La négation de la Palestine par les faux amis de la paix

Chronique du monde arabe
La négation d’Israël et la farce de ses complices étaient-elles un secret pour les Palestiniens ? Fallait-il attendre des miracles de la part d’Israël, des USA et de leurs alliés ? Fallait-il aller à l’ONU pour tester « les amis des Palestiniens » et les faux défenseurs de la paix et des droits de l’Homme ? Le peuple palestinien a-t-il besoin que son existence soit reconnue par les voleurs de ses terres et de leurs complices ? Fallait-il attendre un miracle de la part des régimes dits arabes pour relever la tête une fois dans leur vie et mettre leurs faux amis devant leur responsabilité en exigeant d’eux de faire respecter les résolutions de l’ONU qu’ils ont fabriquées eux-mêmes pour offrir la Palestine aux bandes d’assassins qui l’ont occupée ? Même si ne nous faisions pas d’illusion dans tout cela, cette tentative de « sauvetage » pour les « autorités palestiniennes » qui avaient perdu toute crédibilité de leur peuple n’était pas tout-à-fait vaine. Nous savions déjà que la démarche de ces « autorités » auprès de l’ONU pour quémander la reconnaissance d’un Etat sans souveraineté était une mascarade de leur part pour se racheter auprès de leur peuple après l’avoir trahi et divisé son unité. Cette expérience n’a pas été vaine dans la mesure où ceux qui se faisaient encore d’illusion sur la « sincérité » des « démocraties occidentales » - qui chantent inlassablement la louange de la paix et des droits de l’Homme - se sont rendu compte, enfin, que ce n’était que de l’hypocrisie pure et simple de leur part.
Un scénario joué d’avance
Les USA se sont, dès le départ, affiché leurs menaces d’user de leur droit de veto pour faire échouer cette initiative « unilatérale » des Palestiniens – comme si Israël consultait les Palestiniens quand il saisie leurs terres pour construire les colonies. Le scénario était déjà joué et les rôles ont été distribué à chacune de ces puissances qui ont le pouvoir de décision au sein de ce machin qu’on appelle l’ONU. Comme d’habitude, les moutons suivent le guide y compris pour les amener à l’abattoir. Ce que nous attendions de ces chantres de la paix, qui ne jurent que par la démocratie, le respect des lois internationales et les droits de l’Homme, est arrivé au grand jour.
Cette initiative unilatérale de l’équipe d’Abbas, qui est allée à l’ONU sans l’aval des mouvements de la résistance palestinienne, a au moins le mérite d’avoir réussi faire tomber les masques de leurs faux amis. Cette expérience pourrait servir de leçon à ceux parmi les Palestiniens qui se faisaient amadouer par « la générosité » de ceux qui leur offre des milliards de dollars dans le but de briser l’unité de leur peuple et de les humilier.
Faut-il que ces derniers aient l’intelligence de comprendre que cette politique sioniste qui veut les laisser rompre à jamais derrière ces « dons généreux », assurés généralement par leurs lobbies (car pour eux l’argent coule à flot et ne leur pose aucun problème) afin de gagner davantage de temps. Et pendant ce temps-là Israël grignote jour après jour les parcelles de terres qui restent encore aux Palestiniens jusqu’à ce que leur cause soit noyée dans l’œuf une fois pour toutes afin de ne plus entendre parler ni de la Palestine, ni d’un peuple palestinien, ni de la cause palestinienne pour laquelle ont été sacrifiés des mallions d’Arabes.
Ces mêmes « autorités » se sont engagées d’œuvrer pour la réconciliation des Palestiniens après les avoir divisés. Vont-elles tenir leur engagement et se rallier aux mouvements de résistance pour mener une politique unie et indépendante en comptant sur leur peuple au lieu de suivre les consignes de ceux qui veulent les mener à l’abattoir ? Même si c’était le cas, et que ces derniers décidaient de passer outre les recommandations des « donneurs », autrement dit les corrupteurs par procuration, les régimes arabes seraient-ils-capables de leur attribuer un budget de remplacement pour leur permettre d’assurer leur indépendance vis-à-vis d’Israêl et de ses complices ? C’est un défi que les Palestiniens devront relever en mettant ces régimes devant leur responsabilité, et en prenant leurs peuples comme témoins. En tout cas, après cette épreuve, les membres de cette dite autorité n’ont aucune autre alternative, à moins qu’ils décident de se suicider collectivement.
