LETTRE AU NOUVEAU MINISTRE DE L’INTERIEUR

lundi 28 juin 2010
par BENKAM

Nous avons l’honneur de venir auprès de votre haute personnalité, vous qui aviez passé toute votre vie professionnelle, dans la gestion des collectivités locales, solliciter votre intervention, aux fins de diligenter une commission d’enquête au niveau de la wilaya de Jijel, qui aura à mettre à jour les pratiques clientélistes et népotiques, en matière de gestion de la carrière des fonctionnaires locaux, et particulièrement la situation insupportable, tant sur le plan professionnel que socio familial, des cadres administratifs et techniques, vivant une marginalisation honteuse.

En effet, nous nous retrouvons réduits au statut de simples spectateurs passifs de la vie de notre wilaya, voyant ainsi notre potentiel réduit à néant. Par cette sollicitation, nous voulons attirer votre bienveillante attention et vous faire part de la réalité de notre condition, réalité qui n’a certainement aucun rapprochement avec celle qui a toujours été rapportée par les services de la wilaya. Inadmissible, insistons nous : Combien d’énarques et de cadres techniques ne trouvent même pas de bureau ou passer leur journée pour laquelle ils sont rétribués, après avoir capitaliser plus de 25 ans de service au niveau de l’administration générale de la wilaya et des communes. Vos rencontres récentes avec messieurs les walis de la République, ainsi que les directives que vous leur aviez instruites, font revivre en nous l’espoir et les rêves que nous avions au départ, au tout début de notre vie professionnelle. Nous aurions aimé, nous aussi, être au devant de la scène, comme certains privilégiés qui n’ont pas forcément fournis plus d’efforts que nous pour y arriver.

Ce qui est d’autant plus regrettable, c’est que la majorité des honnêtes fonctionnaires, triment à longueur de journée pour essayer de survivre jusqu’au lendemain et voir ensuite comment renouveler leur quotidien. Monsieur le Ministre, nous vous prions d’user de vos prérogatives, afin d’asseoir une équité qui a grandement fait défaut. Aujourd’hui, au niveau des institutions publiques de la wilaya de Jijel, il relève du miracle d’obtenir un emploi stable sur la seule base du mérite ou de la compétence. Non, cela n’existe plus. Il y a désormais d’autres conditions pré requises, qui n’ont rien à voir avec le profil académique et professionnel du postulant. Monsieur le Ministre, nous avons essayé, à travers cette missives, de vous faire part de notre vécu quotidien, amère et désabusant. Puissiez vous ajouter à votre noble mission de réhabilitation de l’action publique, le retentissement, que nous souhaitons salutaire, de votre intérêt porté aux cadres de l’administration, à travers une réaction conséquente à la hauteur de nos attentes.

Nous fondons une grande partie de nos espoirs sur votre réaction, et attendons impatiemment. Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre respect.

Signé : Un groupe d’Ingénieurs, Architectes et administrateurs, en chômage technique


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Réactions

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mardi 23 novembre 2010 à 22h53, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 28/06/2010 03:52 Mis à jour : 28/06/2010 04:41
Re : LETTRE AU NOUVEAU MINISTRE DE L’INTERIEUR
Monsieur le Ministre,la solution de cet épineux problème réside dans le limogeage pur et simple du Wali qui se substitue au bon Dieu sur terre…

Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 28/06/2010 23:47 Mis à jour : 28/06/2010 23:59
Re : LETTRE AU NOUVEAU MINISTRE DE L’INTERIEUR
Merci pour ce travail d’information et de sensibilisation. Notre modeste expérience dans le secteur de la fonction publique, nous permet de confirmer que les objectifs et missions des services publiques, ne sont pas définis avec toute la clarté requise. Ainsi, d’une part, les priorités entre les diverses actions publiques exercées ou envisageables ne sont pas définies ; d’autre part, la répartition des fonctions administratives ne s’effectue pas avec toute la rationalité attendue. Les raisons sont claires, impliquant un dispositif législatif et réglementaire incomplets, dépassés et souvent mal appliqués. La culture administrative acquise depuis l’indépendance, est fondée sur le « patronage » (système des protections politiques) et non sur le mérite ; de ce fait, elle n’est nullement orientée vers l’amélioration continue des performances et de la qualité des prestations des services ;
Par ailleurs, et par faute d’une définition claire, ou d’une répartition satisfaisante des missions dites LOCALES, aggravées par un pouvoir de substitution illimité, celui du wali en l’occurrence, l’organisation de l’administration publique présente de nombreuses lacunes qui sont autant des sources de gaspillage que de contre-performance. Le cadre éthique public est fortement dégradé, et les principes qui doivent guider l’action publique sont perdus de vue ou négligés. Ainsi, la pratique de pot-de-vin, la corruption, le trafic d’influence, l’abus de pouvoir, et le détournement de deniers publics rongent notre administration, ce qui induit une détestable image du secteur public ainsi qu’un grand fossé entre les citoyens et leur administration.
Pour ne pas trop s’étaler sur les dysfonctionnements de notre administration locale, l’urgence de réconcilier le citoyen avec son administration s’impose. Les méthodes de gestion publique doivent être modernisées et adaptées en accordant la priorité à la gestion des ressources humaines, des finances publiques et de l’information. L’administration publique en général, et la gouvernance locale en particulier, doivent se mettre au service des usagers et respecter les lois pour assumer correctement les fonctions qui leurs sont assignées, et ainsi contribuer à la restauration de l’image de notre administration. En terme clair, il s’agit là d’une véritable thérapie contre la léthargie dans laquelle plonge l’administration publique locale. Les scandales rapportés par la presse nationale, ont eu le mérite de révéler les caractéristiques d’une administration où le gaspillage et la contre-performance sont hébergés. Ils ont en outre démontré que la culture administrative doit être orientée vers le mérite et le contrôle des résultats, c’est-à-dire vers l’amélioration continue des performances et la qualité des prestations de service. Il demeure entendu que le spectre des prétentieux, gangrène le service public. Nous terminons par cette tare d’un chef de service de l’état civil de la commune de Jijel, chef lieu de wilaya, qui inscrit sur le registre la lettre –t- majuscule à la place de la lettre –z- imaginez, et jugez de vous-même.
Signé : Adil, un ancien Enarque.

Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 29/06/2010 10:54 Mis à jour : 29/06/2010 13:45
Re : LETTRE AU NOUVEAU MINISTRE DE L’INTERIEUR
Pauvres jijelis….ce nouveau ministre de l’intérieur est un pur produit du système….formé au MALG il a tjr servi les différents systèmes dépostiques qui se sont succédès ds ce pays…..******comme l’a si bien dit El-Khadafi….Un Snipper

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