LA COMMUNE ET LA COMMUNICATION

LA COMMUNE ET LA COMMUNICATION.
Par B.M : un fonctionnaire de la commune de Jijel*
INTRODUCTION :
L’animation des collectivités locales s’articule autour des besoins premiers de l’individu : sa sécurité, sa tranquillité, sa qualité de vie. La municipalité est aussi pour cet individu citoyen, un centre de services : les activités culturelles ou sportives, l’enlèvement des ordures, l’éclairage des rues, l’entretien des routes, l’éducation des enfants.
Elle lui offre des activités récréatives, de nature sportive ou culturelle. Et surtout lui propose un cadre de vie. Pour les autorités publiques, la ville est un centre administratif qui doit veiller à la cohésion du groupe par l’imposition de balises et de règles du jeu, par des lois et règlements. La ville est enfin le lieu où s’exprime les ambitions politiques, les querelles idéologiques, les philosophies diverses d’organisation sociale, la diversité des valeurs et les enjeux locaux. Toutes ces facettes de la réalité municipale s’activent autour de systèmes de communication particuliers à chacune d’elle. Les autorités municipales, par exemple, utilisent diverses techniques de communication pour entretenir le dialogue avec les administrés. La rencontre personnelle active dans les petites communes, l’utilisation des journaux municipaux, en passant par les banderoles pour annoncer les fêtes populaires et les événements sportifs, constituent différentes approches de communication. Comment dès lors, la communication peut-elle servir la cohésion d’un milieu de vie et la complexité de la réalité municipale ? A travers ce modeste travail, ayant consacré l’obtention d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en management des collectivités locales, qui comportera quatre chapitres, nous allons essayer de démontrer, l’importance et l’utilité de la communication dans la gestion de la commune, en tant que collectivité locale décentralisée. Dans le premier chapitre, nous étudierons la nécessité d’une politique de communication municipale, ses outils et ses enjeux. Nous consacrerons le second chapitre à la présentation de la commune et ses pratiques communicationnelles actuelles, dans le troisième chapitre, nous proposerons une action à entreprendre au sein de la commune où nous exerçons depuis plus de vingt deux ans, et enfin le dernier chapitre aura trait à l’élaboration d’un plan de communication, Qui traduira en termes de communication l’action projetée. Il est à signaler, sans trop de détail, que nous avons rencontré d’énormes problèmes lors de l’élaboration du présent Mémoire, et particulièrement au niveau des responsables de la municipalité
CHAPITRE I :
La nécessité d’une politique de communication municipale :
Toute entreprise, institution ou structure administrative est normalement régie par un ensemble de politiques. Ces politiques, qui établissent les lignes directrices, les grandes orientations et définissent les balises à l’intérieur desquelles s’exercent de multiples fonctions, sont le reflet de la philosophie de gestion de l’organisation et l’expression même de sa vision de développement. Or, la communication municipale ne fait pas exception à la nécessité d’être balisée par des paramètres et des énoncés d’orientation contenus dans un cadre d’intervention de la politique de communication. Ce cadre, c’est la politique de communication.
A/ Qu’est ce que la communication ?
Quelqu’un a dit : « On ne peut pas ne pas communiquer ». Mais il arrive trop souvent qu’on communique trop et mal…avec les meilleures intentions du monde. La communication est un processus complexe. De nombreuses variables entrent en jeu, Qui tiennent tant du domaine des relations humaines que du domaine organisationnel. Tout le monde s’accorde à dire que la communication est un processus relationnel, car qui dit communication dit échange, contrairement à l’information qui est un processus unidirectionnel. Dans l’échange de la communication, on trouve un dynamisme entre deux acteurs actifs : l’émetteur d’une part et le récepteur de l’autre.
L’émetteur : A une attitude aussi importante que le message qu’il veut véhiculer. Sa façon de dire les choses, l’opinion qu’il a de son interlocuteur, ses intentions, tout cela transparaît de façon non verbale. « Ce que tu es parle si fort que je n’entends pas ce que tu dis », répète souvent le grand communicateur Laurent Laplante. « Cette composante non verbale est
Perçue par le récepteur et influence l’impact du message.
Le récepteur : ce n’est pas un réceptacle passif. Il reconstruit à sa façon le message qu’il reçoit ; il émet, en général intérieurement, des opinions sur ce qu’il entend et il retient ce qui fait son affaire. Les gens ne réagissent pas en fonction de la réalité des faits, mais de la perception qu’ils ont de ces faits À suivre …



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