La nouvelle croisade de Caroline Fourest en Tunisie

mardi 31 janvier 2012
par Nawel Gafsia, Hèla Yousfi
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La journaliste et essayiste française veut donner des leçons de démocratie au peuple tunisien dont elle ignore tout ou presque.

Caroline Fourest qui s’est régulièrement illustrée par sa stigmatisation des musulmans de France et qui écrivait en janvier 2004 : « La Tunisie, avec l’Egypte et la Turquie, seraient des démocraties officielles tenues d’une main de fer par l’armée » (330) [Caroline Fourest et Fiammetta Venner,Tirs croisés, janvier 2004], prétend aujourd’hui expliquer la démocratie aux Tunisiens.

Depuis quelque temps C. Fourest s’est éprise avec passion du sort des Tunisiens. Elle se sentirait aujourd’hui investie d’une mission de soutien, de tout son corps et de toute son âme auprès des luttes des Tunisiens pour leurs libertés et leurs droits humains, un combat dont elle se désintéressait lorsque Ben Ali bafouait les conventions internationales contre la torture au nom de la lutte contre l’islamisme. Or sa méconnaissance du contexte tunisien (La Tunisie était tenue par un régime policier et non militaire) ne doit pas lui rendre la tâche facile.

 Une passion nouvelle pour la Tunisie

Ainsi à une semaine des élections de l’Assemblée constituante, mue par un certain maternalisme, C. Fourest tente d’expliquer les enjeux des élections aux Tunisiens, dans un article intitulé la « Tunisie joue sa liberté » paru dans le Monde du 14 octobre 2011. La couleur est annoncée dès le départ : le point de comparaison est la France et l’enjeu des élections tunisiennes serait la capacité de ce pays à épouser la trajectoire linéaire tracée par un hypothétique modèle français. Ainsi, elle déclare : 

« Pendant que la France vit ses dernières heures de primaires citoyennes, la Tunisie retient son souffle, en vue d’une "Constituante" cruciale pour son avenir. Pour la première fois, des citoyens vont pouvoir choisir, en toute liberté, ceux qui auront les pleins pouvoirs pour redessiner les institutions et rédiger la première constitution de l’après-Ben Ali ».

Dans cette quête d’un « idéal » français, les Tunisiens seraient, d’après C. Fourest, bien équipés de plus ou moins de maturité, de plus ou moins d’éducation, de plus ou moins de sécularisation de l’Etat. L’héritage français illuminerait notre inconscient collectif, guidé de surcroît par de bons pères sur place, « les démocrates tunisiens », seuls à même de nous accompagner dans ce processus avant d’atteindre définitivement l’âge adulte. Mais dans « cette démocratie balbutiante », tout est loin d’être gagné ; certes, C. Fourest « aimerait bien y croire » mais elle veut nous prévenir du grand danger qui nous guette dans le cas où nous serions aveugles : Ennahdha, Grand Satan qui armé de son double discours manipule les masses en jouant sur la « sémantique » en vue d’inscrire des formulations « théocrates » dans la Constitution.

Le message de C. Fourest, n’a hélas pas été saisi par les Tunisiens qui ont majoritairement voté pour le mouvement Ennahda. Las, et in extremis, dans un article du Monde datant du 21 octobre 2011 intitulé « Les islamistes tunisiens ne sont pas turcs », elle tente pour la énième fois de réveiller le peuple tunisien :

« Si les islamistes turcs ont un effet démocratisant, bien qu’islamisant, cela tient à deux raisons majeures. La peur de l’armée et le fait de devoir composer avec une Constitution dont l’article 2 précise que la Turquie est un “Etat laïc”. Mais aussi le fait d’être turcs et non arabes… La Turquie a la mémoire de son puissant Empire ottoman. Il est plus difficile d’y délégitimer la laïcité en l’assimilant à une idée coloniale qu’au Maghreb ».

