vendredi 29 octobre 2010
à 17h04, par BENKAM
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invité(e) Posté le : 18/06/2009 21:05 Mis à jour : 18/06/2009 21:16
Re : La justice, le juge…et moi le judiciable ?
Le jour où l’Algérie aura sa propre indépendance en matière de justice, de jurisprudence, de législation…des lois tirées de l’esprit musulman - algérien et non de l’esprit romain- napoléonien franco-egyptien de surcroit très mal appliqué. Ce jour là l’Algérie on peut avoir confiance à cet univers qui est « totalement étranger, hermétiquement clos » au citoyen.
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invité(e) Posté le : 18/06/2009 23:36 Mis à jour : 18/06/2009 23:38
Re : La justice, le juge…et moi le judiciable ?
" Le plus grand mal,à part l’injustice,serait que l’auteur de l’injustice ne paie pas la peine de sa faute "
Platon.
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invité(e) Posté le : 18/06/2009 23:51 Mis à jour : 18/06/2009 23:55
Re : La justice, le juge…et moi le judiciable ?
« Celui qui est resté passif sait qu’il s’est rendu moralement coupable chaque fois qu’il a manqué à l’appel, faute d’avoir saisi nimporte quelle occasion d’agir pour protéger ceux qui se trouvaient menacés, pour diminuer l’injustice, pour résister. Même lorsqu’on se soumettait par impuissance, il restait toujours du jeu permettant une activité, certes non exempte de danger, mais que la prudence pouvait pourtant rendre efficace. On se reconnaîtra, en tant qu’individu, moralement coupable d’avoir par crainte laisser échapper de telles chances d’agir. L’aveuglement devant le malheur des autres, cette absence d’imagination du cœur, et l’indifférence intérieure au malheur même qui frappe la vue, tout cela constitue une culpabilité morale. »
Karl.Jaspers.
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invité(e) Posté le : 18/06/2009 23:55 Mis à jour : 18/06/2009 23:57
Re : La justice, le juge…et moi le judiciable ?
Chronique du temps qui passe
Une bonne question au Président Obama
Par Hmida BEN ROMDHANE
Il y a un cliché largement répandu en Occident selon lequel les Arabes sont des peuples amers, sous-développés et jouissant de peu de droits.
Par conséquent leur attitude envers les pays développés est déterminée par la jalousie, et ils détestent l’Amérique parce qu’ils envient sa richesse et la liberté dont jouissent ses citoyens. Les huit ans de règne chaotique de George Bush étaient pour beaucoup dans la consolidation de ce cliché.
On ne peut pas nier qu’il y a de l’amertume et de la frustration dans le monde arabe. Mais elles ne sont pas dues à la jalousie et à l’envie, mais au sentiment déstabilisant d’injustice que les Arabes éprouvent jour après jour et année après année à cause de la politique occidentale en général et américaine en particulier à l’égard du monde arabe. Une politique trop déséquilibrée, trop biaisée, systématiquement anti-arabe et obstinément pro-israélienne.
Au temps de Bush, la Maison-Blanche, qui ne brillait pas alors par les analyses sérieuses et percutantes, expliquait l’anti-américanisme du public arabe par l’« incompétence » des responsables des relations publiques (public relations) qui ne savaient comment s’y prendre avec ce public pour lui expliquer les efforts titanesques que déploient les Etats-Unis pour le bien et la prospérité du monde, et donc du monde arabe aussi. On ne sait pas si c’était par naïveté ou par machiavélisme, mais Bush croyait à cette histoire de père Noël puisqu’il n’arrêtait pas de changer les responsables des relations publiques.
Cette histoire d’incompétence attribuée à de hauts fonctionnaires chargés des relations publiques était commode dans la mesure où elle évitait aux administrations américaines successives d’aller aux racines du problème qui sont l’injustice, le soutien systématique apporté à Israël, la mort de milliers d’innocents en Palestine, au Liban et ailleurs par des mains israéliennes utilisant des armes, des munitions, des hélicoptères et des bombardiers made in USA. C’est là où se trouve le nœud du problème.
L’Amérique sait parfaitement bien qu’une simple condamnation faite par un fonctionnaire subalterne de la Maison-Blanche ou du département d’Etat condamnant la destruction de maisons palestiniennes par des soldats israéliens à l’aide de bulldozers américains aurait plus d’impact sur le public arabe qu’une armée d’experts en relations publiques.
