Kadhafi massacre son peuple par amour !

Du nouveau en Libye ! Kadhafi propose à ses opposants de lui garantir une sortie « honorable » !
La proposition de Kadhafi selon laquelle il veut trouver une issue pour sa reddition en assurant sa sécurité et celle de sa famille auparavant. Celle-ci a été rejetée par la plupart des révolutionnaires et des membres du Conseil national libyen car « ceci serait une insulte pour nos martyrs », rétorquent-ils. Mais certains se disent que le Conseil serait prêt à abandonner les poursuites contre lui s’il décide de se retirer.
Par ailleurs, les villes de Misratah, de Zawyah et de Ras Lanouf (celle-ci abrite une raffinerie pétrolière), contrôlées par les révolutionnaires, sont exposées à des attaques répétées par les milices et mercenaires du régime depuis une semaine. Ces forces espèrent récupérer les villes cités avant d’aller vers El-Bréga, où existe le plus grand port pétrolier de la Libye, par lequel transite le carburant vers l’Europe, lequel alimente également l’Est du pays dont la capitale, Tripoli. Ces forces ont pu pénétrer par moment dans les villes de Misratah, de Zawyah et de Ras Lanouf, mais à chaque fois elles ont été repoussées par les combattants malgré l’inégalité des armes, les obligeant à se retirer. Mais celles-ci restent autour de ces villes loin de la portée des armes des résistants et empêchent toutes sorties ou entrées de personnes ou de marchandises pour affamer les populations de ces villes aux fins d’obliger les résistants à déposer leurs armes, un rêve qui ne se réalisera jamais selon des combattants. Depuis la semaine dernière les combattants ont détruit plusieurs chars, abattu cinq hélicoptères tuant de nombreux soldats, miliciens et mercenaires adverses ; comme ils ont capturé plusieurs dizaines d’entre eux. Mais les pertes du côté des révolutionnaires sont aussi importantes, car l’aviation est intervenue pour empêcher l’arrivée du renfort venant des autres villes de l’este. Par ailleurs, des témoins affirment que les milices et mercenaires de Kadhafi ont enlevé des corps des victimes et des blessés des hôpitaux avant de se retirer.
Les milices et forces militaires restant fidèles au régime de Kadhafi utilisent tous les moyens dont ils disposent (chars, canon, ’aviation, etc.) pour essayer de déloger les révolutionnaires ou les empêcher d’avancer vers les villes encerclées, ou leur avancée en direction de l’Ouest par la route principale qui mène à Tripoli. L’aviation a même bombardé les cortèges qui enterrent les morts dans les cimetières. Un milicien capturé ce lundi dans la ville de Zaouyah déclare que les forces armées de Kadhafi ont reçu l’ordre de libérer cette ville au plus tard mercredi 8 mars. Mais les jours de Kadhafi sont comptés. Vingt (20) officiers de l’armée libyenne ont été exécutés par ordre de Kadhafi pour avoir refusé d’ordonner à leurs soldats de tirer sur leurs compatriotes et/ou à y participer. D’autres officiers de l’armée et des compagnies militaires se rallient tous les jours à la révolution du peuple. Kadhafi prétend que son peule l’adore, alors il lui manifeste sa reconnaissance en le massacrant « par amour » avant de le quitter ! Et ce n’est pas sa première boucherie : en 1996 a ordonné ses sbires de tirer sur les prisonniers politiques en mutinerie : 1200 personnes ont été tuées de sang froid. Cependant, le sanguinaire est au bout du rouleau : le fait d’avoir proposé aux combattants de négocier avec lui est déjà un signe de son agonie. Avant de poster cette chronique nous avons appris par le président du Conseil national libyen, qui a parlé à Aljazeera, que le Conseil à finalement décidé d’abandonner les poursuites contre Kadhafi s’il ordonne l’arrêt des bombardements contre le peuple et de quitter la Libye dans un délai de 72 heures.
Communiqué urgent Les Libyens relancent l’appel d’urgence à leurs compatriotes médecins résidant à l’étranger, leur demandant de rentrer en urgence pour aider leurs confrères, débordés, dans les hôpitaux. Comme ils ont besoin des médicaments et tous les moyens nécessaires dont les chirurgiens ont besoins pour sauver les blessés. Ils s’étonnent par ailleurs de l’inertie des « médecins sans frontières » qui n’ont pas proposé leur aide à leurs confrères libyens, alors que d’habitude sont prompts à proposer leurs services à d’autres pays dans des circonstances similaires.
Les autres pays arabes
Tunisie : Un nouveau et troisième gouvernement tunisien a été constitué par El Badji Kaid As Sabsi qui a promis qu’il répondra aux revendications du peuple, et que toute personne ayant été impliquée dans des crimes seront jugés. Il a démis de leurs fonctions quatre ministres ayant servi dans l’ancien régime. Pour le moment les manifestants sont rentrés chez eux en attendant le résultant de ce nouveau gouvernement. Théoriquement les élections législatives seront organisées le 24 juillet 2011. Les députés élus auront la tâche de bâtir une nouvelle constitution, après quoi les élections présidentielles seront organisées.
