L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nationale (1946-56)

samedi 2 mai 2009
par M.F.TOUMI

A l’occasion de la défaite de l’Allemagne Nazie le 08 mai 1945 venus présenter leurs voeux et félicitations à Yves Chataigneau, Ferhat Abbas, Cherif Saâdane et Mohammed-Bachir Ibrahimi sont arrêtés à 10 h 30 minutes dans le salon d’attente du gouverneur général, accusés d’atteinte à la souveraineté française par fomentation des sanglants événements de Sétif du jour même (08 mai 1945). Surpris par l’impondérable et ahurissante histoire Ferhat Abbas s’adressa au gouverneur général : << Mahatama Ghandi s’est rendu au palais royal Britannique sans n’être inquiété quelques temps après sa visite.

Cependant, censés être vos invités sommes arrêtés chez vous !…>>. Claquemurés pendant des semaines à la maison d’arrêt d’Alger, ils furent transférés à la prison militaire de Constantine que ce trio quitte le 16 mars 1946 à la faveur de la loi d’amnestie votée le 02 mars par la 1re Assemblée Nationale Constituante avant sa dissolution.

Malgré le grave grief reproché ce procès n’aura jamais lieu. Le régime colonialiste hors-la-loi démontrait ainsi son arbitraire et ses volte-face. Un mois après sa libération, réconforté plus que jamais par l’adhésion du peuple aux idéaux du Manifeste Algérien, Ferhat Abbas lance un nouveau parti l’ : Union Démocratique du Manifeste Algérien.

Cette formation relançait donc le mouvement nationaliste et tentait modérément de se faire entendre malgré les bruits de la guerre et les éxigences de la censure s’appuyant sur son appareil constitué par les anciens AML clandestins, apurés mais restructurés.

La sensibilisation se faisait par le biais de ses politiques et personnages qui se déplaçaient en rencontraient les populations dans les zones rurales reculées. Elle s’opérait aussi par des réunions, affichages, et la commercialisation des édtitions en milieux urbains.

A Sétif, la vente de la République algérienne (Organe du Manifeste Algérien) et El-Bassair (Organe de l’Association des Oulamas d’Algérie) est l’œuvre notamment des engagés et inlassables : Harbouche Hamlaoui, Khouiled Lahcène, Cherfa Mohamed alias Rouge (1) et Tounsi Lakhdar (2). Les deux derniers cités surtout subissaient les traques, les interpellations et les intimidations des policiers pour faire bannir de leur langage : << Demandez La République algérienne >> ? expression jugée par l’occupant à relents revendicatifs voire insurrectionnels.

Tantôt c’était Ferhat Abbas qui venait les libérer non sans se heurter avec le commissaire de police, tantôt c’étaient Benabdelmoumène Ali (Avocat) ou Bousdira Tahar qui se chargeaient de cette affaire.

Connaissant les méthodes et la haine des représentants du régime impérialiste à l’égard des algériens Ferhat Abbas recommandait à ces jeunes vendeurs plus de discrétion pour éviter les tirpitudes des policiers (3).

Par respect à sa personne, ces fougueux vendeurs "oubliaient" momentanément cette formule pour la reprendre : < Voici la République algérienne. Demandez La République algérienne > murent par la fibre patriotique en parcourant les pricipales et animées artères de la cité, aussitôt les sbires de l’occupant répliquaient par la manière forte (brimades, interpellations etc…) sans pour autant pouvoir affecter le courage de ces "crieux" (4).

Malgré les vitupérations, ces vendeurs écoulaient quotidiennement jusqu’à cinquante (50) journaux. La République algérienne était acheté par les algériens et les européens, tandis qu’El-Bassair sa clientèle n’était qu’algérienne, particulièrement les gens du M’zab et du Souf (5). A Constantine, la vente de ces journaux incombait à Med-Cherif Messaâdia suppléé par d’autres.

De collusion avec les Oulamas l’U.D.M.A combattait le colonialisme par les voies légales. Devant la tenacité de la France colonialiste qui, aucunément ne répondait ni à l’attente et espoirs des algériens, ni réservait la moindre considération à ses sollicitations, l’U.D.M.A durcit le ton, et davantage après le début de la guerre.

