L’hôpital de Taher souffre d’insuffisances

Construit en préfabriqué au milieu des années 1980, l’établissement public hospitalier Saïd-Medoub de Taher souffre d’un certain nombre d’insuffisances qui constituent des entraves majeures pour son bon fonctionnement. Dans un rapport, la commission de la santé relevant de l’Assemblée populaire de wilaya a fait un constat critique sur la réalité de cet établissement hospitalier. La commission a déploré le déficit dont souffre l’hôpital en médecins spécialistes et en paramédicaux, ce qui pénalise lourdement les malades au sein de cet établissement dont le services des urgences est constamment en chantier.
Le rapport a soulevé par ailleurs le problème de l’insécurité, notamment durant la nuit, au niveau du service des urgences. Un médecin nous a affirmé que certains de ses collègues ont été agressés par des truands et des accompagnateurs de malades.La commission de la santé a également fustigé le manque de scanner et d’une table orthopédique ainsi que la vétusté du matériel médical existant. Un état du fait qui se répercute sensiblement sur le rendement du staff médical qui, faute d’une équipement médical suffisant, est contraint d’évacuer les malades vers l’hôpital Mohamed-Sedik-Ben- Yahia ou le CHU de Constantine avec tous les risques encourus. Des malades qui attendent d’être opérés depuis plusieurs mois n’ont pas manqué de s’interroger sur le fonctionnement « énigmatique » du bloc opératoire dont la mise en œuvre obéit, selon eux, à des considérations… douteuses. Il convient de signaler que l’eau potable est une denrée rare au sein de cet établissement dont la « durée de vie » est expirée, selon certains. Une pénurie qui accentue davantage le calvaire des malades qui ne cessent d’attirer vainement l’attention des services concernés. B. Inès



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