La mafia du foncier à Jijel et les responsabilités

Malgré les potentialités qu’elle recèle, les atouts dont elle dispose et les mesures incitatives et très avantageuses décidées par les autorités, Jijel est encore à la traîne en matière d’investissement touristique. Dans son rapport présenté devant la troisième cession de l’APW, la Commission de tourisme, de la pêche et l’artisanat de la même Assemblée a rendu responsables l’etat désastreux du tourisme à l’exploitation non légitime, l’urbanisation sauvage, la dénaturation des sites et le détournement du foncier touristique qui a pris des proportions alarmantes à la faveur, notamment, du laxisme de certains responsables.
La Commission accuse les officiers, les agents de la police judiciaire, les inspecteurs des directions du tourisme et de travaux publics ainsi que les responsables de l’Office national algérien du tourisme (ONAT) d’être les responsables de cette situation, qui selon elle ne font pas leur travail comme il se doit. D’autre part, la Commission a incité dans son rapport les services de sécurité d’intervenir pour préserver ce qui reste à protéger du foncier touristique et d’appliquer la loi, notamment quand on sait que même le chef de l’État a d’ailleurs instruit le gouvernement de veiller à la préservation du foncier touristique en tant que ressource non renouvelable et d’instaurer des dispositifs de protection et de valorisation des zones touristiques. C’est dire que les lois existantes, bien que très claires et strictes, sont plutôt difficiles à faire respecter sur le terrain et le foncier touristique continue à faire l’objet de convoitises et de détournement (de sa vocation). La meilleure solution est de faire des textes de lois délimitant les transactions et autres trafics dans ce dossier, comme une interdiction à tous les notaires de procéder à des écrits sur le foncier touristique ou agricole, sans l’avis de la wilaya et le feu vert du ministre, cette méthode mettrait les responsables devant le fait accomplis de toute sorte de fossoyer ou de détourner les lois. Les membres de la Commission ont également accusé les organismes ayant vocation à protéger le foncier touristique, de l’ignorance en matière des lois et le cadre géographique des zones d’extension touristique (ZET). Mais la question qui se pose, pourquoi au lieu de déposer plainte contre les « voleurs » du foncier qui sont d’ailleurs connus, la dite commission accuse les agents du service de l’ordre, qui ne peuvent intervenir sans l’aval des procureurs de la république ? Est-ce n’est pas aussi une façon d’ignorer la loi et passer au verbiage qui ne mène à rien, ou peut-être ça craint parce que les « voleurs » de ces terrains ne sont pas n’importe qui et en l’occurrence peuvent faire mal et beaucoup de mal comme toutes les mafias du monde ?
Par un lecteur de JE
Le 03/10/2010



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