Mettant l’occupant à l’index comme toujours l’UDMA lancait un appel au calme le 02 novembre : << De graves événements viennent de se produire à travers le territoire algérien dans la nuit du 31 octobre au 1 novembre 1954. Et déjà la presse coloniale fidèle à sa tradition appelle à la haine et la répression. L’intervention de l’armée, la répression, les < ratissages > n’apportent aucune solution au problème algérien.

Le Bureau Politique de l’UDMA rappelle que, depuis des années il n’a cessé d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de mettre fin au régime colonial et de satisfaire les aspirations légitimes de nos populations. De la même manière, il a dénoncé la misère, le chômage, les violations systématiques de la loi, le mépris dans lequel est tenu le peuple.

Nos appels à la raison et à la sagesse n’ont malheureusement trouvé aucun écho dans les sphères gouvernementales. L’UDMA réaffirme la position doctrinale ; celle de rechercher, dans une atmosphère de compréhension, une solution acceptable pour tous.

En présence de la situation actuelle, Le Bureau Politique invite les populations européennes et musulmanes à conserver leur sang-froid, à analyser les faits avec lucidité pour éviter de céder à la panique et à la passion >>.

Trois jours plus tard l’UDMA adressait au Président du Conseil et au ministre de l’Intérieur le télégramme suivant :<< A l’instant où l’Algérie connait de graves événements Union Démocratique du Manifeste Algérien confirme au nom des populations musulmanes notre volonté de combattre régime colonial par moyens légaux et en parfait accord avec France démocratique Stop Eléments actuels sont conséquence d’une politique d’immobilisme, de conservatisme social et sabotage permanent de la volonté du législateur français Stop l’arbitaire érigé en système administration a muselé notre peuple faisant de l’Algérie le plus puissant bastion de la colonisation intégrale Stop Colonat omnipotent escompte de se consolider et faire échec à toute politique libérale à la faveur des récents deuils Stop Il s’obstine à dresser populations appelées à vivre ensemble par propagande criminelle appelant cyniquement à la répression et à la haine Stop Dénonçant en particulier attitude fédération maires d’Algérie qui menace gouvernement de se substituer à lui pour assurer ordre public par milices racistes Stop Demandons votre gouvernement réagir face menace féodaux et promouvoir nouvelle politique qui permettra solution problème algérien dans cadre paix sociale et institutions véritablement démocratiques Stop Déférente considération. Alger le 05 novembre 1954 Ferhat ABBAS Secrétaire général de l’U.D.M.A >>. (A).

A la Une de la République algérienne nr 46 du 12 novembre 1954 son Directeur politique Ferhat ABBAS prenait plume : << C’est le colonialisme qui provoque et alimente le désordre et la violence. Notre pays traverse une crise grave. Pour la deuxième fois, en moins de dix ans, les structures coloniales basées sur la plus dégrandante discrimination raciale font exploser la chaudière et nous mettent face au désordre.

Nous n’avons pas besoin de redire ici notre angoisse, notre tristesse et notre amertume devant de tels événements. Chacun peut l’observer. Les prépondérants pavoisent. Sur les larges colonnes, leur presse pourrie étale les malheurs des uns et des autres comme trophée de guerre. Ils hurlent leur haine et réclament les représailles et les châtiments.

L’Algérie, comme en 1945, est au seuil d’un grand drame. Les cercles gouvernementaux enfourchent le vieux mythe colonial. Par paresse, par lassitude, par sentiment d’impuissance, on opte pour des solutions de force. On pense qu’il est plus facile de mâter les tribus arabes que de limiter les profits d’une poignée de potentats qui ont basé leur puissance et leur fortune sur l’asservissement et la misère d’un peuple de neuf millions d’âmes, on croit sans doute qu’il est plus facile d’organiser des guerres coloniales contre un peuple qui ne mange même pas à sa faim, que de faire rendre gorge à quelques répus, de répartir équitablement les richesses du pays et de mettre fin à un système politique qui déshonore la démocratie et la République Française.

Notre position est bien connue. Elle ne souffre aucune équivoque. Nous continuons a être persuadés que la violence ne règle rien. Il était facile à M.Mittérand de dire que l’ordre doit être rétabli et que le seul responsable de cet ordre c’est l’Etat. Mais il me semble qu’il lui est plus difficile de reconnaître que le véritable devoir de l’Etat était de rechercher les causes profondes et inéluctables du drame.

