La circulation automobile, un supplice

mardi 19 juillet 2011
par Fodil S.

● Chaque été, la circulation est en débandade dans cette ville côtière ● Avec le rush des estivants, elle en prend un coup, et voici, pour tous, des désagréments à la pelle.

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C’est devenu une tradition à Jijel : la saison estivale rime avec les éternels embouteillages. C’est désormais aussi une fatalité pour nos responsables qui n’arrivent pas à mettre en œuvre des solutions devant atténuer un tant soit peu cette crise pendant les quelques semaines que dure la saison estivale. Est-ce normal que l’on ne bouge guère le petit doigt alors que la situation se répète depuis quelques années, qui plus est, dans une ville assaillie par des milliers d’estivants, sans chercher à améliorer la situation ? Certes, il y a quelques policiers qui essaient de réguler la circulation au niveau des principaux croisements, mais en attendant le lancement des travaux des deux trémies programmées pour la ville de Jijel, il convient – et on ne le répétera jamais assez – de se pencher sur le plan de circulation durant l’été. Les visiteurs de la région autant que les habitants de la ville seront très certainement ravis. Et dire que le nouveau plan de circulation a coûté 6 millions de dinars alors que l’on ne voit nullement sa matérialisation sur le terrain ! Sur un autre plan, et outre la transformation de tout espace libre en parking payant, nous avons été étonnés de voir que même la RN43 a été convertie en parking payant à la sortie ouest de la localité de Taza, dans la commune de Ziama Mansouriah. En effet, les visiteurs de Ghar El Bez sont carrément escroqués par des jeunes qui les obligent à payer le ticket de stationnement le long de cette route nationale. C’est dire le seuil d’aberration atteint. Au vu de toutes ces situations indescriptibles, il est permis de se demander s’il y a bien un « pilote » dans la wilaya de Jijel pour mettre un terme à cette anarchie. La bonne nouvelle, -il faut bien la relever-, est l’ouverture à la circulation de la déviation sud de la ville qui oblige les poids lourds à contourner cette dernière et permet aux automobilistes d’éviter le centre-ville. Fodil S./ElWatan


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Réactions

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mardi 19 juillet 2011 à 10h24, par  Si Zoubir

La circulation automobile dans les villes est un problème extrêmement compliqué et coûteux. Déjà que les grandes métropoles de pays développés n’arrivent à faire quelque chose qu’au prix d’efforts extraordinaires en termes d’idées, d’inventivité mais, aussi, d’argent : développement du transport ferroviaire, tram, couloirs réservés aux transports en commun, gares spéciales, parkings souterrains, voies express (des vraies !)et même péage comme le cas de Londres. Alors, penser que le wali ou n’importe qui dans cette wilaya ou dans ce pays peut régler ou améliorer la situation à Jijel comme dans d’autres villes algériennes, c’est vraiment rêver et ça n’ira qu’en empirant. Le cauchemar d’aujourd’hui n’est qu’une rigolade comparé à ce qui se passera demain. Il ne suffit pas d’exporter des hydrocarbures et d’acheter des voitures pour se croire développé. Il faut tout ce qui va avec, c’est-à-dire, la maîtrise technologique, la capacité d’urbaniser, de construire des routes, des ponts, des trams, des parkings et, aussi des règles claires, des lois que chacun doit connaître et, surtout, respecter. Aucun de tout ça n’existe et n’existera dans les prochaines années en Algérie, tout le monde le sait, tout le monde l’a compris. En 2011, l’Algérie ne sait même plus fabriquer une brouette et elle importe 300 000 véhicules par an. 300 000 véhicule, c’était le parc roulant du pays tout entier de 1962 à 1985. Maintenant, c’est ce qui rentre chaque année en Algérie alors que, comme pour le cas de Jijel, nous circulons toujours sur les mêmes routes qu’a laissées le colonisateur. On les a un peu bricolées, élargies à la va comme je te pousse mais ce sont toujours les mêmes routes et il y en a même qi ont été fermées.

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