La colline oubliée....

mardi 4 novembre 2008
par M.F.TOUMI

Située à 03 kilomètres d’Oudjana qu’elle surplombe, Bouafroune présente un triste visage.Un chemin de gadoue, plein de nids-de-poules et d’affaissements, traversant un paysage féerique mais combien désolant. Aller vers Oudjana surtout en hiver pour les utilisateurs permanents de la ligne Bouafroune-Oudjana-Bouafroune, est cauchemardesque. Ajoutée à l’insuffisance des bus de transport scolaire, l’état de cette route bien que ce vocable ne lui sied guère. Le chômage fait rage et bat son plein Bouafroune étant dépourvue d’infrastructures économiques.

Ajouté à l’insuffisance des bus de transport scolaire, l’état de cette route bien que ce vocale ne lui sied guère, exacerbe les riverains et les usagers. Comme elle est manque d’équipements publics tels une poste, une salle de soins à plein temps car l’actuelle fonctionne aux gré et humeur du seul et unique infirmier au grand désappointement des habitants. Elle souffre aussi des moindres moyens élémentaires de vie, comme l’assainissement, l’électricité qui n’est pas encore généralisée, et l’alimentation en eau potable (A.E.P).

De nos jours on continue encore à s’alimenter des sources de Bouzoulatt, El-Menfess et Ennebaa, en eau que l’on transporte dans des cruches, et jerricans à dos de baudets ou de manière traditionnelle qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige. L’ouverture de pistes carrossables n’a pu donner à Bouafroune le visage d’une cité contemporaine que seules des voies aux normes urbanistiques peuvent lui offrir. La réalisation de cet "ensemble" manquant constituera une lueur d’espoir qui mettra fin un tant soit peu à l’isolement de cette région oubliée bien que… Le Président du 1er GPRA y soit né. Le regard des habitants de cette mechta est pointé en direction des élus locaux qui doivent ne ménager aucun effort pour permettre un meilleur cadre de vie à cette population qui a tant souffert des exactions coloniales que des atrocités du terrorisme qui a "sacrifié" plusieurs hommes et femmes sur l’autel de la barbarie et de l’obscurantisme.

Mohamed Fouad Toumi


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