Lorsque les représentants de cet Etat se montrent impuissants à promouvoir des réformes de structures, à arbitrer un conflit. Lorsqu’ils se montrent incapables de faire respecter leur propre loi ; lorsqu’ils trahissent les devoirs de leurs charges et se font complices de l’arbitraire, ils alimentent le désordre. Quand la loi est violée par ceux-là mêmes qui doivent veiller jalousement à son application, il ne reste plus aux victimes de cette forfaiture que l’alternative de se soumettre à l’injustice ou la combattre.

Quelle meilleure illustration que ces propos, à la veille du vote du Statut de l’Algérie en 1947, d’un député algérien du 1er collège, M. René Mayer, qui préconisait entre les représentants des deux collèges un accord préalable, disait : << Ce large accord peut seul créer et maintenir un climat de confiance dans lequel Musulmans et Européens ne craindront ni tricheries ni brimades>>. Or, avant comme après 1947, tous les hommes qui se sont succédés au pouvoir ont triché et brimé. Aujourd’hui l’aventure continue. M. Le Ministre de l’intérieur prétend que : << L’Algérie est la France >> et que nous sommes des citoyens français. Si cette affirmation correspondait à la réalité, pourquoi ce cliquetis d’armes, ces vombrissements d’avions, ces ronflements de tanks ? Pourquoi ces lois d’exception, ces communes mixtes, ce gouvernement général, ces territoires du Sud, cette Assemblée algérienne, remplie de mandarins incultes et inutiles ? Pourquoi ce double collège et l’élection des maires par une minorité raciale ?

<< Aussi longtemps qu’il y aura un homme dehors, disait Charles Peguy, la porte qui lui est fermée au nez forme une cité d’injustice et de haine >>.

Le bénéfice du droit commun, l’exercice de la souveraineté, l’accès de la fonction publique, nous sont interdits. La République française nous a fermé la porte au nez. Elle n’accepte de nous y admettre qu’avec une étoile jaune sur le dos en domestiques ou en mandarins, ce qui est exactement identique puisque seul le salaire différe. Il est temps de regarder ces vérités en face et de cesser d’entretenir des illusions et des fictions dangereuses.

M.Mittérand nous avertit, par ailleurs , que << derrière le gouvernement, tous les Français, qu’ils soient de la métropole ou de l’Algérie, se grouperaient pour défendre le bien commun, la terre commune, la République >>. Il est dans l’ordre normal des choses que quarante trois millions de Français disposant d’une puissante armée peuvent s’unir et contraidre neuf millions d’arabo-berbères à demeurer leur < propriété> leur < bien commun >. Ils peuvent les maintenir dans l’état de peuple conquis régi par des lois raciales et soumis à la bonne volonté d’un peuple maître.

En un mot leur force peut nous réduire à n’être que soldats pour défendre leur liberté et des contribuables pour grossir leur budget>> (B).

A la page 1 du journal du journal sus-visé on peut lire aussi : La colonisation est comme la guerre. Elle est foncièrement mauvaise. De même qu’on ne peut humaniser la guerre on ne peut d’avantage réformer et humaniser le régime colonilal : il faut le transformer, c’est-à-dire le détruire. L’échec qui a été fait à la loi promulguée par la France illustre magistralement cette réalité première. ©.

Lors de son discours prononcé le 15 avril 1955 à Jijel Ferhat ABBAS lance : << Il n’y a qu’un seul personnage qui soit hors-la-loi en Algérie, c’est le régime colonial lui-même >>. (D).

Les élus UDMA tentaient de se faire entendre à travers les tribunes politiques. leurs démélés et efforts ne trouvaient qu’une oreille sourde dans les cercles gouvernementaux et ceux des tenants de la colonisation d’où leur démission collective en décembre 1955. En quittant Sétif le 31 mars 1956 pour rejoindre l’Egypte le mot d’ordre de Ferhat ABBAS était : << l’adhésion massive à la révolution, et faire barrage au M.N.A >>. le 26 avril 1956 du Caire et dans sa première conférence de presse ABBAS Ferhat annonçait son ralliement au FLN.