Cette appréciation expéditive, essentialiste et culturaliste, cache mal une admiration pour la gloire de l’empire ottoman qui protègerait la Turquie ontologiquement laïque, quand l’histoire coloniale fragiliserait l’accès à la laïcité en Tunisie. Les Tunisiens cumuleraient ainsi les tares, selon elle, prisonniers qu’ils seraient de la mémoire du colonialisme :

« Les islamistes peuvent jouer du ressentiment envers la France pour rejeter la séparation du politique et du religieux ».

 Obsédée par les islamistes

L’ultime recours de C. Fourest est alors d’interpeller le président tunisien Moncef Marzouki dans un article publié par le blog Le Huffington Post le 23 janvier 2012 pour lui rappeler ses promesses envers les Tunisiens et s’inquiéter de son « pacte » avec les « Islamistes » : « Contrairement à ses promesses, il ne monte pas non plus au créneau pour défendre la liberté d’expression ou les droits des femmes lorsqu’elles sont menacées par les intégristes ». Sa principale obsession qui est le diable incarné par Ennahdha l’a poussée à voler au secours des femmes tunisiennes et de s’adresser à Marzouki, comme à l’époque de l’Inquisition où le mauvais croyant était persécuté. Ainsi elle dénonce l’attitude de Moncef Marzouki qui contrairement aux intellectuels laïcs français « prenaient sans réserve le parti du changement contre Ben Ali mais sans naïveté non plus pour l’après, Moncef Marzouki, lui, mettait son énergie à dédiaboliser les islamistes dans les médias français ».

Or, ce qui semble échapper à C. Fourest, qui n’est pourtant pas naïve, c’est le caractère révolutionnaire du processus actuel, qui pousse les Tunisiens à refuser toute forme de pouvoir personnel qui prétendrait protéger ou défendre leurs libertés. L’obsession de l’éditorialiste pour la question dite islamiste l’a empêchée d’apercevoir la nature éminemment diverse et riche des combats politiques menés sur le terrain en Tunisie, particulièrement à travers la force du mouvement social depuis 2008. Mais soutenir les « syndicalistes » ou les « laissés pour compte » dans le combat pour une alternative économique n’est pas aussi exaltant que sa croisade contre les islamistes. Occulter les manifestations de révoltes quasi-quotidiennes des Tunisiens depuis le 17 décembre 2010, c’est nier encore une fois la nécessaire prise en main de leur destin, dont elle ne se préoccupait pas en tout état de cause à l’époque où Ben Ali tenait les rênes du pouvoir d’une « main de fer » pour reprendre son expression.

Et lorsqu’elle affirme : « La facture sera d’autant plus lourde dans un pays aussi dépendant du tourisme, où l’économie dépend donc de l’image », C. Fourest ne semble pas apercevoir qu’un des enjeux de la révolution est justement de remettre en question ce modèle économique largement défaillant en raison de sa dépendance à l’égard de secteurs économiques fragiles comme le tourisme et le textile qui emploie une main d’œuvre peu qualifiée alors que le chômage touche les plus qualifiés. Quant à l’image de carte postale de la Tunisie docile et douce, largement entretenue en France (reprise et continuée par l’expression de « Révolution de jasmin ») et qui nous a durablement confisqué nos libertés et ce pendant plus d’un demi siècle, n’est plus supportable pour bon nombre de Tunisiens.

 La France n’a rien d’exemplaire

Aussi, trois précisions s’imposent :

Premièrement, la théorie évolutionniste qui nourrit la pensée de l’éditorialiste est une théorie dont on sait qu’elle est désuète et largement dépassée, même si elle a encore de beaux jours devant elle : contrairement à ses postulats, les sociétés sont faites de continuités, de retours en arrières, de bifurcations et de ruptures, d’imbrications de valeurs et ce n’est donc pas en se contentant de singer le modèle français que la Tunisie sera « protégée » de ce que C. Fourest suppose être un « danger ». La Tunisie possède une histoire propre, singulière, idiosyncrasique et les groupes sociaux qui la composent réinventent aujourd’hui, dans l’expérimentation quotidienne, le concept de démocratie tout comme celui de sécularisation, malgré leurs « difficultés » liées au fait selon elle que les Tunisiens ne sont ni Turcs ni Français.

