L’euro est à peu près condamné

Les positions de l’euro s’affaibliront mais il ne s’agit pas de son échec ni de l’échec de l’eurozone en général, indiquent les experts en commentant la déclaration de l’économiste en chef de la Banque royale d’Ecosse présageant la mort clinique de la monnaie européenne. Cela est dû, à son avis, aux actes inefficaces et le plus souvent – à la passivité des régulateurs européens. L’économiste de la filiale londonienne de VTB-Capital Neil MacKinnon partage cette opinion. Il a dit, en particulier, à notre correspondant : Les gouvernements européens sont entièrement responsables de ce qui s’est produit. Ils ne parviennent pas des années durant à gérer les dépenses publiques. Cela concerne tout particulièrement la Grèce. Les autorités de ces pays devraient s’accuser au lieu de déposer la responsabilité sur les agences de notation. Les marchés sont désorientés par crainte de défaut de paiement. Plusieurs analystes font des pronostics pessimistes en prétendant que l’union monétaire est à moitié désintégrée. Les passions au marché s’exacerbent. D’aucuns qualifient les pronostics pessimistes de spéculations, d’autres – d’élément d’un complot, dit l’économiste en chef de la compagnie « Finam Management » Alexandre Ossine : On essaie de refroidir le zèle des spéculateurs. Les banques accomplissent la volonté des structures d’Etat. Les agences invoquent les arguments analogues en baissant les notations. Elles stimulent les autorités des pays européens à précipiter la consolidation des efforts. C’est aussi un élément des activités des structures de régulation au niveau international. L’Ecosse fait partie de la Grande-Bretagne, alliée des Etats-Unis. Donc, il existe l’interdépendance politique. Les Etats-Unis et le FMI se sont toujours prononcés pour que les structures européennes soutiennent plus activement leur marché. L’affaiblissement de l’euro est également avantageux, surtout lorsqu’il faut monétiser la dette. Les indices enregistrés en Allemagne confirment que la situation autour de l’euro et la crise de l’eurozone a plusieurs aspects. L’Allemagne a tiré pendant la crise les bénéfices de 20 milliards d’euros en baissant le taux de refinancement des obligations, indique l’analyste en chef de la banque allemande Bremer Landes Bank Volker Helmeyer. Les analystes se montrent unanimes : le défaitisme est infondé. Par contre, l’union se consolidera après le règlement de la crise. Les délégués au sommet extraordinaire de l’UE élaboreront jeudi une attitude stratégique.



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