Par cette annonce l’UDMA venait de disparaitre, dès lors ses dirigeants, cadres, militants et sympathisants s’exilaient, intégraient à titre individuel l’insurrection armée ou versaient dans la clandestinité en poursuivant leur activisme au profit du Front. D’autres l’avaient fait dès le début de la guerre. Bon nombre seront arrêtés et emprisonnés d’autres tomberont en martys dans les champs de batailles, ou sous les balles assassines ou seront portés disparus à jamais. Citant quelques uns mais au risque inéluctable d’oublier d’autres il eut :
- ABBAS Allaoua (réhabilité en 1973), Boumendjel Ali, Belkired hacène, Bendiar ahmed, Bensaci rabah, Boussaha kacem dit brahim (Mozabite), Chiah lakhdar, Cherfa Mohamed dit rouge, Harbouche Hamlaoui, Kermali El-Khier, Khelifi Med, Khouiled lahcène, Lahoua abderrahmane, Maiza ali, Maiza khoutir, maitre Medeghri, Sebaihi Brahim, Zayour Abdellah…etc…

Maintes figures locales, régionales voire nationales politico-militaires sont issues de l’ex UDMA ou étaient proches de celle-ci, nommant les propablement toutes car la liste étant allongée .
- Boumendjel ahmed, bouyoucef cherif, boutarine kada, benabdelmoumene ali, Djemame med-el-hadi, Dhobb Abdelkader, francis ahmed, hakimi mahmoud, mostefai el-hadi, rahal abdellatif, saadane cherif, satour kaddour, yaker el-ayachi, haroun ali, smati mustapha, bousdira tahar, louamri el-khier, merien lakhdar, benhabylès saddek ben amor, bencherif ahmed (colonel), benadid ahmed (médecin personnel du colonel Amirouche), kaid ahmed (cdt) mahmoud cherif (colonel), medeghri ahmed (major), messaadia med-cherif (commandant) et sfaksi med-salah (capitaine de zone). Durant son existence (1946-1956) cette formation n’a eu cesse d’attirer vainement l’attention de la france colonialiste de mettre fin à son hégémonie en Algérie par des moyens légaux et pacifiques. Cependant, devant l’obstination de l’occupant, elle fondra pour ajouter son eau à l’indomptable fleuve FLN dont la ravageuse crue chariera le mythe colonial et le noyera à tout jamais en Algérie.

Le crédo politique des hommes cités dans le présent article, celui des omis et autres anonymes, était l’indépendance de l’Algérie.

M.F.TOUMI.

Notes : (1) - Trois martyrs de la Révolution. (2) - Fidaï encore en vie au 28 avril 2009, âgé de 76 ans. (3/4/5) - Témoignage de Tounsi Lakhdar (voir 2). (A/B/C) - La République algérienne nr 46 du 12 novembre 1954. (D) - Une autre Algérie/Ferhat Abbas/ par Benjamin Stora et Zakya Daoud, page 219.


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Réactions

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mardi 26 octobre 2010 à 14h36, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 03/05/2009 00:10 Mis à jour : 03/05/2009 01:26
Re : L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nati…
Monsieur Toumi, merci beaucoup pour ce résumé qui retrace 10 ans de lutte d’un mouvement ayant marqué l’histoire de l’Algérie et marque jusqu’à nos jours beaucoup d’Algériens. Seulement, l’Histoire est une science, elle sert de repère pour ne pas tomber dans les erreurs du passé. C’est justement concernant ces erreurs que je dois m’intervenir. Tous les mouvements nationalistes dans le monde ont été conduits par l’intelligentsia sauf en Algérie où des populistes souvent sans instruction, sans culture, sans bagages, sans projet d’Etat clair (et tout ça ce n’est pas de leur faute), mais courageux, déterminés et confiants en l’avenir ce dont manquaient beaucoup d’intellectuels de l’époque. Ferhat Abbas et son groupe auraient dû s’inspirer de la nature humaine, tout simplement, qui refuse tout attachement à un corps étranger ; ils auraient dû être claires, le peuple algérien ne comprenait pas l’autonomie dans le cadre français ou le combat d’un projet indépendantiste prônait par le PPA, il se sent étranger à cette politique. Voici une erreur de taille dont le peuple algérien paie les résultats jusqu’à nos jours. Un peuple, comme un avion, doit être conduit par des gens compétents, instruits s’inspirant des valeurs ancestrales du peuple. Quand on marche contre ces valeurs ou on les trahit le résultat parle de lui même dans l’Algérie d’aujourd’hui.

