvé le recrutement par cette société de mercenaires pour soutenir Kadhafi. D’après un article sur News Israel, « les officiels israéliens ont approuvé le recrutement en raison de leurs craintes que si Kadhafi est renversé, il ne soit remplacé par un régime islamique extrémiste ».
Résolution approuvée par les autorités Israéliennes La source a indiqué d’ailleurs que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, ont pris la résolution, lors d’une réunion tripartite le 18 février, de recruter des mercenaires africains pour combattre aux côtés d’Al Kadhafi.
Les fuites confirment que les participants à la réunion ont approuvé une demande du général Yisrael Ziv (le directeur du conseil de sécurité Global T CSI, qui est active dans de nombreux pays africains), de mettre à la disposition de l’officier du renseignement libyen, Abdullah Sanusi, des mercenaires paramilitaires de la Guinée, du Nigeria, du Tchad, de la République centrafricaine, du Mali, du Sénégal et les éléments des mouvements rebelles du Darfour, ainsi que ceux du Sud-Soudan, selon ce qui a été rapporté par certains médias. Pendant ses quatre décennies de pouvoir à la tête de cet État d’Afrique du Nord, Kadhafi s’est montré l’un des plus virulents critiques d’Israël.
Les représentants de la société se sont rendus récemment au Tchad pour discuter avec un officier haut gradé des Renseignements libyen, Abduallah Sanusi, selon l’article. Lors de cet entretien, Sanusi a donné son accord pour payer la société afin qu’elle recrute 50 000 mercenaires dans des pays d’Afrique, toujours selon ce site.
Ont participé également à cette rencontre avec des dirigeants pro-Kadhafi et M. Sanusi (homme de renseignement de Kadhafi) le général Yossi Koprsawr, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Shlomo Ben-Ami, et l’ancien ambassadeur d’Israël à Paris, Nassim Zueli, qui se trouve au Sénégal. La rencontre s’est déroulée dans une base militaire dans la capitale tchadienne N’Djamena, précisent les mêmes sources.
Sambou BIAGUI
algerienetwork.com



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