Deuxièmement, le peuple tunisien est loin de se réduire à une masse ignorante manipulable. La ligne de fracture ne se situe ni entre démocrates et théocrates ni entre les partisans d’un monde rationaliste et les partisans d’un monde fanatique. Le slogan de la révolution tunisienne est : « Le peuple veut la chute du régime ». Ce leitmotiv relayé un peu partout aujourd’hui, démontre que la ligne de fracture en Tunisie se situe plutôt entre le peuple qui s’est soulevé et les élites économiques, intellectuelles et politiques tunisiennes qui s’accrochent à leurs privilèges soutenus comme toujours par une partie de l’élite française.

Troisièmement, enfin, la Tunisie n’a jamais été laïque, au sens de la loi française de 1905, quoique le concept de laïcité ait été largement dévoyé en France pour justifier des politiques de discriminations et d’exclusion des musulmans et en particulier des femmes (voilées). En effet, l’article 1er de la constitution bourguibienne de 1959 proclame que la Tunisie est une République, sa langue est l’arabe et sa religion est l’islam. Il suffit de lire les discours de Bourguiba à l’occasion de la promulgation du code du statut personnel en 1956 abrogeant la polygamie et la répudiation, et instaurant le divorce judiciaire et la limite de l’âge au mariage, pour constater qu’il n’a pas fondé ses réformes sur une prétendue application du principe de la laïcité mais sur l’islam à travers la notion d’ijtihad (effort de raisonnement) en faisant valoir une dynamique propre de réforme législative dans un contexte religieux et culturel spécifique. Mais cette complexité et cette subtilité ne s’accommodent certes pas de visions binaires caricaturales.

Enfin, nous sommes des Tunisiens d’ici et de là-bas et nos préoccupations, portent aussi sur la situation politique en France, qui manifestement n’attire pas toutes les attentions, lorsqu’il s’agit de dénoncer une politique de l’immigration de plus en plus xénophobe, où l’objectif principal du ministère de l’Intérieur est de dépasser ses quotas d’expulsions, ce qui a pour conséquence de faire subir des traitements indignes aux immigrés. Il faut se rappeler l’épisode des Tunisiens arrivés dès le mois de février 2011 de la petite île de Lampedusa qui n’ont reçu qu’un accueil glacial et dont certains parmi eux sont morts dans l’incendie d’un squatt à Pantin au mois de septembre 2011. Il y a également la circulaire du 31 mai 2011, ou circulaire de la honte, posant des obstacles colossaux aux étudiants qui souhaiteraient demeurer en France pour travailler. La liste est encore longue… C. Fourest a l’indécence de vouloir donner des leçons de démocratie et de respect des libertés au peuple tunisien, alors même qu’en France l’on compte de nombreuses atteintes aux droits fondamentaux sans que cela ne heurte autant sa sensibilité.

Hèla Yousfi et Nawel Gafsia

Slate-afrique



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Réactions

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mardi 31 janvier 2012 à 21h35, par  Fatma

Mais je n’ai aucune haine ! Tu es ridicule zwawi !
Le monde avance peut-être vers sa fin et vous les ntounoumistes (c’est du kabyle ça ?) du MAK, vous êtes prêts à vendre votre pays au plus offrant. On a vu le résultat en Libye.
N’oubliez pas que Boutef a ouvert les portes aux USA et ils ne vous calculent pas.
La Kabylie est une partie de l’Algérie, vous créez de toutes pièces cette différence parce qu’on vous a fait croire que vous étiez supérieurs aux arabes (d’autres berbères arabohones). Les colonisateurs du millénaire dernier vous ont classés en groupes, ils ont établi leur nomenclature comme ils feraient des animaux d’un zoo. Ils ont même établi des caractéristiques psychologiques. A ta place, j’aurai honte de parler de différences.
J’aime l’Algérie dans toute sa légère diversité, si c’est cela le nationalisme alors tant pis. Les femmes et les hommes morts pour cette Algérie libre, ne l’ont pas été en vain. Mes ennemis sont ceux qui gouvernent l"Algérie et qui ont versé le sang des algériens. Les islamistes ne sont qu’une fabrication de ce système.