Merci _ ;-B ;-O
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invité(e) Posté le : 03/05/2009 09:53 Mis à jour : 03/05/2009 10:34
Re : L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nati…
Merci à vous aussi, nous ne faisons qu’essayer de retracer l’histoire de ces hommes que l’on considère à tort comme des traîtres à la nation….M.F.TOUMI

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invité(e) Posté le : 04/05/2009 04:25 Mis à jour : 04/05/2009 10:37
Re : L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nati…
Merci pour toutes ces informations :

Monsieur Toumi, peut-etre il y a une erreur concernant Abbas Allaoua qui était militant au PCA et non à l’UDMA.

pour le reste j’ai deux questions :
1- Est-ce que le militant Bousdira Ahmed est de Jijel et si c’est le cas avez-vous des informations lui concernant ?

2 Est-ce que les témoignages que vous citez sont les votre. (veuillez m’excuser pour ces questions peut-etre "opportunistes" )

Merci

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invité(e) Posté le : 05/05/2009 10:25 Mis à jour : 05/05/2009 11:58
Re : L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nati…
C’est avec plaisir que je réponds à vos questions :
1°)- Abbas Allaoua est le neveu de Ferhat Abbas.Pharmacien à Constantine. Conseiller Municipal UDMA dans la même ville.
- Sources : Témoignage d’une personne ayant connu et côtoyé Allaoua.
- Une autre Algérie/Ferhat Abbas/ par Benjamin Stora et Zakya Daoud, page 231.

2°)- Bousdira Tahar est le neveu (côté soeur) de ferhat Abbas. Dentiste à Sétif. Interné au camp du Djorf après le 08 mai 1945. Quant à Bousdira Ahmed je ne vois point son nom dans l’écrit.

3°)- les témoignages, concernant les dépassements de la police colonialiste, les interventions de Ferhat Abbas, Benabdelmoumene Ali et Bousdira Tahar pour les faire relâcher, le nombre de journaux vendus et la clientèle etc…ont été recueillis par nos soins auprès de M. Tounsi Lakhdar, ex vendeur de la République alglérienne et El-Bassair alors qu’il était tout jeune. Après le début de la guerre il devient Fidaï. Il est encore en vie, âgé de 76 ans, demeurant à Sétif centre.

Je crois bien avoir répondu à vos questions ! Sinon, je demeure toute ouïe pour vous. M.F.TOUMI.

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invité(e) Posté le : 06/05/2009 10:36 Mis à jour : 06/05/2009 11:09
Re : L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nati…
j’attends toujours votre réponse !…MFTOUMI

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invité(e) Posté le : 06/05/2009 19:33 Mis à jour : 06/05/2009 20:45
Re : L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nati…
Cette formation que vous faites ressortir du néant n’a rien fait pour l’Algérie, elle se contentait de continuer à suivre la politique de son leader qui croyait au miracle, il n’a adhéré au FLN que par peur d’être liquidé jamais par conviction….un lecteur

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invité(e) Posté le : 07/05/2009 03:51 Mis à jour : 07/05/2009 05:04
Re : L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nati…
Bonjour Monsieur Toumi,

Merci pour votre réponse très claire et constructive. Concernant Bousdira, je vois maintenant c’est qui, merci pour la précision. Quant au Chahid Abbas Allaoua, vous avez raison et moi aussi, parce que au départ le chahid dans les années quarante militait avec le PCA et ensuite il intégra UDMA.
Au final J’ai vu que vous avez poster plusieurs articles sur Abbas et certaines informations sont inédites est-ce que vous comptez publier ces témoignages dans un livre ou non ? Merci


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invité(e) Posté le : 07/05/2009 10:22 Mis à jour : 07/05/2009 12:42
Re : L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nati…
Bjr….Je n’ai nullement l’intention d’écrire un livre encore moins de faire publier ces informations je le fais pour le plaisir d’informer pas plus….ça pourrait peut être aider les gens.M.F.TOUMI

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invité(e) Posté le : 17/05/2009 12:45 Mis à jour : 17/05/2009 16:09
Re : L’UDMA 10 ans de militantisme pour la cause nati…
merci de votre article du 2.5.2009
je voudrai savoir le grade et la datte precise de la mort du chahid lahoua abderahmane et les noms et adresse de ces compagnons qui sont en vie merci

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