Jijel, Irriguer les plaines côtières

mercredi 29 décembre 2010
par BENKAM

Le projet d’irrigation des plaines côtières de la bande Jijel-Taher, sur une superficie de 4 885 hectares, donnera une nouvelle impulsion à l’agriculture dans cette wilaya du littoral. « Cette action s’ajoute à l’étude de réhabilitation du périmètre irrigué de Belghimouze, sur une surface de 800 hectares », a indiqué, hier, le Directeur de wilaya de l’hydraulique (DHW). Ce même responsable estime que le projet d’irrigation des plaines côtières, inscrit en août 2002 à l’indicatif de l’Agence de gestion des irrigations et drainages (Agid), avant d’être transféré, en novembre 2010, à la DHW, doté d’une Autorisation de programme (AP) de 39 milliards de dinars, enregistre un taux d’avancement proche des 100%. « Ce projet n’a cependant été réceptionné que « partiellement » en raison de l’opposition des propriétaires de terrains riverains », a indiqué Tahar Iftini, précisant toutefois que les modalités d’expropriation sont aujourd’hui en voie d’achèvement.

Le changement opéré en matière de tracés et les retards dans la réalisation imputables à l’entreprise spécialisée dans l’aménagement hydraulique, font également partie du lot de contraintes rencontrées par cet important projet destiné à irriguer d’importantes superficies agricoles, selon ce responsable qui a ajouté que la gestion de ce périmètre irrigué a été confiée à l’Office national d’irrigation et de drainage (Onid) en mai 2010. Le projet de Belghimouze porte sur une étude de réhabilitation de cette aire agricole de 800 hectares. Confié à un bureau d’études spécialisé pour un délai de six mois, ce projet est considéré comme « important » dans la mesure où il permettra de réhabiliter un grand espace agricole en vue de donner une nouvelle dynamique à la production agricole dans cette région. Une région, a rappelé le DHW, caractérisée par le maraîchage de plein champ ainsi que par la plasticulture dont les produits « inondent » les marchés de plusieurs régions de l’est du pays. Parmi les autres projets en cours d’exécution, le même responsable a noté l’aménagement de l’oued Boukraâ sur 3,8 km, l’ouverture et l’aménagement des pistes agricoles sur 90 km et la réalisation d’un réservoir de 11 160 m3 destiné à renforcer l’Alimentation en eau potable (AEP) de plusieurs localités. Le DHW relève cependant « certaines contraintes » contrariant la mise en œuvre des programmes du secteur. Il s’agit notamment, selon lui, du manque d’entreprises spécialisées dans le domaine hydraulique et l’insuffisance, voire l’absence de moyens de contrôle et de suivi des projets.

Aps


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Réactions

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mardi 4 janvier 2011 à 22h07, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 31/12/2010 20:23 Mis à jour : 31/12/2010 21:22
Re : Jijel, Irriguer les plaines côtières
IL FAUT irriguer les terres de KAOUS et de ses environs jusqu’au village agricole de BENI AHMED, ainsi que celles de la commune de L’EMIR ABDELKADER . IL est inutile par contre d’irriguer la bande cotiere entre JIJEL et TAHER pour la simple raison qu’il n y a pas d’agriculture .

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invité(e) Posté le : 01/01/2011 10:43 Mis à jour : 01/01/2011 12:35
Re : Jijel, Irriguer les plaines côtières
C’est un projet qui tarde à se concrétiser. Mais il me semble utile de souligner que la plaine cotière de Taher a de tout temps été suffisamment irriguée…par Oued Ennil entre autre. Cette plaine nourrissait Jijel mais aussi le Constantinois et même Alger.
Mais depuis les années 1980, l’utilisation des pesticides et le déversement des eaux polluées et d’assainissement ont tout simplement, transformé cette richesse en en une veine tueuse (poissons morts par centaines, eau impropre à l’arrosage…).
Encore plus grave, Monsieur le Wali est interpellé sur cette situation, la plaine de Oued Ennil est tout simplement promise au béton en la transformant en Zone Touristique …sans littoral pour justement offrir le littoral de Bazoul et ses dunes (ravagées par le pillage du sable visible même sur google earth) à des voraces du foncier pour y ériger une zone polluante dite "zone extra portuaire" (oeuvre de sa majesté si Ahmed qui s’est fait une oreille attentive aux spéculateurs fonciers au détriment de la vocation touristique et agricole de Jijel).
Alors messieurs soyons cohérent dans notre démarche : Pourquoi se lancer dans des projets d’irrigation quand les terres agricoles irriguées concernées sont promises au béton pour justifier la destruction du dernier cordon dunaire de Jijel, c’est à dire la première richesse naturelle de la Wilaya ????

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