Culpabilité d’être kabyle ? Je ne suis pas kabyle ! Mes racines amazigh ne sont pas pures et l’aryanisme a fait son temps.

Ta comparaison avec l’état palestinien est ridicule. Pourquoi,tu ne cherches pas une alliance avec les arméniens ou les kurdes ? Ils sont bien vus, esssaie Sarozy des fois qu’il souhaite s’apprprier les voix des kabyles de France.

Discussion close. Je n’aime pas brasser le vide. D’ailleurs, c’est un site jijli, tu devrai faire ta propagande sur zlabia.com ou kabyle.com ou encore sur radio courtoisie.

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mardi 31 janvier 2012 à 14h50, par  Azwaw

D’où vous vient cette haine irrationnelle contre les kabyles qui refusent la mort absurde de leur langue,de leur culture et de leur identité ? Il y a quelques années,Youba Si Micli, indépendantiste kabyle écrivait :
"Nous sommes environ dix millions et nous n’avons jamais songé à fonder un Etat, alors que nous trouvons légitime la création d’un Eta palestinien avec trois millions d’habitants ou encore l’Etat du Polisario fort de quelque 75.000 âmes.
La Kabylie est différente de l’Algérie.Tout le monde le reconnait et le dit, excepté certains intellectuels kabyles….
Non, la vérité est que nos ancêtres se sont trompés d’ennemis et de cause, que l’Algérie nous a fait plus de mal que la France coloniale, sinon comment expliquer cet exode "massif" vers la France ?…
Débarrassons-nous du nationalisme algérien menaçant et dangereux pour notre civilisation,voire notre existence même.Libérons-nous de la culpabilité d’être kabyles…L’on finira enfin avec le monde des ténèbres arabo-islamiques, la ligue arabe qui protège les criminels de guerre, la conférence islamique qui empêche tout progrès scientifique, le passeport vert islamico-terroriste qui nous ferme toutes les frontières…

lundi 30 janvier 2012 à 23h18

Tu te trompes encore. Je ne me méprise pas mon patois, j’aime beaucoup parler en jijli, même si l’algérois est ma langue habituelle. Je ne méprise pas l’arabe dialectal ni le berbère (qui n’est pas la propriété de la Kabylie). Je ne me sers pas de l’arabe classique malheureusement. En ce moment, c’est le français qui nous permet l’échange mais cela ne te gène pas.
Votre obsession de l’arabo-musulman vous rapproche des racistes outre-méditerranée. Le pouvoir algérien n’a rien d’arabo-musulman. C’est un ramassis de maffieux qui ne parle que la langue du profit.
Vous êtes pacifiques tant que vous n’avez pas réussi à trouver un interlocuteur comme celui qui a anéanti l’Irak. Votre autonomie sera alimentée, je suppose par le pétrole et le gaz algérien ? Quelle laïcité voulez-vous ? Celle de la France qui autorise toutes les religions sauf l’islam ? Quel modèle de laïcité voulez-vous ?
Si tu n’as pas lu Sansal, pourquoi viens-tu l’encenser sur ce site ? C’est un écrivain médiocre qui a longtemps bossé pour ceux-là même que tu dénonces et qui auraient spolié le "mythique peuple kabyle" qui n’est même plus amazigh ! Comme si les autres algériens n’ont pas été spoliés ! Tu n’as qu’à lire l’état dans lequel se trouve la ville de Jijel, un pur joyau.

Il n’y a pas des arabes et des kabyles en Algérie. Il y a des "berbères" ou "amazigh" pour les puristes arabisés. Et si on comparait les gènes des kabyles avec ceux des arabes que vous haïssez , vous serez bien emmerdés. Vous n’avez qu’à voir combien vous vous ressemblez phénotypiquement.

Aux dernières nouvelles, nous sommes tous des arabes. Votre lutte ethnocrate est ridicule et dépassée. Elle sert les intérêts de certains et ne fait que permettre aux barons de l’Algérie de vendre ce pays à bas prix aux maitres actuels de ce monde.