Tous ceux qui dans le monde arabe ont suivi mardi dernier la visite de l’ancien président Jimmy Carter à Gaza auraient certainement apprécié sa remarque sur « la part de responsabilité » qu’il ressent face à l’ampleur des destructions résultant de la guerre de décembre 2008-janvier 2009, du fait de l’utilisation par les Israéliens de l’armement américain.
Mais le problème, c’est que cette reconnaissance d’une part de responsabilité par le citoyen Carter ne va rien changer sur le terrain parce qu’il n’a aucune influence ni sur les décisions prises en Israël ni sur celles prises aux Etats-Unis. Quand il était président (1976-1980) il n’avait rien fait pour arrêter l’élan expansionniste du gouvernement de Menahem Begin, alors chef du gouvernement le plus à droite qu’ait connu Israël, et qui était arrivé au pouvoir en 1977.
C’est à croire qu’il y a une règle politique non écrite aux Etats-Unis qui veut que celui qui détient le pouvoir doit se mettre au service d’Israël, et celui qui le perd peut se permettre quelques gentillesses vis-à-vis des Arabes. A un certain moment on a cru qu’Obama allait transgresser cette règle, car dès son entrée à la Maison-Blanche, il a donné son premier coup de téléphone à Mahmoud Abbas, sa première interview à la chaîne « Al Arabya », et a même esquissé tout récemment une attitude objective dans le traitement du dossier israélo-arabe, en exigeant un gel total des constructions dans les colonies. Mais visiblement cette règle semble difficile à transgresser.
D’après des diplomates occidentaux non identifiés, cités mardi par les agences de presse, « Washington a fait preuve de compréhension à l’égard de l’argumentation israélienne sur les colonies ». Netanyahu a, semble-t-il, changé de musique en envoyant ses collaborateurs expliquer aux Américains que, en fait, ce n’est pas que le gouvernement israélien ne veut pas, mais ne peut pas geler les colonies. La raison est simple comme bonjour d’après les démagogues d’Israël : les colonies ne sont pas un problème politique, mais un problème d’appel d’offres et de contrats signés entre promoteurs et acheteurs face auxquels le gouvernement Netanyahu se tient impuissant. Et à supposer que ce gouvernement prenne la décision de s’opposer à ces appels d’offres et à ces contrats signés, il aurait été traîné en justice par les colons devant la Cour suprême israélienne qui l’aurait débouté pour abus de pouvoir…
Quand la Maison-Blanche se tait face à de telles absurdités qui transforment le plus grand problème politique du Moyen-Orient en une simple question d’appel d’offres et de contrats de vente, quand elle juge positivement le discours de Netanyahu qui ne fait qu’enfoncer encore plus toute la région dans l’impasse, on se demande ce que signifie la main tendue d’Obama au monde musulman et de quelle crédibilité ses discours d’Istanbul et du Caire peuvent se prévaloir ?
En 1960, le président John Kennedy a promis aux Américains la lune en une décennie. Beaucoup à l’époque avaient arboré un sourire incrédule. Ils avaient tort. En moins d’une décennie, la bannière étoilée était plantée par Neil Armstrong sur le sol lunaire.
Depuis des décennies, pratiquement les présidents américains successifs ne cessent de promettre leur aide à la création d’un Etat palestinien, et même de fixer des échéances pour cela, la dernière étant fixée pour 2005 par la feuille de route…
Une bonne question à méditer par le Président Obama : pourquoi est-il plus facile pour les Etats-Unis de conquérir la lune que de résoudre une injustice commise à l’aide d’armes américaines contre un peuple sans défense ?
H.B.R.
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invité(e) Posté le : 19/06/2009 00:04 Mis à jour : 19/06/2009 00:21
Re : La justice, le juge…et moi le judiciable ?
Bonsoir,
La fonction de Cadi :
La fonction de Cadi ( juge ) est une de celles qui dépendent du Calife. C’est une institution dont l’objet est de juger les conflits et de mettre fin aux querelles et aux dissensions. Par la suite, les cadis eurent des attributions nouvelles…le Cadi se trouva chargé de questions intéressant : l’administration des biens des fous, des orphelins, des insolvables et des prodigues, le contrôle des testaments, des fondations pieuses… Ibn khaldoun, ayant été lui-même Cadi, s’appuie sur les recommandations du 2e calife, Omar :
Extraits :
"Écoute bien les dépositions qui sont faites devant toi, car il est inutile d’examiner une requête qui n’est pas valide.
