LORSQUE LE MAIRE DE ZIAMA PARLE

Nous avons désormais la conviction que nous sommes restés sur notre faim, s’agissant des actions concrètes à entreprendre pour relever les défis qui se sont toujours posés aux responsables locaux, notamment les élus, et particulièrement les chefs des exécutifs communaux : Les P/APC. Il n’ y a pas mieux que le langage de la vérité pour convaincre, et de ce point de vue, on a été régalé à travers quelques écrits parus sur le Net. L’apologie et le mensonge font, chez les représentants du peuple, office de communication publique, et que le commun des mortels observe l’écart important entre ce qui se dit et ce qui se fait.
Par M. Tambouche de jijel.
Aujourd’hui, c’est le Maire de Ziama qui ose communiquer, en répondant à un article paru dans le quotidien el Watan, pour enfin rompre le silence, sans apporter l’infime éclairage sur l’état de nos villes, grandes et petites. Pour mémoire rétrospective, nous publions un article paru il y’a plus de quinze mois, adressé au Maire de la capitale de la Wilaya, la coquette ville de Jijel. Nous invitons les internautes à une lecture objective de cette mise en garde amicale En guise d’introduction, nous disons que l’histoire de la gestion de nos collectivités locales en général, et celle menée à Jijel en particulier, nous donnent un devoir de vigilance vis-à-vis de nos élus.
Vous savez sans doute mieux que moi monsieur le Maire, pourquoi je me permets de vous adresser « cette mise en garde ». C’est parce que depuis plusieurs décennies, le jeu politicien qui a cours dans notre ville ne nous avait donné que des responsables irresponsables, des gens à la compétence non avérée qui se sont occupés de tout sauf de la ville, des gens qui, manifestement, n’avaient aucune ambition pour leur cité.
Vos tâches sont immenses car à Jijel, tout est prioritaire. L’assainissement, l’éclairage, les infrastructures, les routes, la santé, le travail, tout ce qui touche le quotidien, etc. Certains domaines ne relèvent peut être pas directement de vos compétences mais vous devez être l’avocat de votre ville auprès de toutes les instances publiques, mais surtout, il faut impliquer les citoyens dans la gestion de la ville. Tenez-leur un langage de vérité. Ce serait même tout indiqué que vous organisiez une sorte d’états généraux de la ville. Ecoutez toutes les couches de la population, toutes les catégories socioprofessionnelles, Mais n’acceptez d’être l’otage de personne.
Il faut surtout refuser cette idée consistant à faire croire que la politique à Jijel se résume à distribuer des marchés à quelques uns ou à leur accorder des privilèges indus. Ne vous leurrez pas par votre mandat en pensant au sénat, ce serait le moyen le plus rapide d’échouer et ce serait inélégant et indécent. La bonne gestion est un gage essentiel de réussite, Il faut mettre de l’ordre dans la ville qui n’a plus de trottoirs. Chacun s’installe n’importe où, n’importe quand et n’importe comment.
Jijel ne mérite pas l’état d’abandon et d’oubli dans lequel l’ont plongé tous ceux qui se sont succédé à la tête de la municipalité depuis bien des années. Jijel est une ville aux énormes potentialités, et devait par conséquent être une référence à l’échelle nationale grâce à sa position géographique. Ce que je dis de ma ville que j’aime, j’aurai pu le dire de toutes les autres villes Algériennes, et c’est d’autant valable pour les autres maires, qui devraient en principe faire la même chose. Ne pensez surtout pas que j’ai un préjugé défavorable vous concernant, votre équipe et vous, alors que vous êtes au tiers de votre mandat. Ce ne serait pas objectif de ma part parce que je n’ai pas de raison particulière de ne pas vous faire confiance, car je ne vous connais même pas. Mais je n’ai aucune raison de vous accorder une confiance absolue parce qu’à Jijel, on nous a habitué au pire. Parce qu’aussi, la citoyenneté, c’est la vigilance, la prévoyance, la lucidité, l’alerte, le doute. Ce doute qui conduit au pessimisme de l’intelligence et à l’optimisme de la volonté. Car il y’a toujours une marge entre ce qu’on doit faire et ce qu’on peut faire, entre ce qu’on peut faire et ce qu’on veut faire.
Monsieur le Maire, il suffit de vouloir ce que vous devez et vous le pourrez. Vous savez, monsieur le Maire, les citoyens savent être reconnaissants si l’on se montre loyal envers eux, et même si l’exercice n’est pas facile parce que la tâche n’est pas aisée, dévouez-vous et la postérité vous rendra justice.
« Nous louons les gens à proportion de l’estime qu’ils ont pour nous » « Montesquieu »



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