« L’Algérie est devenue un grand cabaret national »

Sur les pas de Bouguerra Soltani et sa terminologie propre à la rue algérienne, Ouyahia a usé d’un langage qu’on ne lui connaissait pas.
Lors de son passage, devenu coutumier, à l’émission « Hiwar Essaâ », mercredi soir, Ahmed Ouyahia pond – sans réserve aucune – cette surprenante phrase : « L’Algérie, permettez-moi l’expression, est devenue un grand cabaret national. » Populiste ? Peut-être un peu trop. Entre la rhétorique et la pensée politique, désormais les frontières sont ténues. « Les Algériens sont méfiants entre eux, deux voisins qui habitaient dans des F2, l’un y reste, l’autre acquiert en trois ans une villa R+4 ! », lance le Premier ministrre.
En d’autres termes, il fait allusion à la corruption qui gangrène la société. Bien évidemment, Ouyahia n’apporte pas de réponse et ne propose pas la voie à suivre pour combattre la richesse mal acquise. La phraséologie du Premier ministre renseigne sur le langage de nos responsables et la décadence qui règne au sein du gouvernent. Une question s’impose : qui est le gérant du « grand cabaret national » ?
Zouheir Aït Mouhoub/El-Watan



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