Tu dois traiter sur le même pied d’égalité ceux qui comparaissent à ton tribunal et devant ta conscience, de sorte que le puissant ne puisse compter sur ta partialité, ni le faible désespérer de ta justice.
Le plaignant doit fournir la preuve et le défendeur doit prêter serment.
Le compromis est permis, mais non l’accord qui rendrait permis ce qui est défendu, ou défendu ce qui est permis.
Si tu rends tel jugement hier et qu’aujourd’hui la réflexion t’a fait changer justement d’avis, ton premier jugement ne doit pas t’empêcher de te rétracter : car la justice passe avant tout, et mieux vaut se rétracter que persévérer dans l’erreur…."
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invité(e) Posté le : 19/06/2009 00:08 Mis à jour : 19/06/2009 00:22
Re : La justice, le juge…et moi le judiciable ?
La fonction de gouverneur :
Extraits d’une lettre d’un père à son fils qui vient d’être nommé gouverneur :
"Tu dois veiller sur tes sujets nuit et jour.
Tu dois être juste envers eux.
Que tes sentiments et ressentiments ne t’éloignent jamais de la justice.
Suis partout la modération.
Ne porte tes soupçons sur aucun de ceux que tu as chargés d’une tâche, avant d’être bien informé, car c’est un crime que de soupçonner et de juger mal les innocents.
Si tu prends un engagement, tiens-le.
Consulte fréquemment les juristes.
Abstiens-toi de toute corruption. Applique les peines légales.
Tire partie de ton expérience.
Si tu te tais, sache écouter, si tu parles, sois précis.
Traite le plaignant avec équité.
Hésite en cas de doute.
Fais produire les preuves.
Ne montre de partialité envers personne.
N’avantage aucun de tes sujets.
Ne donne aucune prise à la critique.
Soit calme et prudent.
Sois humain envers tous tes administrés.
Que la vérité soit ton maître.
Finis aujourd’hui ton travail quotidien et ne le remets pas à demain, et fais-en une bonne pa
rtie toi-même etc…"
Al-Ma’mûn, 7e calife et fils de Haroûn al-Rachid, donna l’ordre d’envoyer des copies de cette lettre à tous ses gouverneurs de province, pour qu’ils la prennent comme modèle et agissent en conséquence. ( Al-Ma’mûn, a été le fondateur de la Maison de la Sagesse à Bagdad, c’est encore lui qui a impulsé le mouvement de traductions des œuvres grecques. )
Et Ibn Khaldoun d’ajouter en parlant de cette lettre : moi, je ne connais rien de mieux en ce genre.
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invité(e) Posté le : 19/06/2009 22:49 Mis à jour : 19/06/2009 23:01
Re : La justice, le juge…et moi le judiciable ?
La poursuite et les procédures judiciaires sont un calvaire quelle que soit leur issue. On trouvera que beaucoup de procédures et faux procès trouvent leur déclenchement dans des lettres anonymes, écrites par des soumissionnaires évincés par des concurrents malheureux ou par d’autres lobbies agissant dans le sillage des règlements ou de dérèglements de comptes.
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invité(e) Posté le : 19/06/2009 22:51 Mis à jour : 19/06/2009 23:02
Re : La justice, le juge…et moi le judiciable ?
Que peut ressentir un cadre qui se voit malmené pendant neuf mois et dépenser chez les avocats bon nombre de ses salaires et se voir, par la suite, acquitté sans excuses ni dédommagement ? Et quel dédommagement peut être équitable pour un cadre qui se voit contraint de démissionner et voir sa santé nerveuse et mentale compromise par les angoisses judiciaires des tribunaux.
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invité(e) Posté le : 19/06/2009 22:54 Mis à jour : 19/06/2009 23:04
Re : La justice, le juge…et moi le judiciable ?
Bonsoir,
Le code des marchés publics est une matière extrêmement technique dont les détails et la technicité échappent à un magistrat, un juge d’instruction, un procureur de formation exclusivement pénaliste.
Il est quand même paradoxal qu’un marché traverse tous les organes de contrôle institué par le code des marchés publics qui le certifient régulier, mais qui ne trouve pas grâce aux yeux d’un magistrat de formation exclusivement pénaliste.
Ces jugements versent malheureusement dans l’approximation.
L.N
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