Egypte : Essam Sharaf a été désigné par le Conseil suprême des forces armées pour former un nouveau gouvernement. Le nouveau 1er ministre a éloigné de son gouvernement six membres de l’ancien régime restaient à leurs places après le départ de Moubarak, tels l’ex ministre des Affaires étrangères Ahmad Abou El Ghaith. Essam Sharaf avait participé aux rassemblements de Midan Tahrir depuis le début des manifestations contre le régime de Moubarak Après avoir été nommé, le 1er ministre est revenu sur les lieux, à Midan Tahrir, pour rassurer les manifestants qu’il sera attentif à leurs revendications, leur promettant que s’il ne réussissait pas à obtenir satisfaction il démissionnerait de ses fonctions de 1er ministre. Une grande victoire pour le peuple égyptien : Désormais le président déchu, sa famille et ses anciens collaborateurs, sont sous surveillance de la justice, interdits de quitter le territoire et certains d’entre eux sont déjà dans le cachot tel l’ex-ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, dont le procès s’est ouvert samedi dernier. Habib el-Adli, emprisonné depuis plusieurs semaines, a nié toutes les accusations dont il fait l’objet. Ils auront tous à justifier d’où ils ont obtenu les biens et les finances qui regorgent les comptes bancaires qu’ils possèdent, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Egypte. Le nouveau gouvernement provisoire égyptien contient de nouvelles figures, non impliquées dans l’ancien régime, nommées à la tête de ministères clés tels les ministères de la justice, de l’intérieur et des Affaires étrangères. Il aura pour mission de préparer les élections législatives, la mise en place d’une nouvelle constitution et les élections présidentielles dont le président ne pourra pas avoir plus de deux mandats présidentiels ; come il aura aussi à purifier l’Egypte des souillures de l’ancien régime qui ont éclaboussé le pays par la corruption. Par ailleurs, le gouvernement a supprimé la sureté politique de l’Etat. Bien que ceci soit considéré comme une grande victoire pour le peuple égyptien, l’opposition n’est pas complètement satisfaite puisqu’il reste encore dans ce gouvernement quatre ministres du régime Moubarak. Des manifestants ont investi les bâtiments de la sécurité d’Etat samedi dernier, et exigent la dissolution de cette institution symbole de la répression de l’ancien régime. Dernières nouvelles de H. Moubarak : le journal égyptien al-Akhbar a annoncé mercredi 2 mars 2011 que ce dernier suit actuellement un traitement médical contre un cancer en Arabie saoudite. Cette hospitalisation serait-elle un prétexte pour le voleur des richesses du peuple égyptien de se soustraire à la justice ?
Yémen : Les Yéménites continuent de réclamer le départ d’Ali Abdellah Salah par des manifestations gigantesques à travers toutes les grandes villes du pays ; celles-ci ont été réprimées, et parfois dans le sang, par les sbires du régime en en place. Après les démissions de plusieurs députés du parti au pouvoir la semaine dernière, 15 autres députés de ce même parti ont démissionné pour protester contre la répression des manifestants, et se sont ralliés aux manifestants qui s’opposent au pouvoir en place.
Algérie : En Algérie l’opposition a manifesté samedi à Alger pour réclamer le changement du régime, mais elle a été bloquée par la police et les milices du pouvoir. Par ailleurs, une autre victime s’est ajoutée à la liste macabre après s’être immolée par le feu dimanche dernier devant le siège de la wilaya (préfecture) de Bordj Bou Arréridj. C’est la cinquième personne qui s’est immolée par le feu en Algérie. Par ailleurs, 10.000 gardes communaux ont manifesté ce lundi pour réclamer l’augmentation de leurs salaires ; sachant que les salaires mensuels des travailleurs et des fonctionnaires simples algériens ne leur suffisent pas de nourrir convenablement leurs familles plus de deux semaines. Enfin, le gouvernement algérien a levée l’état d’urgence le 3 mars, et ce après 19 ans de son existence, sous prétexte de « lutter contre le terrorisme » ; terrorisme qui a été créé, rappelons-le, par les gouvernements algériens qui se sont succédé depuis 20 ans.
Les réfugiés : Des milliers de réfugiés africains et asiatiques se ruent vers la frontière tuniso-libyenne en fuyant les combats. Malgré la réception par la Tunisie d’une partie importante de ces derniers, beaucoup attendent encore du côté libyen. Beaucoup d’entre eux ont été évacués, par mer et par air, par avions et par bateaux affrétés par plusieurs pays ; mais des milliers attendent toujours leur rapatriement chez eux.
Les régimes arabes sont en concurrence pour la réforme Bahreïn : Des milliers de manifestants Bahreïnis ont réclamé (ce dimanche) la démission du Premier ministre, en poste depuis 1971, en se rassemblant devant le palais royal où le gouvernement tenait sa réunion ministérielle hebdomadaire. Certains des manifestants réclament la fin du système royal.
Arabie saoudite : En Arabie saoudite, des appels à « une journée de colère » pour vendredi après l’arrestation d’un activiste religieux, Cheikh Toufic al-Aamer. Une centaine d’intellectuels saoudiens ont réclamé l’instauration d’une « monarchie constitutionnelle » et font signer des pétitions pour réclamer des réformes. Les autorités ont mis en garde que les manifestations étaient interdites dans le royaume ; elles ont même utilisé les services de hauts responsables religieux du palis pour dissuader les gens de manifester, prétendant que ceci était contraire aux percepts de l’islam. Le roi a ordonné un remaniement de son gouvernement dans les jours qui viennent, en espérant anesthésier les mécontents. Des signes de la colère des peuples ont été signalés dans plusieurs pays arabes ; chacun de leurs régimes corrompus doit s’attendre à un tsunami populaire qui pourrait les emporter tous, l’un après l’autre.
Chronique du monde arabe Par Chérif BOUDELAL – 7 mars 2011 - immigrationstorys@yahoo.fr



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