L’artiste peintre Attika Boubezari

Née le 2 mai 1959 à Alger. Originaire de Jijel une ville côtière comme Alger. Diplômée de l’Ecole nationale des beauxarts d’Alger (ENBA) en 1984. Diplômée de l’Académie des Arts et Design de Pékin (Chine) en 1987. Octroi du Prix Anthony Van Dyck 2007 par l’Association Italia in Arte. Octroi du Prix Trofeo de la peinture, sculpture et graphisme « Parigi Eiffel ». Octroi du « Prix le Louvre » par l’Association culturelle et artistique Athena. Octroi de la coupe de l’Année Artistique contemporain 2008 par l’Académie Sévériade. Clasée en troisième position à l’exposition du 14-16 mars 2008 à l’hôtel Carlos V Alghero.
Octroi du double Prix « Michel-Ange Buonarroti 2008 » et du « Droit de l’Homme », par l’association Italia in Arte. Octroi du Prix Fine work, 3e position « ICDC 2008 » (concours international du Design de la monnaie au japon). Octroi du Prix du Mérite artistique 2009 par l’Académie Sévériade. Œuvre sélectionnée pour l’exposition culturelle du Monaco Muséum à l’aéroport de Nice, intitulée « Socle Brisé ». A participé à l’exposition de Cyprus Art 2002, œuvre intitulée « La Porteuse de l’Espoir » représentée sur leur catalogue et leur site.
Participation à l’exposition des 1re et 3e éditions de la Compagne internationale de l’art et la solidarité (Originales Solidarios Association) en 2002 et 2004 dans plusieurs villes d’Espagne. Œuvre représentée sur le Dictionnaire Encyclopédique International d’Art Moderne et Contemporain 2OO3 intitulée « La tempête Imprévue », maison Alba. Œuvre représentée sur le Dictionnaire Encyclopédique International d’Art Moderne et Contemporain 2009 intitulée « Acculement », maison Alba. Participation au concours international des arts plastiques de l’association culturelle Valentin Ruiz Aznar en Espagne, œuvre intitulée « Printemps ». Participation au FIAR 2009, 2e Festival international de l’art de Rome avec les œuvres intitulées « Ascension » et « Chemin », avec œuvres référencées sur leur catalogue.
Entretien avec l’artiste peintre Attika Boubezari
« L’art, c’est un moment de vérité » L’artiste peintre Attika Boubezari revient d’Italie où elle a dernièrement reçu le Prix du mérite artistique. Le palmarès de cette grande artiste originaire de Jijel est riche de titres et de distinctions. Cette diplômée de l’Ecole des beaux-arts d’Alger est également diplômée de l’Académie des arts et design de Pékin.
Propos recueillis par Kader B. et Yasmine A.
Le Jour d’Algérie : Vous venez de recevoir un prix en Italie…
Attika Boubezari : Oui, c’est le Prix du mérite artistique 2009 décerné le 7 juin dernier à Milan par l’Académie Sévériade. C’est un prix du public et aussi de la critique que cette Académie décerne aux artistes peintres, aux écrivains, aux poètes… Le choix du jury se fait par rapport à une œuvre soumise à une critique artistique. Le jury prend en compte également les activités de l’artiste durant l’année écoulée.
Vous qui connaissez bien l’Italie, pourriez-vous nous faire une comparaison avec l’art en Algérie ?
Il y a bien sûr des différences, mais je ne peux pas comparer entre les deux cultures. C’est comme si vous me demandiez de faire une comparaison entre le couscous et la pizza. Chaque pays a ses spécificités et sa manière de voir et de concevoir l’art et nous devons accepter ces différences. Reste que l’Occident, en général, est en avance dans plusieurs domaines et que nous sommes en train de découvrir l’art, parfois à travers les Occidentaux.
Votre formation artistique en Chine, influe-t-elle sur votre peinture ?
Il y a des moments où les influences ressortent, mais peut-être de manière indirecte. Cela dépend des moments ; parfois je suis décidée et parfois je suis timide. Par moment l’inspiration est là et des fois il faut beaucoup travailler et chercher pour réaliser un tableau. Il y a ainsi des moments très fertiles où je travaille sans arrêt et des moments où je me force à travailler parce qu’il faut terminer un tableau. L’artiste est touché par tout ce qui se passe dans la société et cela ressort dans ses œuvres.
Comment définir votre style ?
Quand je suis devant une toile vierge, vient ce que j’appelle le moment de vérité. Je fais le portrait, parfois je suis paysagiste… Mais mon style et surtout abstrait. En vérité, et quel que soit le style, j’essaie plutôt d’interpréter une pensée et de passer un message. La critique d’art italienne Rita Pengo a écrit que dans certaines de mes œuvres « il y a une idée, une âme et une pensée ».
Et les femmes dans vos œuvres ?
A vrai dire, j’utilise trop de figures féminines. Mais je ne voudrais pas personnaliser la femme car mon sujet c’est l’être humain en général. J’utilise la femme uniquement pour sa sensibilité.
Des couleurs préférées ?
Marasa a dit de moi : « Elle traduit son message avec cette fumée de couleurs ». C’est vrai par ailleurs qu’on ressent toujours une émotion et une sensibilité. Je n’ai pas de préférence de couleurs et le choix dépend des périodes. Mais si on insiste pour connaître ma couleur préférée, je dirai que c’est le bleu, la couleur du ciel et de la mer. Je suis de Jijel une ville côtière comme Alger. Aussi, j’aime beaucoup la mer sur laquelle je porte un regard profond et lointain.
La toile est votre support de prédilection ?
Je travaille le plus souvent sur la toile, avec de la peinture à l’huile et l’acrylique. Je travaille également sur d’autres supports et même sur ordinateur grâce à des logiciels conçus pour cela. Mais avec une imprimante, cela devient davantage une question de technique que d’art proprement dit. Je suis ouverte aux nouveautés mais je me vois mieux en contact direct avec la toile, en train de réaliser un travail avec mes mains.
Généralement, un tableau demande combien de temps ?
Cela dépend. Je peux mettre deux jours, comme je peux rester une semaine ou plus. Si je suis déterminée et l’idée est prête, l’exécution suit très vite. Derrière tout cela, il y a une sensibilité pour quelque chose. C’est aussi une affaire d’inspiration et parfois il faut du temps pour qu’un tableau trouve sa place.
Quand vous regardez un de vos anciens tableaux, avez-vous parfois envie d’y apporter des retouches ?
Tout artiste vous dira que n’importe quelle œuvre est une esquisse et qu’elle n’est jamais terminée. Mais bon, on est obligé de s’arrêter à une certaine étape et de passer à autre chose.
Une de vos œuvres réalisée en 1987, s’appelle « Tempête imprévue »…
Une tempête, cela arrive au moment où l’on s’attend le moins. Ce n’est pas vraiment dans le sens d’une tempête comme le tsunami, mais plutôt dans le sens d’un sentiment avancé de quelque chose qui va arriver et qui n’est pas encore déterminée.
Une conclusion artistique ?
Je souhaiterai que l’art et la culture continuent à se développer en Algérie et que l’artiste, l’écrivain etc., trouve sa place. Il faut rendre à César ce qui appartient à César.
K. B./Y. A.



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