Site web : Fatma Nsumer
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lundi 30 janvier 2012 à 18h53, par  Azwaw

Ne vous emballez pas ! Mea-culpa pour mon erreur sur votre identité. Je n’ai aucune haine envers quiconque, mais personne fut-il prix Nobel de politique, ne peut me convaincre que la Kabylie a un avenir dans l’Etat-nation algérien actuel, pâle copie du jacobinisme français, la démocratie en moins. Il y a un gouffre entre les aspirations du peuple kabyle et celles de nos concitoyens arabes. C’est aux kabyles de décider quelle(s) langues ,ils doivent enseigner sur leur territoire, ce n’est pas au gouvernement arabo-intégriste d’Alger de décider à notre place.Je ne déteste aucune langue, mais je souhaite que la langue officielle dans ma patrie, soit la langue kabyle.C’est un droit inaliénable et non négociable.Je ne demande pas aux arabes kabylophobes d’apprendre ma langue maternelle, je ne souhaite pas reproduire l’injustice que je subi.Quand je parle d’aliénation, je vise votre langue maternelle, l’arabe parlé que vous semblez méprisez, préférant l’arabe artificiel qui n’est la langue maternelle d’aucun maghrébin.Toutes langues sont des créations humaines,aucune langue n’est tombée du ciel. Les livres de Sansal sont interdits en Algérie,parce qu’ils dérangent la mythologie en vigueur,le prêt à penser,le politiquement correct.Les autonomistes kabyles mènent un combat pacifique, ils n’ont égorgé personne,ils n’ont excommunié personne, ils sont pour une Kabylie laique et démocratique, pour l’égalité entre la femme et l’homme,le code de l’infamie arabo-islamique sera abolit.Libérer la Kabylie du joug arabo-islamique d’Alger est un premier pas vers la libération de l’Algérie et de l’Afrique du Nord de la mythologie arabo-islamique qui a enfanté le monstre intégriste."L’arabo-islamisme est le tombeau de la démocratie" cette phrase d’un homme politique kabyle écrite du temps du parti unique, résume bien la régression générale qui gangrène nos pays."Nekkes lmêhna turew-ed akniwen " LAM. Nous avons vaincu le colonialisme,il a enfanté des jumeaux (la peste et le choléra).

Logo de Fatma de Sumer
dimanche 29 janvier 2012 à 21h41, par  Fatma de Sumer

Tu te trompes Azwaw, je ne suis pas un "monsieur", je ne suis pas, non plus, une nationaliste de la 25e heure. Je n’ai pas connu cette guerre durant laquelle sont morts les vrais preux, pour qu’ils soient remplacés par les larbins tels que Ferhat Mhenni et son pendant Saidi., sans oublier la fine équipe des DAF.
Je l’ai pourtant en mémoire et je ne la marchanderai pas avec les larbins que tu défends.

Quand la dépersonnalisation se fait en faveur des langues européennes tel que le français, vous en êtes heureux quand elle se fait en faveur de l’arabe, vous tremblez de rage car vous en avez honte. Certes, la représentation de l’arabe est tellement médiocre sur les chaines télévisuelles ou dans les films américano-sionistes. Votre credo devrait être cachez cet arabe, ce musulman que je saurai voir ! La haine de l’arabe et maintenant du musulman a été bien implantée chez vous.

Aliénée ? Parce que je ne parle pas une langue inutilisable ? Que veux-tu que je fasse du kabyle dans ma vie pratique ? Je ne parle pas cette langue, je souhaitais l’apprendre pour écouter quelques chanteurs, elle ne me servira à rien de plus. Peut-être lire et comprendre Si Mohand U M’hand car j’aime les poètes comme je souhaite apprendre l’espagnol pour lire Neruda … Que veux-tu que je fasse de cette langue bloquée dans une zone montagneuse étriquée ? Envoyer un satellite ? Sauver la planète ? Aller sur Mars ?

