La bataille de Seddat, Il était une fois El Baraka

lundi 3 novembre 2008
par BENKAM

Le 7 octobre 1955, à 10h du matin, un accrochage est intervenu au lieu-dit « Seddat » entre un groupe de moudjahidine composé de 22 éléments sous le commandement du chahid Dakhlil Mokhtar dit « Baraka » et des soldats de l’armée colonialiste. Au cours de ce combat, de lourdes pertes ont été infligées à l’ennemi et c’est au cours de ce même combat que le moudjahid Bouheroune est tombé au champ d’honneur. A la suite de cet accrochage, les moudjahidine ont entrepris une série d’opérations. Ainsi, le 10 octobre 1955, les moudjahidine déposent une bombe aux PTT de la ville de Taher. Son explosion blesse trois soldats.

Le 11 octobre 1955 à 13h, un groupe de moudjahidine tend une embuscade à Bou El-Neml- Barraka à une section de l’armée ennemie qui venait de Fedj M’Zala pour se rendre à son cantonnement situé à Tamentout. A l’issue du combat, plus de 30 soldats ennemis ont été mis hors de combat ; quant aux moudjahidine, ils ont rejoint leur base sains et saufs. Le 14 octobre 1955, un groupe de moudjahidine tend une embuscade aux forces ennemies au village Bedaka ; on compte plus de 30 morts dans les rangs ennemis.

Le 17 octobre 1955, un groupe de moudjahidine attaque et détruit une usine de liège en incendiant de grandes quantités de liège au lieu-dit Ez-Zitouna. Un important matériel entreposé dans un garage a été saisi ainsi qu’un grand nombre de mulets, voitures et camions qui ont servi au transport des moudjahidine à la suite de cette opération alors que l’emblème national était brandi et que les chants patriotiques retentissaient.

Des femmes combattantes

Le 15 avril 1957, une forte unité de la wilaya II qui se trouvait au douar Méchat, commune d’El Milia, affrontait un bataillon de l’armée ennemie en une grande bataille qui devait durer une journée entière.

Cette bataille qui s’est déroulée un jour de ramadhan, a eu lieu sous une pluie battante et un épais brouillard ; ce qui empêché l’aviation d’intervenir en faveur de l’ennemi.

Cette bataille a débuté par l’encerclement d’une unité de la légion étrangère, sortie de son bastion sis au douar Berram. A la suite des appels au secours, 80 véhicules de l’armée ennemie sont arrivés sur les lieux. C’est alors que le combat redoubla d’intensité. Devant le tir précis de nos combattants, leur courage à toute épreuve et l’efficacité de leur engagement, les forces ennemies durent battre en retraite. Certains d’entre-eux se sont réfugiés dans des maisons appartenant à des civils pour s’y cacher.

Le combat ne cessa que vers 18h, une fois les forces de l’ALN maîtres de la situation. Les pertes ennemies sont évaluées à 100 morts et un important armement récupéré. Un hélicoptère a été, en outre, abattu. Le commandement des forces françaises qui se trouvait à son bord ainsi que ceux qui l’accompagnaient ont péri au cours de cette bataille. Quant aux pertes de l’ALN, elles s’élèvent à trois tués et quatre blessés. Au cours de cet engagement, les femmes n’ont cessé d’apporter leurs encouragements à nos combattants et de les pourvoir en nourriture et ravitaillement.

Cinq jours après cette bataille, cinq soldats se sont enfuis du bastion retranché où ils se trouvaient, à savoir quatre allemands et un turc.

La bataille de Sidi-Ali met en avant un des tournants de l’avancée de la Guerre de Libération

Cette bataille s’est déroulée le 16 avril 1957, en riposte à la barbarie de l’ennemi à l’endroit des habitants de cette région peuplée en majorité de femmes et de vieillards. Elle a eu pour théâtre Djebel Sidi-Ali, Secteur II, Région II, Zone I, Wilaya II, situé dans la partie centrale, à l’est de Taher, wilaya de Jijel.

D’accès difficile, cette région montagneuse, fortement boisée, notamment de chêne-liège, a grandement facilité les actions des moudjahidine.

A la demande des habitants de cette région, trois sections sous la direction respective de Boustata, Said Chenioui et Bounmas Messaoud dit « Nya » sous le commandement de Achour, se sont installées à Djebel Sidi-Ali. Après avoir pris pied dans cette région, ils commencèrent leurs préparatifs en vue d’affronter l’ennemi.

Le 15 avril, à deux heures du matin, l’ennemi se présenta au lieu précité. Il s’accrocha en premier lieu avec une patrouille du groupe Boustata, qui ouvrait le feu sur les forces ennemies.

A 7 heures du matin, les sections de « Nya » et de Said Chenioui s’accrochèrent avec l’ennemi en une bataille d’une rare violence au cours de laquelle différents types d’armes ont été utilisés. La bataille s’est poursuivie jusqu’à 11 heures du matin.

En se repliant, ces sections ont accroché des forces ennemies qui se trouvaient en d’autres endroits au lieu dit « Oued Djen-Djen ». Au moment de cet accrochage, un groupe de dirigeants de la Révolution passait par là, se rendant à Tunis sous la protection du groupe spécial commandé par Ahmed Labeni.

L’accrochage s’étant généralisé entre les trois sections et les forces ennemies, ces dernières constatant que la bataille était perdue, firent appel à leurs forces basées à Djenane Ayad, lieu par où devaient passer précisément ces groupes en effectuant leur retrait.

L’embuscade du moulin de Texenna le 10 novembre 1960 va donner l’occasion au membre de l’ALN Anane de se souvenir du chahid Amar El Mila.

