La conspiration du Maréchal Alphonse Juin

Le complot était préparé de longues années avant par Le Général Alphonse juin. Ce dernier élevé à la dignité de maréchal de France le 07 Mai 1952, assumait déjà de hautes fonctions dont celle de Commandant en Chef des forcées armées françaises en Afrique du Nord. Cautionnant l’acte d’accusation de trahison contre le roi Med V du Maroc qu’avait soumis à leur approbation et l signature le dit officier supérieur, les cadis (juges), imams et chefs spirituels des confréries religieuses en Algérie avaient scellé le sort du monarque qui,dès lors devenait indésirable au royaume.
En compagnie de sa famille le sultan était éloigné le 20 Août 1953 à bord d’un avion militaire à Ajaccio (Corse/France) puis le 02 Janvier 1954 à Antserabe (Madagascar), mesure condamnée par les algériens et certaines de leurs personnalités politico-religieuses. Ferhat Abbas avait réprouvé cette infamie et s’était battu contre elle et faisait parvenir un message de soutien au roi, tandis que du Caire (Egypte) Cheikh Bachir Brahimi l’avait dénoncée.
Dans un discours critique Ferhat Abbas qualifiait cette machination d’acte criminel. Ce complot, cette cabale contre ce personnage concernait tout le Maghreb Arabe, pour ce, à l’instar du peuple algérien il demeurait solidaire du roi où qu’il serait concluait-il. A sa demande de libération du monarque Le Président Français Vincent Auriol réservait une fin de non-recevoir. Econduit, Ferhat Abbas vilipendait alors le régime colonial et d’ajouter aux journalistes : " Eh bien !… si le roi a derrière lui un peuple, il le libérera". Touchés dans leur amour-propre mais revigorés par les discours incendiaires de Ferhat Abbas, les marocains s’organisaient fortement et se soulevaient contre l’occupant vaincu en 1955. Du coup, après un exil qui avait duré deux (02) ans deux (02) et vingt-sept (27) jours Sa Majesté Med V retrouvait son pays et son peuple. Deux jours après le Maroc devenait indépendant. De son vivant en signe de reconnaissance il avait exhorté la famille régnante de ne jamais tourner le dos aux Algériens, à Cheikh Bachir Brahimi, à Ferhat Abbas et leur famille.
Med Fouad TOUMI.



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