Je n’aime pas les ethnocrates de ton espèce qui sur les sites et forums où faisandent les kabyles de France, insultent les algériens à longueur de posts. Ils ont leurs tribunes sur les radios des réactionnaires et des racistes vivant de la haine du musulman qu’ils appellent parfois mahométan, ils sont coincés à l’époque du Grand Turc. Vous êtes lamentables si vous croyez pouvoir faire de la Kabylie une nouvelle Sion. Votre modèle apartheid, colonisateur est en train de s’effondrer.
Votre beau modèle israélien qui fait honte à l’humanité n’est pas différent des terroristes cinglés qui servent les intérêts des ennemis des musulmans. Relis-toi, tu pleures sur cette centaine de kabyles, as-tu pleuré les milliers d’algériens morts par la faute de ce système auquel appartient ton bel auteur !? A mes yeux, les kabyles sont des algériens et il n’y pas de différence entre les morts. Je les pleure pareillement. Ces êtres humains, ce sont les miens quelle que soit la langue qu’ils parlent.

Le responsable du génocide identitaire est le colonisateur. L’autre responsable est le nouveau millénaire. La langue arabe a un véhicule que l’amazigh n’avait pas.

Au lieu de défendre ton Sansal, lis son livre "entertainment" ridicule. On croirait un nostalgique du pied-noir colon. Mais je suppose que tu n’as pas la capacité de lire entre les lignes et de deviner l’obsession de cet écrivain préfabriqué. Je n’insulte pas, je dénonce.

Quand tu auras lu le livre, on en reparlera. Quant au village de l’allemand, l"allégeance émouvante à Sion, je ne l’ai pas lu car je ne dépenserai pas un rond pour ce commis de l’état. Je préfère et de loin, Feraoun, Dib, Yacine et Mammeri, certes ce sont des Hommes d’une autre trempe pas des écrivains-dandies de circonstance.

Enfin, je suis une jijlia, je ne parle donc plus le kabyle mais mon patois, je sais mon histoire riche et mouvementée, elle n’est pas indépendante de l’islam. La promesse faite à dieu ne sera pas rompue quoi que vous maniganciez. Et Jijel ne fera pas partie de votre Sion.

Je mets les intégristes bornés, les fous de dieu dans le même panier que tes extrémistes kabyles autonomistes qui pour survivre devront vendre l’Algérie. J’espère que les algériens sauront ce que vous leur préparez une irakisation comme c’est le cas actuellement en Syrie et comme ce fut le cas pour la Libye.

J’écoute souvent une chanson de na Cherifa "Asalamou alikoum asselah tmurt" , tu vas me dire que ce n’est pas une musulmane ? Quelle est l’identité kabyle mon pauvre môssieur ? Vous n’êtes pas crédibles.

Je ne renie en rien mon identité amazigh, cette langue, je l’apprendrai en un rien de temps si je le voulais (une moitié des termes sont en arabe et en français), je dirai comme Cherifa (un prénom que vous allez abolir ?) "Asalamou alikoum a selah tmurt" et Tmurt c’est TOUTE l’ALGERIE pas ta seule kabylie !

Alors Paix aux gens de bien de mon pays l’Algérie.

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dimanche 29 janvier 2012 à 12h25, par  Azwaw

Les ennemis du peuple kabyle sont à court d’arguments, pour discréditer le projet autonomiste kabyle,seule alternative pour sauver la Kabylie de l’entreprise criminelle de dépersonnalisation des kabyles, par une arabisation forcée et une ré-islamisation rampante. A court d’arguments sérieux, nos preux nationalistes de la 25è heure, versent dans l’insulte, le mensonge et la diffamation des hommes libres, comme M.Boualem Sansal et Ferhat Mehenni. Les martyrs de la guerre d’indépendance, ne sont pas morts, pour remplacer le colonialisme français, par le colonialisme arabo-intégriste.Les kabyles libres (il y a encore des kabyles honteux de leur kabylité) ne renonceront jamais à vivre libres, avec leur langue, leur culture et leur identité, dans leur patrie, la Kabylie.Ceci est un droit légitime et inaliénable, car la cause kabyle est une cause juste, inattaquable sur le plan du droit international, n’en déplaise aux négationnistes et aux éradicateurs de touts bords.
Les sionistes, cher monsieur l’aliéné, ne sont pas responsables du génocide identitaire du peuple kabyle. Israël n’est pas responsable de l’assassinat de 126 kabyles en 2001 ! Personnellement, je n’attends rien de ceux qui ont renié et renoncé à leur langue maternelle au profit d’une langue artificielle, qui ont troqué une identité d’importation,de rechange ,au détriment leur identité originelle.
Celui qui ne sait pas d’où il vient, ne peut savoir où il va !