Ce dont le monde peut être sûr c’est que la négation des droits palestiniens par Israël et l’hypocrisie de ses complices n’entameront en rien la détermination du peuple palestinien à se libérer de cet apartheid. Les projets d’Israël, les réjouissances des sionistes qui remportent quelques « victoires au Congrès US et à l’ONU ne sont en réalité que des victoires éphémères. La résistance d’un peuple qui défend une cause juste est invincible. Le jour fatidique viendra, la résistance du peuple palestinien vaincra ; à ce moment-là la pieuvre sioniste périra et l’humanité toute entière se soulagera.
Il n’y a pas qu’Israël qui piétine les droits de l’Homme, les régimes arabes aussi !
Si Israël commet des crimes tous les jours contre les Palestinien, saisie leurs terres, coupe des centaines de leurs oliviers, brûle leurs récoltes et leurs mosquées, les régimes dits arabes en font autant, et parfois pire encore. Le régime syrien détruit les mosquées, emprisonne des milliers d’opposants, tue et torture tous les jours des dizaines de ses citoyens depuis six mois, et ce au vue et au su de tous. Le régime yéménite en fait autant. Quant au régime libyen, même au bout du souffle s’accroche à tout prix au pouvoir qu’il veut reconquérir. Car Kadhafi estime que lui seul a la légitimité de gouverner son peuple qu’il veut, dans le même temps, exterminer.
Cependant, même si l’on doit soutenir le peuple libyen dans son combat contre le régime sanguinaire de Kadhafi, on est en droit de penser que sa « révolution » a été volée du fait qu’elle a été « Otanisée », c’est-à-dire empoisonnée dès le départ. L’ingérence de l’OTAN, avec l’aide de quelques régimes arabes inféodés aux USA fausse cette révolution dont les vrais acteurs ont été trompés par les infiltrés du CNL. C’est lui qui a pris la direction, en apparence, de celle-ci mais ce sont les Etats impliqués qui lui donnent les directives. La rapidité de l’entente des pays membres de l’OTAN pour intervenir en Libye laisse entendre que cette « révolution » a été planifiée bien avant les premières manifestations.
Comme par hasard BHL était là dès le lendemain des premières manifestations de Benghazi ; ce dernier est allé rendre compte à Tel-Aviv de la situation dans ce pays quelque semaine après « sa réussite du siècle ». Ceci prouve qu’Israël est impliqué dans cette guerre, et peut-être même l’instigateur principal dont le but est de diviser les Libyens en jouant l’allié des deux parties en les amant pour s’exterminer mutuellement (on trouve cette méthodes de diviser pour régner dans « Les protocoles des Sages de Sion »). Et c’est ce qu’il tente de faire, par les BHL interposés, dans tous les pays arabes pour faire avorter tout changement de leurs régimes qui soit en sa défaveur. Ceci dit, la révolution a été volée aux Libyens sincères qui l’avaient menée et se sont sacrifiés par dizaines de milliers pour en finir avec une dictature qui a durée plus de 40 ans. Mais les Libyens sont capables de balayer les traîtres parmi eux qui servent les intérêts de leurs ennemis ; ceux qui pensent avoir réussi à les diviser recevront le retour du bâton.
Aux peuples arabes d’être vigilants ; de ne compter que sur eux-mêmes, et de n’accepter aucune ingérence extérieure ni d’aide financières d’aucun pays à tendance impérialiste. Car ceux qui donnent ne le font pas pour rien ; ils le font pour des intérêts, et de ce faite ils posent des conditions, et ces conditions mènent à la perte de la souveraineté des pays qui les acceptent. Et c’est le piège dans lequel sont tombés les gouvernements provisoires tunisiens et les égyptiens, puisque les responsables des gouvernements provisoires de ces pays ont accepté la « reconduite » des aides de corruption que les pays occidentaux attribuaient à leurs protégés de régimes qui avaient « vendu leurs âmes au diable ». Il faut souhaiter que le provisoire reste provisoire et que les gouvernements futurs officiels les remettent en cause pour se libérer du joug impérialiste. C’est la seule et unique façon de libérer les peuples de leurs faux amis et vrais impérialistes. Quant à leurs amis, ils traitent avec eux, et ce dans tous les domaines d’échanges et de coopération, dans la transparence et sur le même pied d’égalité.
(Par Chérif BOUDELAL – le 5 octobre 2011 - immigrationstorys@yahoo.fr)



Réactions