Considérant la situation, Labeni a estimé qu’il fallait nécessairement neutraliser cette force qui pourrait, dans le cas contraire, occasionner de lourdes pertes à l’ALN.

Aussi, il mobilisa tous les moudjahidines qui se trouvaient avec lui pour affronter l’armée ennemie renforcées par de nouvelles unités. Le combat qui s‘ensuivit dissuada l’ennemi de poursuivre les groupes de moudjahidine qui effectuaient leur retrait.

Cette dernière bataille s’est soldée par de nombreux morts dans les rangs ennemis. Les moudjahidine ont récupéré quant à eux, deux MAT et perdu un seul moudjahid. Quant au premier combat, il s’est soldé par 26 soldats tués dans les rangs ennemis et parmi eux, le commandant de ces forces, ainsi que de nombreux blessés. Les moudjahidine ont récupéré à l’issue de ce premier combat, une mitrailleuse calibre 24, un pistolet, huit chargeurs et deux MAT. Ils ont par ailleurs perdu six moudjahidine, à savoir Boubalouta Youcef, Boukhamkham Mohamed, Tayouche Moussa, Hammida, deux moudjahidine du KISMA, trois de Taher et trois citoyens.

A la suite de la propagande lancée par les forces ennemies au sein des masses populaires après la mort du commandant Rouibah, commissaire politique de la wilaya II et ses compagnons, un groupe de l’ALN sous le commandement de Boussahal Ali a tendu une embuscade au lieu précité et distant de 800 mètres du centre principal de Texenna. En effet, à 19 heures, une embuscade a été tendue à une patrouille ennemie qui a subi de lourdes pertes. Les moudjahidine ont ensuite décroché, laissant sur le terrain le chahid Amar El Mila.

Huit lignes pour montrer la rapidité d’un combat inégal

Un groupe de moudjahidine commandé par le chahid Ghamit Seddik a pris position au Djebel Sidi-Ali, commune Emir Abdelkader, Secteur II, Région II ? Zone I, Wilaya II.

Le soir du 11 novembre, le commandant du groupe se rend à la mechta précitée, afin de faire préparer le repas de ses compagnons d’armes. En chemin, il tombe dans une embuscade tendue par l’ennemi et à laquelle a pris part l’aviation.

Après une résistance farouche, il tombe au champ d’honneur en même temps que l’épouse du chahid Boussouf Mohamed qui revenait de la région I en direction de la commune de Chekfa après avoir perdu son mari tombé avant elle au champ d’honneur.

Opération de Fidayin au centre d’El Aouana

Planifiée par le responsable militaire du Secteur I, Région II, Zone I, Wilaya II, une opération de commando a été montée par un groupe de moudjahidine avec mission de détruire le centre d’éclairage par projecteurs situé à El Aouana-Centre.

Installé dans le but de rechercher de nuit les moudjahidine et les citoyens, le centre a été entièrement détruit par une bombe à retardement déposée par le commando qui est parvenu à s’infiltrer jusqu’à la station. Cette opération a eu un profond retentissement au sein de l’armée de l’ennemi.

L’auteur de ces témoignages est fier de dédier ces glorieux faits d’armes à la jeunesse de notre pays en l’invitant à demeurer fidèle à la voie tracée par ses ainés et à ajouter à leur tour des pages aussi glorieuses à l’histoire de notre généreux et beau pays.

Puisse Dieu accorder Sa Clémence à tous ceux qui sont morts pour que vive l’Algérie.

*****

Ps : En marge de l’article, il est porté :

A l’occasion du 46e anniversaire du déclenchement de la Révolution de Novembre, Mohamed Salah Anane a tenu à participer à la confection de ce supplément. Qu’il en soit ici remercié pour l’œuvre que les générations futures liront sans crainte et surtout fièrement sur les hauts faits d’armes de leurs ancêtres. Partisan convaincu de l’écriture saine de l’histoire de notre pays, Mohamed Salah Anane se souvient.

Propos recueillis par A. TOUALBIA.


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Réactions

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dimanche 17 octobre 2010 à 08h43, par  BENKAM

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invité(e) Posté le : 03/11/2008 17:48 Mis à jour : 03/11/2008 20:04
Re : La bataille de Seddat / Il était une fois El Baraka
Allah Yraham nos martyrs qui ont sacrifié leur vie pour le pays. Hélas il est regretabe que beaucoup de nantis et d’opportunistes profitent largement du combat des vrais martyrs et des vrais moudjahid.

Merci pour cet article.


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invité(e) Posté le : 05/11/2008 14:27 Mis à jour : 05/11/2008 14:48
Re : La bataille de Seddat / Il était une fois El Baraka
ça a servi à quoi tout ça ? A préparer e lit des intégristes, des voleurs, des violeurs de contitutions et des voleurs qui deviennent présidents à vie ?
Jijli meskine


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invité(e) Posté le : 05/11/2008 15:34 Mis à jour : 05/11/2008 16:21
Re : La bataille de Seddat / Il était une fois El Baraka
Ya Jijeli Meskine, la révolution Darouha Arjal, Whakmou fiha Anssa. Ça ne sera à rien de parler, si tu veux un changement il ne te reste qu’à se révolter ou demander l’aide des américaines, le docteur Saadi est très aimé en Occident n’est-ce pas ? Si l’occident ne lui donne aucune aide c’est que le monde entier est corrompu.
Voila la logique, si tu ne veux pas rester meskine il y a deux solutions : la révolte ou l’aide des Américains.

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