dimanche 29 janvier 2012 à 02h34

Fourest a une gueule fielleuse, elle souffre d’islamite chronique, une névrose qui frappe nos kabyles de France et les écrivains anciens fonctionnaires de l’état…

Cet écrivain "Boualam Sansal" est un commis de l’état ! C’est un individu qui ne pense pas à l’Algérie mais à son misérable ego. Lisez son premier roman préfabriqué et tous les autres qui plaisent tant à l’autre rive de la Méditerranée, il nous insulte, nous algériens ! Il se positionne en "pied-noir" pour nous décrire et nous réduire ! C’est minable, je n’ai plus rien lu depuis son hypocrite "dis moi le paradis". Il y insulte sournoisement le prophète et fait une totale allégeance au judaïsme occultant le reste de notre Histoire.

Mais je crains que vous ne puissiez lire entre les lignes !

Je ne me revendique pas de cette Algérie des traitres, je me revendique de l’Algérie de Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Mohamed Dib et Kateb Yacine. De vrais hommes, de vrais voyants et de vrais héros ! Intègres, algériens à part entière,qui n’ont jamais fait de concession à la pensée dominante. Ce dandy de l’écriture pied-noire n’a aucune estime pour l’Algérie. C’est le revers de la médaille de Yasmina Khadra (plus honnête) et tous les deux sont des commis de l’état qui regardent leur peuple avec les yeux de leur ancien maître.

Au nom de nos véritables auteurs, richesse infinie de notre patrimoine, au nom des héros de la liberté dont l’inoubliable Fatma Nsumer, je déclare cet écrivain non-algérien,c’est un larbin du système pied-noir qui gouverne toujours l’Algérie.

Le serviteur des déserteurs de l’armée française ! Ces vrais harkis qui ont ruiné l’Algérie.

Quant aux kabyles de Mhenni et autres sionistes déclarés, la Kabylie n’a que faire des traitres. La Kabylie a engendré de grands Hommes, ne la souillez pas avec votre lutte de larbins. Nous voyons ce que les commanditaires de ces penseurs préfabriqués ont fait de l’Irak.

Fougueux Kateb Yacine, guerrier sans concession, aimant l’Algérie dans toute sa douleur et sa folie, tu nous manques. Mouloud Feraoun, homme de paix et de raison, visionnaire qui ne cache pas la vérité, tu as doucement dévoilé la douleur des petits, des oubliés, de ceux qui font honte aux Sansal qui s’en moquent, ta parole assurée nous manque. Mouloud Mammeri, mémoire de Jugurtha, fils de l’éternelle rebelle Algérie, ta force tranquille nous fait défaut. Mohamed Dib, doux voyant qui rêva l’Algérie en Phénix ne craignant pas les incendies, ta parole apaisante nous manque… Nous sommes vos tristes orphelins

Site web : fatma nsumer
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samedi 28 janvier 2012 à 13h02, par  Azwaw

A mes compatriotes arabes et kabyles, hostiles aux droits du peuple kabyle à vivre libre, au nom du diktat de l’Algérie "une et indivisible", allez sur le site, tamurt.info, découvrir le langage de la vérité du grand écrivain arabophone, Boualam Sansal. Les politiciens kabyles honteux de leur kabylité et enchaînés à l’algérianisme virtuel, vont avoir honte et se sentiront touts petits devant le courage et la lucidité de cet écrivain.

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