« L’indigène type » dans l’imaginaire collectif français pendant la colonisation

Par BKAID
La photographie, les bandes dessinées, les illustrations de presse et de manuels scolaires ont joué un rôle non négligeable dans le façonnement de l’opinion publique française pendant la colonisation, en usant de mythes pour inventer et dessiner « l’indigène type » à travers un système de hiérarchisation des races qui renvoie au propre système de valeurs de l’Occident. Grâce à toutes sortes de subterfuges et de trucages, l’image du colonisé type s’est imposée, « l’indigène » est montré couramment comme arriéré, sale, vicieux, voleur, con, etc., et la « fatma »
reproduite très souvent dans des positions lascives, dévoilées et même dénudées. L’engouement du colonisateur est d’autant plus grand que l’image réfléchie s’imbrique explicitement dans son projet de domination, son rêve de pulvériser l’Autre : le dominé, « Celui qui a perdu sa terre et qui, par conséquent, doit encore perdre son âme », écrivait Abdelghani Megherbi (les Algériens au miroir du cinéma colonial, Alger SNED, 1982).
Vous trouverez ci-après 44 illustrations ou représentations caricaturales des colonisés, destinées particulièrement aux « métropolitains », incitaient à l’humeur, la fantaisie, l’exotisme, au rêve, mais rarement à l’indignation.



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